Aborder dans un article – pour la centième fois au moins – le sujet des femmes occidentales et du déclin du monde moderne est une chose que je fais assez régulièrement, mes lecteurs les plus anciens le savent bien. Et donc, encore une fois, j’ai pensé qu’il était utile de traiter ce sujet de nouveau car, d’une part, on en reparle dans les réseaux sociaux ces derniers temps, et d’autre part, je pense qu’il existe deux ou trois idées récentes qui l’actualisent et nous aident à mieux comprendre la situation actuelle. Ceci est donc moins la répétition d’une même idée que la mise à jour de cette idée.
Pour rappeler les fondamentaux à ceux du fond de la classe qui n’écoutent pas, en 1934, J.D. Unwin a écrit un ouvrage intitulé « Sexe et Culture » dans lequel il a examiné 86 civilisations sur 5 000 ans. Et, ô surprise, il constate une corrélation de 100 % entre la restriction sexuelle (« sexual constraint ») et la mort des civilisations. Il affirme qu’une fois qu’une civilisation adopte la « liberté sexuelle totale » — c’est l’expression qu’il utilise à un moment donné si ma mémoire est bonne — il ne reste que trois générations avant que ladite civilisation ne soit conquise par une autre société dotée d’une énergie sexuelle supérieure (c’est-à-dire une énergie sexuelle orientée vers des buts productifs, une énergie sexuelle canalisée, sublimée ou transmutée).
En substance, l’idée est qu’une civilisation atteint son apogée, puis commence à se retourner contre ses propres fondements. Des éléments tels que l’ordre sacré et ce qu’il implique en termes de hiérarchie ne sont plus perçus comme des moyens nobles de maintenir la famille, l’individu et la société, mais plutôt comme une forme de tyrannie inutile qu’il faut détruire. Avec le temps, cela donne naissance aux mouvements de justice sociale, le féminisme étant peut-être le principal d’entre eux. Désormais, chaque frontière doit être éliminée. Tout doit être démocratisé en masse. Certes, il peut y avoir des conséquences indésirables comme une baisse de la natalité dans une société qui se corrode, mais qui s’en soucie ? La culture et la tradition sont jugées sectaires, et l’on se dit que l’on peut simplement remplacer les populations que nous ne procréons plus par des personnes venant du tiers-monde. Après tout, pourquoi s’en soucier ? Vous n’êtes pas raciste, quand même ?
À l’aube du nouveau millénaire, alors que les femmes sont devenues de plus en plus présentes dans le monde du travail, dépassant même parfois les hommes en nombre et en revenus dans de nombreux secteurs, nous constatons que ce « meilleur des mondes » s’est concrétisé. Bien que, dans bien des sens — et beaucoup le soutiennent — cela ait conduit à la prolifération du « wokisme », je pense pour ma part que la féminisation a causé un problème spécifique : le phénomène woke. Comme beaucoup, j’ai été déconcerté par ce phénomène. Pourquoi tout le monde semblait-il avoir sombré dans la folie soudainement ces dernières années ? C’était inexplicable. Cela ressemblait véritablement à une hystérie collective. En réfléchissant aux causes — une question cruciale, car identifier la cause permet de prévenir l’effet — j’ai lu ici ou là des publications proposant une thèse simple et élégante : le wokisme n’est rien d’autre que l’application de schémas de comportement féminins à des institutions où les femmes étaient peu représentées jusqu’à récemment. En gros, le wokisme, c’est ce qui arrive quand on laisse les femmes travailler et avoir un rôle actif dans une société.
Les femmes ont tendance à être davantage axées sur le consensus. Face à une question morale, là où les hommes demanderont : « Quels sont les faits ? Quelles sont les règles ? », les femmes diront : « Quelles sont les relations en jeu ici ? Comment pouvons-nous satisfaire tout le monde ? Comment parvenir à un résultat qui contentera toutes les parties ? », par opposition à la perspective masculine qui cherche à atteindre un résultat juste et conforme aux règles. C’est une analyse intéressante, bien que peut-être déjà souvent débattue, mais sur le principe, vous voyez ce qu’elle veut dire. Les femmes, dans l’ensemble, tendent à rechercher davantage le consensus, et il est clair qu’une grande partie de leurs capacités de « soins » (« caretaking » en anglais), probablement destinées à l’origine à l’éducation des enfants, a été quelque peu détournée vers les causes de justice sociale.
Cependant, il existe des lacunes majeures dans cette théorie sur les femmes modernes. Premièrement, ces théories ont peut-être raison sur l’application du wokisme, mais pas sur son origine. Ce que je veux dire, c’est que les femmes blanches n’ont pas inventé le wokisme. Certes, on peut dire qu’elles ont été utilisées pour le propager, mais cela ne vient pas d’elles. Deuxièmement, et c’est peut-être plus important, beaucoup d’idées wokistes sont souvent utilisées ou pensées contre la « femme blanche ». Il faut garder à l’esprit que le wokisme était de toute façon dès (((l’origine))) un mouvement anti-blanc.
Ma question est la suivante : devons-nous considérer que les femmes nlanches occidentales sont responsables du wokisme alors qu’elles sont déjà manipulées par le wokisme lui-même ?
Je suis conscient qu’il existe certaines femmes blanches dans le monde occidental — une forte minorité — qui ont totalement adhéré à la vision du monde woke. Elles méprisent le monde occidental. On leur a appris à mépriser l’homme occidental. Tragiquement, il y a très peu d’espoir pour elles. Je sais également qu’il existe une part importante de femmes très actives en ligne qui ignorent la majesté absolue du monde occidental et tout ce que l’homme occidental a créé, tout en regardant les hommes occidentaux avec un mépris total.
Mais la vérité est que la relation entre le masculin et le féminin dans le monde occidental est fracturée, fondamentalement au niveau spirituel, mais cela se manifeste aussi au niveau matériel quotidien. Ces discours affirmant que les femmes blanches sont perdues et détruisent l’Occident ne vont pas nécessairement aider à combler ce fossé. Oui, il y a un problème grave. Mais nous devons nous demander : ce récit est-il utilisé pour nous maintenir divisés et garder le monde occidental fracturé ? Nous devons nous rappeler que les hommes et les femmes d’Occident sont tous deux sujets à une campagne de manipulation massive.
Quant aux femmes, si elles n’acceptent pas l’idéologie politique dominante, on les promeut dans des rôles de « girl boss » pour conquérir le monde, ou bien elles choisissent la voie de la justice sociale moderne. Pour vous donner une idée de l’omniprésence de l’endoctrinement chez les femmes — qui, rappelons-le, cherchent le consensus — regardez ce qui se passe quand on cherche l’expression « femmes noires » sur Google. Citation : « Les femmes noires sont un groupe démographique diversifié et influent qui a apporté des contributions significatives à travers l’histoire dans l’activisme, les arts, la politique, les sciences et l’entrepreneuriat, tout en continuant à plaider pour l’égalité et à lutter contre la discrimination systémique. » Et qu’obtenez-vous quand vous cherchez « femmes blanches » ? Eh bien, cela commence par mettre l’expression entre guillemets, comme si elles n’étaient pas réelles. Puis : « Les femmes blanches désignent les femmes d’origine européenne, un groupe démographique souvent abordé en relation avec des constructions sociales telles que le privilège blanc, le féminisme et les stéréotypes culturels ».
Voyez-vous ce que je veux dire concernant le niveau d’endoctrinement imposé aux femmes ? Quelle que soit la manière dont on examine la question, qu’il s’agisse des femmes devenant des « girl bosses » ou suivant l’idéologie de justice sociale, tout revient au même point : l’érosion de la tradition occidentale et le déclin de l’Occident.
Mon idée ici est que nous ne guérirons pas les fractures profondes du monde occidental en nous retournant les uns contre les autres, surtout quand des forces malveillantes sont à l’œuvre. Au contraire, nous devons nous ouvrir à une vérité spirituelle profonde, particulièrement alors qu’un chaos croissant submerge l’Occident. Certains d’entre nous pourront peut-être réveiller cette unité divine. Encore une fois, je sais que cela ne sera pas possible avec une grande partie des femmes modernes qui sont simplement allées trop loin et sont trop amères envers le monde et envers l’homme. Il est également vrai que beaucoup d’hommes occidentaux ne pourront pas nous aider, car ils sont aveuglés par le pouvoir du sexe et le magnétisme du matérialisme, ce qui les a coupés du cœur spirituel de leur civilisation et d’une vérité profonde de l’âme.
Pourtant, dans un âge déchu, le Kali-Yuga, nous avons l’opportunité de nous réveiller à l’essence de l’ordre sacré qui modérait la relation entre l’homme et la femme. Il ne s’agit pas d’un ordre tyrannique conçu pour opprimer les femmes, mais en réalité d’un amour qui ordonne correctement l’âme masculine et l’âme féminine, menant finalement à la création d’enfants, de familles et de civilisations fortes. Ainsi, si beaucoup a été perdu, tout n’est pas fini pour autant. Et ce qui n’est pas encore perdu peut s’éveiller à des vérités plus fondamentales.