Élections en Allemagne : pourquoi les femmes de moins de 30 ans votent-elles si majoritairement à gauche ?

J’avais initialement envie de titrer cet article « Pourquoi les petites dindes diplômées sont-elles à ce point des sales gauchiasses ? », mais on va rester professionnel, au moins pendant les premiers paragraphes. 

En synthèse, voici les éléments qui méritent une analyse dans la récente élection allemande : le vote des jeunes hommes pour l’AfD est légèrement supérieur à la moyenne nationale, mais leur vote de gauche est également supérieur à la moyenne. En revanche, le vote des jeunes femmes pour l’AfD est nettement inférieur à la moyenne, et le vote de gauche bien plus élevé. Dans l’ensemble, les jeunes Allemands rejettent le centre-droit et le centre-gauche classique, mais alors que les jeunes hommes se tournent tantôt à l’extrême-gauche, tantôt à l’extrême-droite, les jeunes femmes se tournent massivement vers la gauche.

Il semble donc que l’Allemagne connaisse exactement le même processus politique à l’œuvre dans d’autres pays développé : la même tendance se dégage aux Etats-Unis, en Corée du Sud, et en Angleterre notamment. Il convient de préciser dès à présent que l’écart qui se creuse entre les jeunes hommes et les jeunes femmes n’est pas lié au fait que ce seraient les hommes qui se « droitisent », mais plutôt, justement, que ce sont les femmes qui se « gauchisent ». Cela dépend des pays, mais on observe effectivement que les jeunes hommes votent de manière à peu près stable sur les dernières décennies, avec les jeunes hommes de droite et des jeunes hommes de gauche, sans que, dans l’ensemble, la majorité des jeunes hommes se soient soudainement découvert une passion pour les idées de droite. En revanche, il semble bien, comme c’est le cas en Allemagne, que ce sont les femmes qui s’éloignent considérablement des statistiques habituelles et qui se mettent à voter à gauche, et ce de manière massive. 

Bien évidemment, le sexe n’est pas une catégorie monolithique, et ne permet pas à lui seul d’expliquer une tendance électorale. Il y a ainsi – et il y aura toujours – des hommes de droite et des hommes de gauche, et des femmes de droite et des femmes de gauche. Être une femme ou un homme ne suffit pas à caractériser un électeur, et de nombreux facteurs peuvent déterminer le choix d’un vote. Mais ce que je viens de faire ici, c’est une réponse de demi-habile. Une réponse de normie qui est une non-réponse, en ce qu’elle esquive fondamentalement les aspects centraux de ce phénomène : pourquoi les jeunes gonzesses sont-elles à ce point de gauche ? Quel est leur problème ? Était-ce une bonne idée de leur donner le droit de vote ? Les femmes votent-elles avec leurs émotions ? Qu’est-ce qu’il y a, dans les « valeurs de gauche » qui plaît tant aux femmes ? Pourquoi les points de vue des jeunes hommes et des jeunes femmes diverge-t-il aussi rapidement et aussi intensément entre les idées de gauche et les idées de droite ?

La rapidité surprenante de ce changement politique entre les deux sexes suggère que quelque chose de plus important se produit que de simples « changement de modèles démographiques », tels que l’augmentation des taux d’éducation, la baisse de l’adhésion à une religion, l’émancipation, les conditions de travail, ou encore la diminution du taux de natalité et du taux de nuptialité. 

Dans l’absolu, les femmes ont tendance à être plus « communautaires » et « coopératives » ; tandis que les hommes sont plus individualistes et compétitifs. Il existe, dans le fait d’être un homme, une volonté de conquérir, de se battre, de gagner, de créer, de prendre des risques. La masculinité, c’est la quête du succès social, financier et économique. Car pour les hommes, le succès social correspond au succès sexuel. Aucune femme ne couche avec un loser. La féminité, en revanche, réside davantage dans la collaboration, la sociabilité, l’équité, la force des relations, la sécurité, la survie de la communauté au sens strict (la famille) et au sens large (la « cité »). Les hommes souhaitent trouver un partenaire pour perpétuer leurs gènes, tandis que les femmes ont plutôt un intérêt à construire une communauté sûre dans laquelle des enfants pourront être élevés (avec ou sans le père). Sur le plan politique – ou en tout cas, sur le plan de la théorie politique – la droite incarne le camp de la réussite personnelle, de la liberté économique et du « marché ». Une réglementation et une fiscalité moins importante permettent de minimiser les obligations et d’utiliser ses revenus pour son propre développement : c’est l’environnement parfait pour un jeune homme qui souhaite « se faire une place dans le monde ». A l’inverse, la gauche incarne le collectivisme et le « partage des ressources ». Des impôts plus élevés, des programmes sociaux, des « aides de l’État » et des subventions permettent donc de « se protéger des aléas du marché » : c’est l’environnement idéal pour une jeune femme, qui se préoccupe davantage de sécurité et de confort que le jeune homme. C’est donc, grosso modo, une question de tolérance au risque. L’aversion générale que les femmes ressentent pour le risque se traduit donc également sur le plan politique, dans lequel l’État est vu comme « le Mâle Alpha Ultime », c’est-à-dire le « père abstrait » qui peut fournir protection et argent. 

Par ailleurs, les femmes ont tendance à être plus empathiques que les hommes, et l’empathie vous pousse généralement à adopter des politiques plus gauchistes et à défendre la mise en place de programmes sociaux plus nombreux. Il n’y a que des jeunes filles pour « s’émouvoir » à la moindre occasion. Mettez-leur un « migrant » sous le nez, racontez-leur une histoire triste, et elles sont prêtes en un instant à foutre en l’air des siècles de civilisation pour accueillir le premier Afghan venu dans une village perdu de Provence. 

Il ne faut pas non plus oublier l’un des aspects les plus important de la nature féminine : le narcissisme et l’incapacité congénitale des femmes à penser ce qui est « abstrait ». Pour de nombreuses femmes, la « politique » n’est perçu que par l’intermédiaire du « moi » : « comment cette loi va m’affecter, moi ? », « qu’est-ce que je peux tirer personnellement de cette situation, moi ? », « en quoi cette politique publique va m’affecter, moi ? », « est-ce que je vais pouvoir bénéficier de cette aide, moi ? », etc…  L’homme est davantage capable de penser le collectif, à mettre de côté le particulier. Il est en mesure de se demander ce qu’une loi peut impliquer à l’échelle nationale sans pour autant penser de prime abord à la façon dont cela va l’affecter personnellement (même si bien sûr, ces deux ordres d’idées peuvent coexister et ne sont pas exclusives l’une de l’autre). 

Il ne faut pas oublier non plus que la « politique », c’est surtout de la « communication » de nos jours. Et la gauche « communique » certaines idées auxquelles les femmes, de par leur nature, sont plus sensibles. En tant que sexe faible, les femmes sont facilement séduites par le fantasme du « bonheur » et d’un « contentement à long terme » en tant qu’état d’être. Elles croient qu’elles ont le « droit » de « voir leurs besoins satisfaits » et qu’elles « méritent » d’être heureuses. 

Ce concept « d’avoir droit à » et de « mériter » quelque chose de la part de la « société » ou de « l’État » est une idée que l’on trouve à profusion à gauche : l’État doit pourvoir à ceci ou à cela, l’État doit payer, fournir une prestation, parce que la « solidarité », parce que « l’inclusivité », etc… De ce point de vue, la gauche semble proposer quelque chose d’appréciable du point de vue féminin : un ordre social dans lequel les besoins sont pourvus par la communauté. Et ce n’est pas un reproche : le désir d’une sécurité durable dans un monde dangereux et chaotique est inscrit dans le code génétique des femmes. La promesse d’un « État providence » qui « s’occupe de tout » est une vision politique qui correspond à la psyché féminine, parce que cela implique que les besoins de la femme (et par extension, de ses enfants) sont satisfaits par le « groupe » (c’est-à-dire l’État) auquel elle appartient. Cependant, comme on le voit partout à gauche, cette idée dégénère rapidement : l’idée politique selon laquelle « les besoins doivent être satisfaits par l’État » devient rapidement l’idée politique selon laquelle « tout le monde a droit à tout ». 

Sur le plan évolutif, les femmes vulnérables à ce genre de promesse de sécurité et de « bonheur » collectiviste. En tant que tel, le fantasme d’une sécurité, d’un contentement et d’un bonheur durables et à long terme est si crédible qu’il devient quelque chose auquel toutes les femmes « ont droit ». Le problème, c’est que les femmes pensent que le « bonheur » est un « état d’être » qui peut être garanti par le groupe (c’est-à-dire par l’État). 

Or, c’est justement là que réside tout le problème ! Les hommes comprennent instinctivement que cette prémisse est fausse. L’État et le « collectif » ne peuvent pas promettre ou administrer le bonheur. Pour un homme, toute satisfaction et tout bénéfice s’obtient au prix d’une lutte et d’une compétition. C’est la raison pour laquelle les hommes (normaux) ont une tendance à faire davantage confiance au « marché » qu’à l’Etat pour régler leurs problèmes. Contrairement aux femmes, qui s’attendent à ce que la « collectivité » fasse quelque chose pour elles, les hommes n’ont que leurs bites et leurs couteaux pour se tailler une place au soleil et se servir une part du gâteau. 

A partir de maintenant, chaque fois que vous verrez ou que vous entendrez une jeune femme de gauche exprimer ses opinions politiques, rappelez-vous toujours qu’elle part du principe (faux- que le « bonheur », la « satisfaction » et le « développement » peuvent s’obtenir par l’Etat. Les jeunes femmes sont tellement imprégnées d’idées collectivistes et étatiques, elles sont si fermement convaincues que la société leur « doit » quelque chose, qu’elles n’arriveront jamais à concevoir que l’on puisse penser différemment. 

Les femmes ne sont pas récompensées par du sexe lorsqu’elles résolvent des problèmes pour les hommes. Pour la simple et bonne raison que depuis les débuts de l’Histoire, ce sont les hommes qui règlent des problèmes, afin d’en tirer profit sur le marché sexuel. Les femmes n’ont jamais résolu quoi que ce soit, sur le plan pratique comme sur le plan théorique et intellectuel, car les femmes se contentent d’attendre que le « groupe » (les « hommes » ou « l’Etat ») trouve une solution à leur place. Le fardeau de la performance (du « marché ») repose sur les hommes, et uniquement les hommes.

C’est la raison pour laquelle les femmes trouvent « normal » l’idée politique selon laquelle « l’Etat » doit « mener des politiques publiques » pour régler ceci ou cela. Elles ne réalisent pas que la source de la richesse d’une nation, pour parler comme Adam Smith, réside dans la création de richesse, et non pas dans la redistribution de richesse. C’est pourquoi une jeune fille de gauche, dans sa simplicité et son innocence, croit sincèrement qu’elle a le « droit » de revendiquer tout ce qu’elle revendique. Et c’est pourquoi elle vote en conséquence à l’extrême-gauche. Parce que le « réel » n’existe pas en tant que tel pour la jeune femme : il n’y a que le « social » qui existe. (Et c’est d’ailleurs aussi la raison pour laquelle les femmes sont plus propices à croire que certains aspects de la nature masculine sont des « constructions sociales » : parce qu’elles sont incapables de voir la « nature » derrière chaque aspect de la « culture »). A ce sujet, je vous renvoie à mes anciens articles dans lesquels j’expliquai que c’est le substrat biologique qui détermine les aspects culturels et civilisationnels, et non l’inverse. 

L’orgueil collectif des jeunes femmes gauchiste ne leur permet tout simplement pas d’avoir la perspicacité nécessaire pour comprendre la nature fondamentale de ce qui est « politique », car 1) elles pensent que le « politique » n’est constitué que de « social » et que 2) elles pensent que l’objet de la « politique » consiste à atteindre le « bonheur » et/ou la satisfaction des besoins primaires. Comme ces jeunes femmes de gauche pensent que la politique a pour objet de la « rendre heureuse », elle est aveugle à toutes les autres considérations. Elles sont donc incapables de concevoir que la politique doit également tenir compte : des conditions de développement économiques, des aspects culturels, religieux et philosophiques d’une Nation, de l’homogénéité raciale d’un peuple, de l’idée de souveraineté et de justice, des nécessités (ou de la préparation) de la guerre, etc…

Pour les jeunes femmes de gauche (et dans une mesure à peu près égale, pour les hommes de gauche), la « politique » n’est pas une idée, mais une émotion. « Oh ! Il y a des pauvres ! Je me sens mal pour eux ! Il faut que l’Etat fasse quelque chose ! ». « Oh ! Des migrants ont quitté leurs pays et ça me rend triste ! Il faut que l’Etat fasse quelque chose ! ». « Oh ! Un type a monté une société et s’est considérablement enrichi alors que moi, je suis pauvre. Ça me met en colère ! Il faut que l’Etat fasse quelque chose ! ». Etc…

Le fait que les jeunes femmes soient des êtres intensément émotionnels est une réalité de la nature humaine qu’il est impossible de changer. En revanche, il faut éviter que les émotions des jeunes dindes diplômées ne débordent trop en politique. Sinon, ça se traduit par le phénomène que nous observons partout, et que j’ai abordé en début d’article : les femmes vont se mettre à voter de plus en plus à gauche. Et cela conduira à la ruine de nos civilisations tant que les hommes ne se mettront pas collectivement à arrêter définitivement les crises d’hystérie collectives des gonzesses.