Mon précédent article (les évolutions récentes du marché sexuel doivent-elles conduire à une refondation complète de la Pilule Rouge et du Masculinisme ?) a engendré quelques réactions et critiques intéressantes, sur lesquelles il est bon de revenir pour poursuivre ma réflexion.
Sur Twitter, j’ai vu passer quelques réactions négatives et axées autour d’une critique personnelle : selon certains, il n’y aurait pas « d’évolutions récentes » dans le marché sexuel. Le marché sexuel est toujours tel qu’il a été, sans changement d’aucune sorte. Et ce serait simplement moi qui aurais « vieilli » et changé. En synthèse, j’ai lu que j’étais devenu désormais un type dépassé qui n’a pas su se marier dans sa jeunesse (vingtaine) et qui commence à le regretter à la trentaine. (Sachez que je traduis ici les arguments, car cela a été écrit de manière bien plus agressive et insultante, mais c’est l’argument qui compte, et je l’accepte volontiers comme une critique valide).
Alors, est-ce que je ressens le besoin de « refonder » le masculinisme simplement parce que je ne me suis pas marié entre 20 et 30 ans ? Figurez-vous que je me suis posé cette question, car c’est effectivement une excellente réflexion. Quand on est un homme qui dépasse les 30 ans sans être marié, il est très facile de se découvrir soudainement une vocation « traditionnaliste » en se disant que maintenant qu’on s’est bien amusé, il est temps de se trouver quelqu’un et de « se poser » sérieusement. A cela, il faut répondre plusieurs choses. La première, c’est que je considère que l’expression « se poser » est absolument immonde et indigne d’un homme de goût. Un homme est seul, ou bien il aime réellement et authentiquement une femme, mais en aucun cas, un homme ne « se pose ». Un homme n’est pas un verre que l’on « pose » dans une cuisine, ou un livre que l’on « pose » dans une bibliothèque, ou un quelconque objet que l’on « pose » à un endroit approprié. Un homme, ça ne se « pose » pas. Un homme séduit, un homme conquiert, ou un homme pourvoit, mais un homme ne se pose pas. La seconde, c’est que non, en toute honnêteté, je ne regrette pas de ne pas être marié (c’est même plutôt l’inverse). Quand j’avais 21 ans, j’ai très sérieusement pensé à me marier avec la fille avec qui j’étais en couple à l’époque. Mais les circonstances en ont décidé autrement : après une rupture particulièrement sale (et j’insiste sur le « particulièrement », car il y a tout un « lore » derrière cette rupture-là, que je vous raconterai peut-être un jour), je me suis retrouvé dans une période très étrange, intense et malheureuse de ma vie, pendant laquelle j’ai notamment découvert la Pilule Rouge. Avec le recul, j’ai réalisé énormément de choses pendant. Ces années-là, et notamment le fait que le mariage n’était pas du tout pour moi. J’avais une vision extrêmement « Blue Pill » du mariage, et la Red Pill m’a ouvert les yeux sur ce que je croyais vouloir. En définitive, je ne pense pas que le mariage, en tant qu’il est construit juridiquement, économiquement et politiquement de nos jours, est une bonne chose. A tout prendre, je pense qu’un homme est plus heureux dans le monde actuel s’il n’est pas marié, plutôt que s’il l’est. Enfin, en troisième lieu, mes réflexions sur le marché sexuel en général sont « macro-économiques ». Je m’intéresse aux tendances générales qui peuvent impacter tous les hommes. En réalité, peu importe ma situation et mes conditions de vie personnelles : si vous lisez mes articles, vous vous intéresser à ce qui peut être utile pour vous, et non à lire un blog personnel (au sens d’un blog dans lequel une personne raconte sa vie). Peu importe, donc, que je regrette telle chose ou que je me réjouisse d’une autre. Nous ne sommes pas ici pour commenter ma vie personnelle, mais pour explorer la condition masculine et le marché sexuel en général.
J’en viens maintenant à un autre commentaire que j’ai reçu, qui est en quelque sorte l’inverse du premier : là où certains critiques estiment qu’il n’y aurait pas « d’évolutions récentes » dans le marché sexuel, d’autres encore estiment qu’au contraire il y a eu de très nombreuses évolutions (plus ou moins) récentes du marché sexuel… et que je ne n’étais pas remonté assez loin dans le temps pour identifier les déséquilibres du marché !
A ce titre, on m’a fait valoir (le critique se reconnaitra) qu’on pouvait identifier l’abandon de la religion (notamment protestante et chrétienne en Europe) comme la cause première de la crise actuelle du marché sexuel. En renonçant à toute transcendance, l’Occident se serait retrouvé sans cadre moral commun, ce qui a engendré individualisme, hédonisme, consumérisme, et finalement un nihilisme incompatible avec le désir d’enfants et de transmission chez les jeunes femmes. Le critique a pu ainsi choisir 1914 comme année de basculement, année pendant laquelle la grande guerre (et le fait que les femmes ont commencé à remplacer les hommes au travail) a signé la chute irrémédiable de l’Occident. Dans les temps qui suivirent, avec la montée du féminisme et du socialisme, c’est l’Etat qui s’est substitué au Père (ou au Mari). L’Etat a remplacé l’homme, et donc a supprimé la nécessité pour les femmes de faire des efforts pour les hommes. De là viendrait les déséquilibres du marché sexuel dont on constate l’ampleur chaque jour.
Je considère cette critique comme justifiée, mais dont les explications sont trop lointaines et nous poussent toujours à chercher toujours plus loin dans le passé la Cause Ultime. Ce que je veux dire, c’est que cette critique est justifiée dans le sens où effectivement, les relations hommes/femmes ont commencé à être modifiés en profondeur au siècle dernier, par rapport aux temps précédents. Mais le problème que je vois dans ce type de « raisonnement historique », c’est que cela consiste à chercher indéfiniment la cause, le « moment » à partir duquel on pourrait identifier précisément une dégradation des conditions du marché sexuel. Or, on peut toujours remonter le temps pour trouver une origine à nos déboires actuels : untel estimera que tout a commencé lors de la naissance du féminisme, untel estimera que tout est lié à la Révolution Française, etc… Ce sont des remarques historiques intéressantes, mais pour mieux circonscrire le sujet, je pense qu’il est préférable de s’en tenir aux évolutions « récentes » du marché sexuel. Et par « récente », je pense vraiment aux quelques dernières années. J’estime, au pire, qu’on ne devrait pas remonter plus loin qu’en 2007 (année de la sortie du premier Iphone) pour réfléchir au marché sexuel moderne, car il y a eu un « avant » et un « après », tant les smartphones ont modifié la façon dont les hommes et les femmes interagissent entre eux. Qu’on se comprenne bien : « l’histoire du marché sexuel » est un domaine qui est très intéressant et sur lequel on pourra toujours faire de nouvelles découvertes, tant les causes du malheur moderne peuvent trouver des origines lointaines. Mais dans l’immédiat, je préfère me concentrer sur ce que vivent les hommes en ce moment même, car c’est ici et maintenant que nous devons faire des choix de vie qui détermineront notre avenir : choisir une bonne partenaire.
Venons-en maintenant au cœur de mon précédent article, et à ma réflexion selon laquelle les conseils issus de la Red Pill, qui consistent à multiplier les conquêtes sans s’engager, contribuent à échelle globale à la destruction de la natalité et à la dégradation des relations moderne, et qu’il faut en conséquence s’interroger sur la pertinence du Masculinisme tel qu’il est aujourd’hui.
A cela, j’ai également reçu d’excellentes critiques selon lesquelles conseiller aux hommes de multiplier les relations sans engagement n’aggrave pas le problème, mais en est la conséquence du comportement des femmes elles-mêmes. Face à des femmes qui auraient abandonné leurs rôles traditionnels, face à un système juridique perçu comme défavorable aux hommes, et face à l’absence de sens de l’engagement, ce comportement serait le choix le plus rationnel à l’échelle individuelle. Ainsi, la Red Pill ne serait qu’une réaction au comportements féminins : les hommes devraient s’amuser sans s’engager dans la mesure où c’est tout ce que les hommes peuvent faire, étant donné les conditions relationnelles actuelles. Ce sont les femmes qui détruisent la natalité et les relations, et les hommes ne font que s’adapter.
Cette analyse est très juste, mais je considère quand même que c’est une explication insuffisante. En effet, le fait de se demander si le comportement masculin doit s’adapter au comportement féminin moderne revient à se demander « qui a commencé la guerre des sexes en premier ? ». Il faut dépasser cela et ignorer (temporairement) les responsabilités des uns et des autres pour se concentrer sur ce qu’on peut concrètement proposer aux hommes comme solutions.
Passons maintenant à la meilleure critique que j’ai reçu, (toujours de la même personne), qui peut servir à clarifier certaines conceptions de la Red Pill. On m’a fait le reproche (parfaitement justifié) de tomber dans une certaine confusion entre différentes échelles d’analyse. J’ai oublié un aspect important de la Red Pill : il s’agit d’une praxéologie axée sur la compréhension des relations H/F, qui sert à l’individu pour naviguer dans le marché des relations moderne, et non pas d’un « projet de société » visant à sauver l’ensemble des hommes et des femmes (ce qui n’est pas possible de toute façon). Ceci, mes chers amis, est une excellente critique qui mérite qu’on s’y arrête sérieusement.
Le Masculinisme / La Pilule Rouge est effectivement une praxéologie qui se donne pour but d’aider l’homme à mieux comprendre les femmes, la nature humaine, et la société dans laquelle il existe. Je crois effectivement que j’ai dû me perdre en chemin, en cherchant à élargir la Red Pill à l’entièreté de la sphère sociale et en cherchant à trouver une solution applicable à tous les hommes.
Afin de ne plus tomber dans cette confusion, et pour refonder le masculinisme sur une dichotomie plus solide conceptuellement, il me faudrait donc distinguer :
- Un masculinisme porté sur la micro-analyse, c’est-à-dire une Red Pill centrée sur le comportement individuel (avec une utilisation renforcée de psychologie et de « microécononomie » du marché sexuel) qui prend pour point de départ l’homme, ses motivations, ses décisions, ses besoins, ses interactions, etc…
- Un masculinisme porté sur la macroanalyse, c’est-à-dire une Red Pill centrée sur la société comprise dans sa globalité (avec une utilisation renforcée de sociologie et « macroéconomie » du marché sexuel), qui prend pour base les structures, les institutions, les dynamiques collectives qui dépassent, conditionnent et englobent l’individu.
Une telle distinction (que je trouve pertinente) nous obligerait ainsi, dans l’androsphère, à utiliser des outils conceptuels très différents. Le « masculinisme individuel » se focaliserai ainsi sur les techniques d’amélioration de soi, les techniques de séductions, et tous les outils qui permettent à l’homme considéré en tant qu’individu de tirer un maximum de profit des femmes (sexuellement, émotionnellement) tout en minimisant son exposition aux risques (ruptures, divorces, conflits, etc…). Le « masculinisme global » mobiliserai des concepts plus globaux, relatifs à la structure sociale, à l’économie, à la politique, aux réseaux sociaux, et à tous les aspects de l’existence qui n’ont pas d’équivalent au niveau individuel, afin d’étudier les relations H/F d’un point de vue global. En procédant ainsi, j’éviterai de me poser des questions insolubles, comme celles que je me suis posé dans mon précédent article.
Attention toutefois : la distinction d’objet et de méthode que je viens de décrire ici est purement intellectuelle, et il n’en demeure pas moins qu’il existe un lien entre les niveaux « micro » et « macro » du marché sexuel. Il serait très réducteur de traiter ces deux orientations de la Red Pill comme radicalement étanche. Chaque homme est parfaitement libre de faire les choix qui lui paraissent les plus appropriés en ce qui concerne les femmes : demeurer MGTOW par préservation, sombrer dans la Black Pill par dépit, perfectionner sa pratique de la Red Pill afin de coucher avec un grand nombre de femmes, ou afin d’obtenir des relations de longue durée, ou même un mariage (pour ceux qui le souhaitent), et des enfants (pour ceux d’entre vous qui veulent fonder une famille). A chacun ses besoins, ses envies, ses objectifs. Mais, d’un autre côté, aucun homme ne vit isolé du reste du monde. Nous devons chacun évoluer dans une société donnée, à un instant donné, naviguant dans un marché sexuel qui s’impose à nous. Nous devons tenir compte du monde qui nous entoure et comprendre que nous devons mener notre vie en prenant en considération le pays, l’économie, la société et la civilisation dans laquelle nous nous trouvons.
Une bonne refondation du masculinisme serait donc celle dans laquelle il faut proposer des solutions à l’homme-individu (la Red Pill), tout en prenant en considération le système dans lequel cet individu se trouve (la Matrice). L’homme n’est pas un individu radicalement seul et isolé face à un marché sexuel qui ne serait qu’un agrégat de femmes, mais l’homme n’est pas non plus le simple acteur passif et prédéterminé de forces du marché sexuel qui le dépasseraient totalement.
Un homme n’existe jamais dans un « vide » socio-sexuel. Ses préférences, ses goûts, ses comportements, ses représentations, ses pulsions, ses façons d’agir sont façonnées par des structures qui le précèdent : la race, la famille, et la classe sociale dans laquelle il est né ; la langue qu’il parle et les connaissances/compétences qu’il a acquise ; les institutions politiques et juridique qui encadrent sa vie ; l’économie dans laquelle il doit consommer/épargner/investir. Mais inversement, la structure sociale et le marché sexuel n’existe pas non plus sans hommes et femmes pour se rencontrer, baiser, fonder des familles. Pour le dire autrement, d’un point de vue masculiniste, les hommes doivent choisir les femmes avec qui ils ont envie d’être, mais pas dans les conditions de leurs choix. Vous pouvez sélectionnez vos partenaires sexuels, mais pas les conditions dans lesquelles la rencontre s’effectuera. Voilà, finalement, le problème que je n’arrivai pas à formuler dans mon article initial : les hommes ont à la fois une agentivité individuelle sexuelle et une contrainte structurelle et sociétale, et ni l’une ni l’autre ne peuvent se réduire à l’autre.
Maintenant que le cadre de cette refondation est posée, et que nous avons conclu que la condition masculine est à la fois une agentivité personnelle (capacité d’un homme à agir de manière intentionnelle, à faire des choix et à exercer une influence sur son environnement et sur sa propre vie) et une contrainte structurelle (entendus comme les obligations/interdictions qu’imposent la société, le marché sexuel, le pays, la civilisation, et la culture), nous pouvons tenter de revenir aux sources de la Red Pill tout en l’actualisant pour les années à venir.
Dans tous les cas, le terme de « Red Pill » (Pilule Rouge) pour désigner le Masculinisme est à conserver, car il définit et désigne le rejet et l’opposition à la « Blue Pill », dans le sens où cela signifie « accepter une dure réalité ». Le Masculinisme reste et demeure fondamentalement une « praxéologie », ou une « théorie globale du comportement humain » si l’on préfère. Toujours dans la métaphore tirée du film Matrix, le Masculinisme est avant tout un rejet des illusions et une volonté de vivre dans le monde réel (et il y a évidemment plusieurs niveaux de lecture à cette dichotomie entre « illusions » et « monde réel » : en économie, en politique, en relation H/F, en spiritualité, etc…).
En ce qui concerne spécifiquement les relations H/F (qui est quand même le cœur de ce site), être masculiniste, c’est reconnaître que dans la société moderne, les hommes sont des « êtres jetables », que la société moderne est intrinsèquement gynocentrique, que les femmes sont hypergames, qu’elles sont une stratégie sexuelle opposée à celle des hommes. En conséquence, la Pilule Rouge porte notamment sur l’amélioration personnelle à tous les niveaux pour trouver une partenaire sexuelle ; et admet que le marché sexuel moderne est un « jeu à somme nulle » pour les hommes, lesquels doivent donc adopter des comportements hautement égoïstes (voir psychopathiques, narcissiques et machiavéliens) afin de satisfaire leur vie amoureuse, sentimentale, émotionnelle et sexuelle (et « réussir dans la vie » en général).
En termes d’analyse « macro », il faut admettre (que cela plaise ou non) que les opinions masculinistes ou Red Pill recoupent dans une très large mesure des opinions politiques de droite (à tel point même que de nombreuses sphères de droite emploient l’expression « Red Pill », souvent à tort d’ailleurs). Bien qu’il soit difficile d’en définir les contours avec précision, il existe un chevauchement entre l’androsphère et la « droitosphère ». L’androsphère est en effet plus naturellement compatible avec la droite qu’avec la gauche, en ce que cette dernière, dans ses délires « wokes », « LGBT » et « Trans », a totalement perdu pied avec la réalité en ce qui concerne les éléments les plus basiques de la biologie humaine et des différences hommes/femmes. Par ailleurs, en raison de la tendance générale des médias mainstream et des normies à qualifier toute personne qui ne se conforme pas immédiatement à la pensée féministe comme un « masculiniste », ce qui est loin d’être vrai, puisque toute personne n’adhérant pas à toutes les idées féministes n’en est pas pour autant quelqu’un qui a pris la Pilule Rouge, mais nous ne sommes pas toujours ceux qui décidons de la façon dont nous sommes perçus.
La Red Pill ne sera jamais une idéologie, mais restera toujours une praxéologie (du grec « praxis » (action) et « logos » (discours, étude)), c’est-à-dire une science ou une étude de l’action humaine. Le masculinisme, c’est un « discours sur l’action des hommes », comme j’aime bien le dire parfois. Ce discours peut se développer à partir des idées suivantes :
1 – Le succès d’un homme en matière de rencontres dépend en grande partie de sa capacité personnelle à changer de manière significative. Certains affirment que le « jeu de séduction » et l’amélioration personnelle ne fonctionnent que pour les hommes qui ont déjà un certain degré de succès sexuel, mais je pense que tout homme peut atteindre le succès sexuel s’il modifie son comportement suffisamment bien, quel que soit son « niveau » de départ.
2 – La société considère la majorité des hommes comme « jetables », souvent pour des raisons évolutives, car la reproduction des femmes est limitée et est donc davantage valorisée que celle des hommes.
3 – Les hommes s’organisent généralement en hiérarchies dominantes strictes, où certains hommes sont « Alpha » et d’autres « Beta ». Certains ont approfondi ce concept, mais l’idée générale est que les hommes au sommet de la hiérarchie obtiennent la plupart des avantages sexuels.
4 – Les femmes sont hypergames, c’est-à-dire qu’elles souhaitent toujours « sortir avec quelqu’un de mieux ».
5 – La règle des 80/20 : le succès sexuel des hommes suit une distribution de Pareto approximative, selon laquelle un petit nombre d’hommes obtiennent une quantité disproportionnée de relations sexuelles avec les femmes. Cette répartition inégale du succès sexuel entre les hommes est directement liée à l’hypergamie féminine et en serait le résultat.
6 – Les femmes classent instinctivement les hommes en deux grandes catégories, les « alpha » (les hommes qui les attirent) et les « beta » (les hommes qu’elles considèrent uniquement comme des pourvoyeurs). L’un des objectifs déclarés de la pratique du « game » est de se comporter de manière à faire passer la perception que les femmes ont de vous de celle d’un pourvoyeur potentiel à celle d’une source de satisfaction sexuelle (si votre objectif principal est d’obtenir des relations sexuelles occasionnelles fréquentes). Ceci est souvent lié à l’idée largement discréditée de la « double stratégie sexuelle » (« dual matin strategy ») issue de la psychologie évolutionniste, selon laquelle les femmes sont évolutivement adaptées pour rechercher des hommes agréables disposant de ressources pour des relations à long terme, puis cocufier ces hommes avec des hommes dominants et beaux lorsqu’elles ovulent, afin de recevoir à la fois les « bons gènes » des « alpha » et les ressources et les soins paternels des « beta ».
7 – La « nature féminine » se caractérise généralement par la fourberie, la superficialité, le matérialisme, le manque de personnalité et l’infidélité. Les femmes qui ne possèdent pas ces traits de caractère seraient très rares.
8 – Les femmes sont généralement attirées par les hommes antisociaux, égoïstes, agressifs et amoraux, et ne désirent les hommes prosociaux, gentils et moraux que lorsqu’elles se contentent d’un « beta-provider » ou lorsque la société les incite à s’accoupler avec de tels hommes. La mesure dans laquelle l’attirance des femmes pour ces hommes est soulignée varie selon les branches de la manosphère. Néanmoins, le consensus est que les femmes préfèrent généralement les « connards » aux « gentils garçons ». Certains affirment que les femmes veulent un homme qui présente un équilibre entre des traits dominants et empathiques dans le cadre d’une relation à long terme (ce qu’on appelle un « alpha provider »), ce dont je doute personellement.
9 – Le mariage moderne est très préjudiciable aux hommes en raison du caractère fortement gynocentrique de la société (et des risques juridiques encourus dans le divorce). Cette croyance pousse de nombreux masculinistes (en particulier les MGTOW, malgré leur position ostensiblement anti-mariage, la plupart ne rejetant que le mariage post-féministe, qu’ils qualifient de « mariage 2.0 ») à adopter des croyances conservatrices traditionalistes qui, selon eux, « répareront » le mariage pour les hommes et réduiront les problèmes sociaux qui, selon eux, résultent de la liberté sexuelle des femmes. D’autres masculinistes s’opposent au conservatisme traditionnel parce qu’ils le considèrent comme trop contraignant pour la liberté des hommes ou parce qu’ils veulent être libres d’avoir autant de relations sexuelles occasionnelles que possible avec autant de femmes que possible. Je considère que posséder une bonne connaissance de la Red Pill et surtout une valeur élevée sur le marché sexuel peut permettre de mener une relation saine à long terme avec une femme, ou en tout cas, minimiser les risques de rutpture ou de divorce.
10 – Les hommes et les femmes ont des « styles d’amour » différents : les femmes ne peuvent pas aimer au sens où les hommes l’entendent. La plupart des femmes n’« aiment » que ce que les hommes peuvent leur apporter (qu’il s’agisse de richesse, de plaisir sexuel, de stabilité, de protection, etc.) et non pour ce qu’ils sont intrinsèquement. À l’inverse, les hommes auraient un « style amoureux » moins objectivant, moins conditionnel et plus holistique que celui des femmes. Dans le sens des styles amoureux conçus par les Grecs anciens, certains masculinistes affirment souvent que les femmes sont limitées à l’éros, ou amour sensuel, tandis que les hommes sont capables de formes d’amour plus profondes et plus « complet ».
11 – Les rencontres amoureuses sont généralement un jeu à somme nulle où de nombreux hommes se disputent les femmes les plus attirantes. Il est donc souvent nécessaire de surpasser les autres hommes de manière visible pour avoir accès aux meilleures femmes sur le plan sexuel. Cette vision du marché des rencontres comme une lutte sans merci semble souvent encourager des comportements tels que se montrer excessivement odieux et intimider les autres pour tenter de paraître « alpha », ce qui est selon moi une mauvaise strategie, car il n’est pas nécessaire d’être un connard avec tout le monde (hommes inclus) pour réussir avec les femmes. Le plus souvent, « avoir l’air d’un connard arrogant » est suffisant pour maximiser vos chances avec les femmes, il n’est pas nécessaire d’en devenir un fondamentalement.
Je dois également aborder (longuement) d’autres questions connexes à tout cela, notamment les rapports entre masculinisme et politique, masculinisme et race (c’est-à-dire l’incidence et la question du grand-remplacement sur le marché sexuel). Mais je développerai ces sujets dans d’autres articles.