Clown World (11) – Anarcho-tyrannie ! 

Attention ! Cet article fait partie du projet « Clown World ». Vous consultez la section 1.1.10.

Notre monde de Clowns est paradoxal à bien des égards. D’un côté, nous ne pouvons que constater et décrire la désintégration de notre civilisation dans le chaos total, mais de l’autre, il convient aussi de décrire l’ordre étouffant dans lequel nous vivons. Nous n’avons jamais été aussi proche du chaos sociétal et de l’effondrement civilisationnel complet, et donc, nous devrions nous sentir extrêmement libre, puisque plus personne ne contrôle plus rien, et que tout est possible, mais en même temps, nous n’avons jamais été autant contrôlés, mesurés, restreints, taxés, étouffés… Comment cela est-il possible ? 

Ce paradoxe peut être résolu une fois que nous analysons les choses à l’aide du concept d’anarcho-tyrannie.

Il existe de nombreux types d’anarchisme différents. Comme le savent tous ceux qui ont passé un peu de temps avec des anarchistes, aucun n’est d’accord sur quoi que ce soit avec les autres. Cela a conduit les anarchistes à se diviser en un kaléidoscope de sous-groupes différents : anarcho-communistes, anarcho-capitalistes, anarcho-syndicalistes, anarcho-nihilistes, etc…

Les anarchistes ne s’identifient généralement pas au terme « d’anarcho-tyrannie ». L’anarcho-tyrannie a été abordée pour la première fois par le philosophe Sam Francis, qui attribuait le déclin apparent de la société à l’immigration de masse.

La logique de Sam Francis était que le multiculturalisme conduit inévitablement à des conflits sur les valeurs morales, et la discorde qui s’ensuit est exploitée par les tyrans. La liberté politique dépend du fait que les gens ont suffisamment de points communs pour s’entendre sur ce que signifie la « liberté ». En l’absence de ces points communs, la loi et l’ordre ne peuvent être maintenus que par la force. Cela fait écho aux propos d’Aristote, lorsqu’il notait que les sociétés multiculturelles finissaient généralement en tyrannie.

L’immigration de masse est l’une des principales causes de la transformation du monde réel en monde clownesque, car elle a conduit directement à une diminution du lien de parenté entre les citoyens, et donc à une diminution majeure de la solidarité entre deux personnes choisies au hasard. Cette diminution de la solidarité a conduit à une augmentation des comportements égoïstes. Cet égoïsme a été exploité pour obtenir des votes par une classe dirigeante vénale, et cette classe dirigeante a utilisé le pouvoir qui en résulte pour imposer l’anarcho-tyrannie.

Quelles que soient ses causes profondes, l’anarcho-tyrannie peut être définie comme un système politique et judiciaire dans lequel tout est illégal, mais la classe dirigeante n’applique la loi que si elle veut envoyer un message à quelqu’un qu’elle n’aime pas.

Le terme « anarcho » vient du fait qu’il n’y a pas d’application correcte de la loi. Pratiquement toutes les lois peuvent être ignorées tant que vous êtes dans « la bonne équipe ». La « tyrannie » vient du fait que l’application de la loi se fait de manière arbitraire et partiale, et généralement pour détruire les ennemis des tyrans.

La caractéristique de l’anarcho-tyrannie est que les véritables criminels ne sont pas punis proportionnellement à la souffrance qu’ils ont causée, mais que les ennemis politiques sont punis de manière extravagante pour le moindre faux pas.

Le meilleur exemple vient de Nouvelle-Zélande.

Un homme nommé Philip Arps a été condamné à 21 mois de prison en 2019 pour avoir partagé une vidéo de la fusillade de la mosquée de Christchurch. Même si l’acte de partager la vidéo n’a fait de mal à personne, Philip Arps est un nationaliste blanc et figure donc sur la liste des « mauvais penseurs ». À ce titre, il a été condamné à une peine extrêmement lourde.

En septembre 2020, en revanche, un homme nommé Marcus Barker a été condamné à la détention à domicile pour le crime de trafic sexuel d’un enfant. Le trafic sexuel d’enfants est un acte qui cause une souffrance absolument extrême et abominable ; et tout le monde est d’accord pour dire que le trafic sexuel d’enfants est un crime pire que le partage d’une vidéo sur le net.

En vertu de l’anarcho-tyrannie, cependant, la gravité d’un crime ne dépend pas du degré de souffrance causé, mais du fait que le crime ait servi les intérêts de la classe dirigeante. Les élites ne partagent pas les vidéos de tirs dans les mosquées, mais elles aiment violer les enfants.

Près de la Nouvelle-Zélande se trouve l’État de Victoria, qui offre également un bon exemple d’anarcho-tyrannie.

La police de Victoria a arrêté et menotté une femme enceinte devant ses propres enfants pour avoir fait la promotion d’une manifestation contre le lockdown de Melbourne, à l’époque de la « crise » (LOL) du COVID. Cela faisait partie d’une série d’arrestations préventives d’organisateurs de manifestations. La police a juré de mettre fin à toute manifestation contre les confinements.

Mais Black Lives Matter a organisé une manifestation massive à Melbourne à peu près à la même époque, et la police de Victoria n’a pas levé le petit doigt. En fait, elle s’est agenouillée devant les manifestants. Et ce, malgré le fait que la « pandémie » de coronavirus battait déjà son plein et que, par conséquent, les manifestations de BLM n’étaient pas moins dangereuses que les manifestations anti-confinement.

Des situations similaires prévalent en Grande-Bretagne et en Amérique. En Grande-Bretagne, des personnes sont arrêtées pour des publications dites « offensantes » sur FaceBook tandis que les gangs de pédophiles échappent à la Justice, et aux USA, les foules « BLM » se déchaînent dans des zones que les forces de l’ordre locales ont littéralement abandonnées.

C’est l’anarcho-tyrannie en pratique : toute personne « pro-système » est autorisée à se rassembler et à enfreindre la loi sans sanction, mais toute personne « anti-système » ne bénéficie même pas des droits qui sont censés être « garantis » par la législation sur les droits de l’homme.

Au fur et à mesure que la clownerie globale s’intensifie, l’anarcho-tyrannie atteindra le point où les foules se déchaîneront dans les grandes villes occidentales sans aucune opposition des forces de l’ordre. Dans le même temps, les gens commenceront à être emprisonnés pour avoir critiqué leur gouvernement. Il existe un « bon chaos » et un « mauvais chaos », de même qu’il existe un « bon ordre » et un « ordre mauvais ». Le mauvais chaos et le mauvais ordre régneront sur leurs opposés positifs. On pourrait dire que c’est le summum du Monde des Clowns : le pire du chaos et le pire du contrôle, et la liberté n’existera plus…