Lovecraft et la fréquentation des Dieux.

L’œuvre et la personnalité d’Howard Philips Lovecraft revêtent un tel caractère polymorphe que toute approche focalisée sur un aspect des écrits et de l’homme laisse un goût amer de partialité et d’infidélité criante vis-à-vis du maître de Providence. De plus, l’on a déjà tant et mal écrit à propos de Lovecraft que s’adonner à une nouvelle analyse procède d’une forme certaine de masochisme.

Il en faudrait cependant bien plus pour nous empêcher d’éclairer nos lecteurs paganisants sur précisément cette fascinante relation entretenue par l’écrivain de la Nouvelle-Angleterre avec le monde éternel et omniprésent des divinités antiques.

H.P. Lovecraft n’aurait jamais écrit ce qu’il a écrit de 1896 à 1937, année de sa mort, si depuis sa plus tendre enfance, il n’avait été pris d’une passion fantastique pour la civilisation gréco-latine et si, très tôt, il n’avait réalisé que, au sein du cosmos, se meuvent des forces d’une puissance terrible au regard desquelles 1’homme n’est qu’un épiphénomène dérisoire.

Dans cet article, nous nous permettrons d’ébaucher une analyse de la dimension païenne tant de l’œuvre que de la personne de Lovecraft, réservant à un ouvrage plus conséquent une recherche en profondeur sur ce thème central.

Si nous devions en une phrase définir 1’originalité fondamentale des récits lovecraftiens, nous dirions qu’ ils procurent au paganisme magnifié par les plus grandes civilisations principalement indo-européennes, une dimension proprement cosmique, en ce sens que les Dieux habitent non seulement la Terre, ses océans, ses montagnes et ses étendues désertiques ou glacées – à l’instar de nos divinités – mais se meuvent également dans un Olympe et un Hadès à l’échelle d’un cosmos en perpétuelle expansion. Comme dans 1’Odyssée, les Grands Anciens et les Très anciens Dieux, comme les nomme l’auteur, sont le plus souvent indifférents au sort des hommes mais savent les utiliser pour réaliser leur dessein lorsque bon leur semble. Les dieux lovecraftiens personnifient des forces et des énergies qui s’agitent dans l’univers.

Le mythe de Cthulhu.

En deux romans et dix-huit nouvelles, le lecteur peut découvrir une œuvre à l’égale de celle d’Homère ou du Mahabharata, par ses acteurs et par ses implications. L’homme se voit ballotté par les forces du destin et il ne tient qu’à sa volonté et à son honneur de s’élever tant que faire se peut au niveau de ces êtres divins.

Comme l’écrit l’un des spécialistes de Lovecraft, Francis Lacassin, « il réalise une synthèse fulgurante des mythes, légendes et superstitions qui hantent l’esprit humain depuis le commencement des temps : de la chute des anges à la chute de l’ Atlantide, des abîmes temporel  de la philosophie hindoue aux monstres marins, du dieu-serpent des Aztèques au bouc noir du sabbat des sorcières, de la civilisation de Thulé aux djinns orientaux, de l’abominable homme des neiges au vaudou haïtien, des sirènes aux vampires. Tout ce qui a pu charmer ou terroriser les hommes, tout ce qui a fait rêver ou frémir sous quelque forme que ce soit, où que ce soit et en tout temps, n’est que la manifestation – adaptée aux circonstances locales – d’un fantastique dessein cosmique ». (1)

Lovecraft orchestre donc une saga cosmique au sein de laquelle naviguent, dérisoires, une poignée d’hommes qui tout au long de chacun des récits, sont confrontés à la réalité terrifiante de races extraterrestres d’une prodigieuse antiquité et qui se livrent un combat titanesque, indifférent au sort des hommes, si ce n’est pour les utiliser de temps à autre. Les êtres divins décrits s’identifient aux éléments de la nature – eau, air, feu -, se repoussent après des combats cosmiques au fond de demeures tapies entre les étoiles ou dans les profondeurs océanes de la Terre. La confrontation dure depuis des milliers de siècles et se poursuivra des milliers de siècles durant, au rythme des pulsations du cosmos, bien au-delà de 1’entendement humain. Les humains qui relèvent la tête, font face à ces forces cosmiques qui symbolisent le processus éternel du devenir mais sombrent pratiquement toujours dans le néant. A 1’exception de Randolph Carter, personnage fabuleux des trois nouvelles regroupées sous le titre « Démons et Merveilles », qui décide de cheminer à la rencontre des Dieux. Il franchit des territoires mythiques, oniriques, affrontent de nombreux dangers pour finalement accéder au repaire des Dieux où il apprend que ceux-ci ont pris le pli de s’enraciner au creux des paysages de la Nouvelle-Angleterre. Tout au long de son périple, Carter acquiert une dimension divine car il a adopté la seule attitude qui honore l’humain : agir librement et se mettre au diapason des dieux.

Voilà bien la seule grandeur que l’homme peut s’attribuer dans la situation cosmique qui est la sienne et que résume ainsi Jacques Van Herp : « On pense à toutes les gigantomachies passées : le combat de Zeus et des Titans, ceux narrés par le Ramayana et le Mahabharata, ceux des Ases et des Géants, ou encore la chute des Anges Rebelles. Encore qu’ici les motifs du combat et ses péripéties soient plus vagues et nébuleux. On ne peut affirmer avec certitude qu’il s’agissait d’un combat entre les forces du bien et celles du mal, car les deux clans ont en commun de mépriser 1’humanité. Même si elle leur est nécessaire comme esclave. Du reste l’homme n’existait pas au moment du premier engagement ». (2)

Païen à six ans.

Très tôt Lovecraft répudia comme insensée l’éducation chrétienne que sa mère et ses tantes – son père étant décédé en 1898 – tentèrent de lui inculquer. Cet enfant de constitution fragile ne fréquenta guère1’école pour cette raison et s’absorba avec une précocité étonnante dans la lecture de dizaines d’ouvrages. Lorsqu’il se retrouve de temps à autre dans une classe, cela nous donne des anecdotes savoureuses dont la suivante, qui est rapportée par Sprague de Camp, l’un de ses biographes : « A cinq ans, Lovecraft fut envoyé à la maternelle de la classe dominicale de la vénérable First Baptist Meeting House de College Hill. Il y dérouta beaucoup de ses aînés, surtout lorsqu’on en arriva au martyre des chrétiens jetés aux lions et qu’il choqua toute la classe en prenant allègrement le parti des fauves ». (3)

La mort de son père rapproche Lovecraft de son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips, pour lequel il ne tarde pas à éprouver une grande fascination ; le vieil homme est en effet féru de classicisme.

« C’était un homme d’une grande culture », écrit Lovecraft, « il avait beaucoup voyagé et emmagasiné tout un stock d’histoires cosmopolites qui ne cessaient de faire mes délices. Sa connaissance de toutes les merveilles de l’Europe qu’il avait contemplées de ses yeux, me donnait presque l’impression de les avoir vues moi-même. C’est lui qui m’inspira cette adoration pour Rome. Il avait aimé flâner dans les ruines de cette cité antique et il avait rapporté d’Italie une fortune en mosaïque, en peinture et autres objets d’art dont le thème était plus fréquemment la Rome classique que l’Italie ». (4)

Dans un des nombreux articles qu’il rédigea pour des revues de journalistes amateurs, Lovecraft se définit comme ayant été dès 1’âge de six ans « un païen classique, sincère et enthousiaste ». Il poursuit sa réflexion ainsi : « Ignorant des sciences et lisant toutes les légendes gréco-romaines qu’il pouvait trouver, il devint, à l’âge de huit ans, un adorateur extasié des anciens dieux et éleva des autels à Pan et Apollon, à Athéna et à Artémis, et au bienveillant Saturne qui gouvernait le monde durant l’âge d’or. Et par moments, il y croyait réellement. Il se souvient encore de près et de bosquets contemplés au crépuscule, à une époque où l’esprit aujourd’hui matérialiste qui dicte ces lignes possédait l’assurance que les anciens dieux étaient vrais. Ne vit-il pas de ses propres yeux, sans l’ombre d’un doute, les formes gracieuses de dryades sortir des troncs de chênes antiques, ou n’espionna-t-il pas, sûr de ce qu’il voyait, les petits faunes insaisissables et les vieux satyres aux pieds fourchus se faufilant de l’ombre d’un rocher ou d’un fourré à l’autre ? Il les vit avec la même acuité qu’il vit les chênes antiques, les rochers et les fourrés eux-mêmes et il se moquait des incroyants car il savait ». (5)

Dans ces propos d’adulte, se reflète l’étape ultérieure du développement philosophique de l’auteur. Une étape qui semblait déjà imaginable dès cette même jeunesse, Lovecraft découvrant en même temps que les merveilles de 1’Europe païenne, 1’infini insondable du cosmos par le biais de l’astronomie ; le voilà désormais matérialiste convaincu…et païen de cœur : 

« Le matérialiste est le seul penseur à faire usage du savoir et de 1’expérience apportés par le temps à la race humaine. Il est le seul qui, rejetant les instincts et les désirs qu’il reconnaît comme animaux et primitifs, et les sentiments qu’il reconnaît comme purement subjectifs, liés à ces illusions patentes que sont les rêves et la folie, considère le cosmos de la façon la plus impersonnelle possible, comme un spectateur objectif venant, l’esprit ouvert, contempler la chose dont on ne se targue pas d’avoir eu une connaissance antérieure. Il approche l’univers sans préjugés ni dogmes, sans intention de planifier ce qui devrait l’être ou de répandre quelque idée particulière à travers le monde, mais purement consacré à la perception, et autant que faire se peut, à 1’analyse de tout ce qui peut exister. Il voit et il comprend 1’infinité, l’éternité, l’absence de but et l’automatisme de la création, et l’insignifiance absolue, insondable de l’homme et du monde qu’il occupe. Il comprend que le monde n’est qu’un grain de poussière n’existant que pour un moment, et que, en conséquence, tous les problèmes de l’homme ne sont rien – de simples vétilles – n’ayant pas plus que l’homme lui-même de relation avec l’infini ». (6) 

Lovecraft évoque même très lucidement sa double fidélité enfantine et perpétuée durant sa vie d’adulte : « Les sensations les plus poignantes de mon existence me furent données en 1896, lorsque je découvris le monde hellénique, et en 1902, lorsque je découvris les myriades de soleils et de mondes qui peuplent l’espace infini. Je pense parfois que ce dernier événement fut pour moi le plus important, car cette conception de 1’univers en expansion éveille encore en moi un frisson qu’il est à peine possible de reproduire. Je fis de l’astronomie mon principal sujet d’étude scientifique, et je me procurai des télescopes de plus en plus grands, soixante et un livres sur l’astronomie, et j’écrivis de nombreux articles sur le sujet, qui parurent à raison d’un par mois dans les journaux locaux. A treize ans, j’étais complètement convaincu de la futilité et de l’insignifiance de l’homme, et à dix-sept, à l’époque où j’écrivis des textes particulièrement détaillés sur le sujet, je possédais pour l’essentiel, les vues pessimistes sur le cosmos qui sont miennes à présent ». (7)

Christianisme et anciens dieux.

Tout en affirmant ce qu’il doit au paganisme, Lovecraft n’en reste pas moins lucide quant au judéo-christianisme qui imprègne profondément la société américaine ; le peuple semble avoir besoin éternellement de ce qu’il nomme le sirop lénifiant de la foi, de cette carotte de 1’immortalité.

« D’après ce qu’il m’est donné d’observer, toutes les interprétations non matérialistes du cosmos sont pure mythologie ; pourtant le fait que la majorité ait conservé depuis des temps immémoriaux ses croyances dans le surnaturel donne à ces interprétations une valeur esthétique indépendante de leur irréalité fondamentale. Les hypothèses surnaturelles dans l’art – bien que pertinemment fausses – offrent une échappatoire émotionnelle commode à ceux qui se sentent oppressés par les rigides limitations de l’espace, du temps et des lois de la nature. En fait, s’il faut que la civilisation occidentale ait une forme ou une autre de superstition surnaturelle, je crois vraiment que les anciens dieux sont bien plus appropriés que ce christianisme d’apparence que nous affichons depuis que les circonstances historico-politiques nous l’ont infligé. Le christianisme ne nous a jamais vraiment convenu, toute notre conduite est en contradiction avec nos bonnes résolutions du dimanche. D’un autre côté les anciens dieux sont vraiment nos dieux, ils sont le produit imaginaire du même courant culturel qui a produit jusqu’à nos instincts inconscients et nos manières d’être. Si nous les adorions ouvertement, notre conduite habituelle, avide et sans pitié, ne serait plus hypocrite. Je suis sûr que Thor et Odin nous semblent plus proches et plus importants que notre sauveur anémique et crucifié. Cependant, en ce qui concerne la pratique, il est un peu simpliste et sentimentaliste de s’imaginer que nous puissions remettre en selle les Walkyries. La masse a appris, de longs siècles durant, à cristalliser sur l’image du Christ son ignorance et sa superstition, et on ne trouverait aucun avantage à un changement qui n’aurait, pour la plupart des gens, aucune signification. La raison et le bon sens nous poussent à nous passer tout simplement des dieux, et il importe peu vers quelle sorte d’illusion se sent porté l’imbécile ». (8)

Ne point réinstaurer un paganisme de pacotille, semble nous dire Lovecraft ; il n’en souligne pas moins le caractère profondément enraciné du paganisme, sa liaison ontologique avec l’Européen.

Quant au christianisme, l’écrivain de Providence déclare que ce sont les Européens qui l’on civilisé et non1’inverse, car l’idéologie chrétienne assimila toutes les caractéristiques de la culture gréco-romaine du dernier Empire.

Lovecraft entrouvre cependant encore la porte de sortie pour cette religion monothéiste en soulignant dans un autre écrit que par sa durée le catholicisme possède de profondes racines ancestrales, qu’il exprime la vie naturelle, la vie simple, celle des temps anciens « avant que ne soit répandu l’industrialisme et la que la science n’ait entamé la transformation et la destruction de notre société ». (9)

La marque du paganisme.

Un homme très tôt las de la vie et de ses semblables donc, qui trouve dans l’écriture et l’entretien du souvenir de son enfance magique – état primordial et indestructible – des raisons de poursuivre 1’existence organique en attendant que le courant électrique qui agite le cerveau humain ne soit coupé par le destin. Un homme aussi parfaitement fidèle à ce qui l’a modelé précisément dans sa prime jeunesse : la découverte de 1’infini et du néant humain en contrepartie, et celle des Dieux enracinés dans l’imaginaire européen.

« Il porte aujourd’hui la marque du paganisme gréco-latin au même titre que tout chrétien porte celle du christianisme » dit-il ailleurs. (10)

Dès lors, ce mélange de vision matérialiste et pessimiste du destin de toute vie organique ainsi que d’enracinement païen feront plus qu’affleurer au travers de l’œuvre : il en est un leitmotiv.

Des centaines de pages pourraient être rédigées sur la présence des divinités païennes dans les écrits lovecraftiens ; nous nous en tiendrons à un somptueux passage où la fascination de 1’auteur pour la cosmogonie païenne transparaît dans toute son intensité et où l’apport 1ovecraftien essentiel – la mythologie se déroule à l’éche1le infinie et intemporelle de l’univers – ressort on ne peut plus nettement :

« Ces Grands Anciens, poursuivait Castro, n’étaient pas entièrement faits de chair et de sang. Ils avaient une forme – cette figurine faite dans les étoiles ne le prouvait-elle pas, d’ailleurs ? – mais cette forme n’était pas faite de matière. Ils pouvaient plonger à travers le ciel pour passer d’un univers à l’autre ; mais quand les étoiles leur étaient défavorables, ils ne pouvaient vivres. Cependant, bien qu’Ils n’aient plus été en vie, Ils ne mourraient jamais vraiment. Ils demeuraient tous dans leurs maisons de pierre de la grande cité de R’lyeh, préservés par les charmes du puissant Cthulhu et attendant une résurrection glorieuse, au moment où les étoiles et la terre seraient une fois de plus prêtes pour Eux. Alors, pourtant, il faudrait qu’une force intervienne de l’extérieur pour libérer Leur corps. Les charmes qui Les préservaient intacts Leur interdisaient aussi de faire une démarche initiale, et Ils gisaient simplement, en éveil, dans l’obscurité, et Ils réfléchissaient, tandis que d’innombrables millions d’années continuaient à se dérouler. Ils savaient tout ce qui se passait dans notre univers, car Leur mode de discours était la transmission de pensée. En ce moment même, Ils parlaient dans Leurs tombeaux. Quand, après des temps infinis de chaos, les premiers hommes étaient apparus, les Grands Anciens s’étaient adressés aux plus sensibles d’entre eux en modelant leurs rêves. Car c’est ainsi seulement que Leur langage pouvait atteindre les esprits attachés à la chair des mammifères. A cette époque, disait Castro à voix basse, les premiers hommes avaient organisé le culte autour de petites idoles que les Grands Anciens leur avaient révélées. C’étaient des idoles apportées en des ères indistinctes d’obscures étoiles. Ce culte ne disparaîtrait qu’au moment où les étoiles seraient à nouveau comme il le fallait et que les prêtres secrets pourraient aller chercher le grand Cthulhu dans sa tombe pour qu’il redonne vie à Ses sujets et Se remette à gouverner la terre. Il ne serait pas difficile de savoir quand ce temps serait venu car, alors, l’humanité serait tout à fait semblable aux Grands Anciens ; libre et fougueuse, au-delà du bien et du mal, les lois et les morales rejetées, tous ses membres criant, tuant, se divertissant joyeusement. C’est alors que les Anciens, libérés, leur enseigneraient de nouvelles manières de crier et de tuer, de se divertir et de jouir de leur existence ; puis toute la terre s’enflammerait dans un holocauste d’extase et de liberté ». (11)

Conclusion.

Le fait que des dizaines d’auteurs parmi les plus grands de la littérature fantastique du XXème siècle ont estimé indispensable de collaborer au mythe de Cthulhu et, plus encore de le perpétuer après la mort de Lovecraft, est suffisamment significatif de l’ampleur de l’œuvre de ce dernier, de l’extraordinaire philosophie que recèle les nouvelles composées par lui.

H.P. Lovecraft, mort à 47 ans avant que ne se déclenche la Deuxième guerre mondiale, aurait trouvé dans celle-ci et dans le monde mercantile qui l’a suivie la confirmation, si tant est qu’il en ait eu besoin, de ce que l’homme est d’une insignifiance abyssale au cœur d’un univers où s’affrontent, aveugles et éternelles, des forces ignorant l’existence du bipède terrien.

Il faut dès lors s’accrocher à la beauté, à la splendeur et l’ordre des choses enseignées par les grandes civilisations du passé européen, car vivre au rythme et dans l’esprit de ces sociétés, c’est participer, l’espace d’une vie, à ce qui se meut au diapason du cosmique sans briguer une fallacieuse immortalité de l’âme. Il faut donc rejeter ce qui nous en écarte et revenir à nos racines.

l. Francis Lacassin, Le complot des étoiles, in LOVECRAFT, p.3. Robert Laffont.

2. Jacques Van Herp, La mythologie de Cthulhu, in LOVECRAFT, p.219., Phénix.

3. Sprague de Camp, H.P. Lovecraft, le roman de sa vie, p.36, Néo.

4. Lovecraft raconté par Lovecraft, in H.P. Lovecraft- Lettres 1, p.46, Christian Bourgeois.

5. Idéalisme et matérialisme : une réflexion, in Lovecraft, T.III, p.l242.

6. Idéalisme et matérialisme : tme réflexion, in Lovecraft, T. III, p.l239.

7. La confession d’un incroyant, in Lovecraft, T. III, p.l199.

8. Le cosmos et la religion, in Lovecraft, T. III, p. 1191.

9. Sur le catholicisme, in Lovecraft, T. III, p. 1202.

10. Idéalisme et matérialisme, in Lovecraft, T.III, p.1242.

11. L’appel de Cthulhu, in Lovecraft, T.1,p.74-75.

Didier HENDRICKX. Antaios. Vol 1. No 2. Equinoxe d’automne 1993.