Attention ! Cet article fait partie du projet « The Black Pill ». Vous consultez la section 19.22.
Selon de nombreux indicateurs économiques, la vie des femmes aux États-Unis s’est améliorée au cours des 35 dernières années. Pourtant, des chercheurs ont montré que les mesures du bien-être subjectif indiquent que le bonheur des femmes a diminué tant en valeur absolue que par rapport à celui des hommes.
Le paradoxe de la baisse du bien-être relatif des femmes se retrouve dans diverses bases de données et mesures du bien-être subjectif, et est omniprésent dans tous les groupes démographiques et tous les pays industrialisés.
Le déclin relatif du bonheur des femmes a réduit l’écart entre les sexes en matière de bonheur, alors que dans les années 1970, les femmes déclaraient généralement un bien-être subjectif plus élevé que les hommes. Ce déclin s’est poursuivi et un nouvel écart entre les sexes est en train d’apparaître, avec un bien-être subjectif plus élevé pour les hommes.
D’autres chercheurs (dans une étude de 2022) ont reproduit cette conclusion dans de nombreux autres pays, montrant que les femmes sont devenues moins heureuses et moins épanouies que les hommes selon divers indicateurs, notamment l’anxiété, la dépression, la peur, la tristesse, la solitude, la colère, les « jours de mauvaise santé mentale » et les troubles du sommeil.
Dans le même ordre d’idées, la capacité orgasmique des femmes a également diminué ces dernières années (Kontula, 2016). En 16 ans (1999-2015), la capacité orgasmique des femmes a considérablement diminué, passant de 56 % des femmes ayant toujours ou presque toujours un orgasme lors des rapports sexuels en 1999 à 46 % en 2015.
Sources :
Stevenson, B., & Wolfers, J. (2009). The Paradox of Declining Female Happiness. (Source)
Kontula, O., & Miettinen, A. (2016). Determinants of female sexual orgasms. Socioaffective Neuroscience & Psychology, 6(1), 31624. (Source)
Blanchflower, D. G., & Bryson, A. (2022). The Female Happiness Paradox. (Source)