Attention ! Cet article fait partie du projet « The Black Pill ». Vous consultez la section 19.16.
Dans quatre expériences, Rudman et Goodwin (2004) ont reproduit un résultat antérieur selon lequel le biais automatique des femmes en faveur de leur propre groupe est nettement plus fort que celui des hommes.
Cet effet a été analysé sous différents angles, par exemple la préférence des mères pour leurs filles par rapport à leurs fils, et en relation avec la violence et l’intimidation. Dans l’ensemble, ils ont constaté que les femmes préféraient leur propre sexe 4,5 fois plus que les hommes.
Comme les femmes se préfèrent elles-mêmes aux hommes, elles sont globalement mieux évaluées, ce qui est appelé l’effet « les femmes sont merveilleuses » (« the women-are-wonderful effect »). Cet effet peut également être observé dans les évaluations de l’attrait physique, qui pourrait trouver son origine dans le principe de Bateman. (Le principe de Bateman stipule qu’en raison d’un investissement parental plus important, les femelles ont tendance à produire moins de descendants que les mâles, mais se reproduisent de manière plus fiable. À l’inverse, quelques mâles ont beaucoup de descendants, mais certains mâles n’en ont aucun. Cela signifie que les mâles présentent une plus grande variance dans leur succès reproductif).
Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que les femmes sont plus néoténiques, ce qui pourrait susciter chez elles un instinct maternel réciproque. Outre leur propension à l’hystérie collective, la forte préférence des femmes pour leur propre groupe témoigne de leur caractère grégaire.
Sources :
Rudman LA, Goodwin SA. 2004. Gender differences in automatic in-group bias: Why do women like women more than men like men? (Source)