Il cavaliere è morto ! Avec la disparition de Silvio Berlusconi, c’est l’ensemble des hommes qui sont en deuil, et la masculinité elle-même qui perd l’un de ses meilleurs représentants. Il est inutile ici d’écrire une synthèse de la vie et de l’œuvre de cet homme d’État Italien à la longévité politique exceptionnelle (considérant l’instabilité consubstantielle à la vie politique italienne…).
Silvio, c’était un des derniers vrais hommes. Un homme comme on en fait plus. Un charmeur, un dragueur, un séducteur. Il était à la fois un homme d’affaires et un homme politique, ce qui, en Italie, est la même chose.
Silvio était un homme qui avait tout compris. Il avait compris que la politique et le spectacle ne faisaient qu’un. C’est pourquoi il était à la fois un homme d’État et un propriétaire de grands médias. Il avait compris la nature chaotique et conflictuelle de la nature masculine. C’est pourquoi il a eu des épouses ET des maîtresses.
Avec sa mort, de nombreux articles seront écrits : rétrospectives, biographies, critiques, retour sur certaines périodes. L’objet de cet article n’est pas de dresser un bilan de son « œuvre », de ce qu’il aura laissé derrière lui en tant qu’homme politique et personnalité publique de l’Italie post-45. Je me contenterais donc de faire quelques observations à propos de l’image que l’on se faisait du cavaliere :
Imaginez. Imaginez un homme politique ouvertement macho. Un homme politique qui aime les femmes et qui ne s’en cache pas. Un homme connu pour sa tendance à courir les jeunes femmes. Un homme qui serait également anti-homosexuel. Voilà. Et maintenant, pensez à Emmanuel Macron. Vous savez où je veux en venir.
L’héritage de Silvio Berlusconi, c’est de nous avoir montré qu’un homme politique peut encore être un homme avec tous les défauts et les qualités des hommes : sensuel, passionné, ambitieux, agressif. A l’inverse, à quoi ressemblent nos chefs d’État actuels ? En Italie, une femme décevante. En Allemagne, un mou. En Ukraine, un Escroc. Seule la Russie fait figure d’exception, car elle dispose d’un Homme à sa tête. Idem en Chine. Mais en France, il y a Macron. Franchement, peut-on encore dire que macron est un « homme » au sens strict du terme ? Il n’aime pas les jeunes femmes (d’ailleurs, aime-t-il les femmes ? …). Au moins, avec Silvio, nous avions un homme en qui tous les hommes pouvaient se reconnaitre : prêt à se concentrer sur une tache d’intérêt général… et en même temps… prêt à se laisser séduire par une paire de jolies fesses…
Quoi qu’il arrive et quel que soit le discours, je n’ai pas confiance dans les hommes politiques. Mais si j’étais obligé de choisir un homme politique, je préférai un homme passionné par les femmes plutôt qu’un homme comme Macron.

Arrivederci Silvio !