Le fait d’avoir de nombreuses relations sexuelles augmente le statut social des hommes et diminue celui des femmes. 

Attention ! Cet article fait partie du projet « The Black Pill ». Vous consultez la section 17.7.

Extrait d’une étude : Un double standard sexuel à l’adolescence a des implications importantes pour le développement sexuel et l’inégalité des sexes. La présente étude utilise des données sur les réseaux sociaux (914 personnes ; de 11 à 16 ans) pour vérifier si le sexe modère les associations entre les comportements sexuels des adolescents et l’acceptation par les autres. 

Conformément au double standard sexuel traditionnel, les adolescentes qui ont déclaré avoir eu des rapports sexuels ont vu l’acceptation de leurs pairs diminuer de manière significative au fil du temps, tandis que les adolescents qui ont déclaré le même comportement ont vu l’acceptation de leurs pairs augmenter de manière significative. 

Cette tendance a été observée indépendamment des amitiés perçues par les répondants, ce qui suggère que les réactions sociales à la sexualité varient selon le sexe. Cependant, les résultats concernant les « rendez-vous » ont montré un double standard inversé, de sorte que les adolescentes déclarant ce comportement ont vu leur acceptation par les pairs augmenter et les adolescents déclarant le même comportement ont vu leur acceptation par les pairs diminuer au fil du temps. Les résultats suggèrent donc que les pairs appliquent les scénarios sexuels traditionnels pour les comportements sexuels « lourds » et « légers » au cours de l’adolescence. Ces résultats ont des implications importantes pour l’éducation à la santé sexuelle, encourageant les éducateurs à développer des programmes qui mettent l’accent sur la construction sociale de la sexualité en fonction du sexe et à lutter contre les réactions inéquitables et stigmatisantes des pairs face aux écarts réels ou perçus par rapport aux « scripts » sexuels traditionnels.

Ce double standard peut être observé d’une culture à l’autre (Tejada, 2020), la virginité des femmes étant généralement considérée comme un don et les femmes comme sexuellement soumises aux hommes, tandis que la virginité masculine est considérée comme un échec pour la masculinité des hommes.

Bien que l’étude ne démontre pas l’existence d’une relation de cause à effet entre le statut sexuel et le statut social, elle laisse au moins entrevoir la possibilité d’une telle relation. Cela est parfaitement conforme à l’hypothèse psychologique évolutionniste selon laquelle les femmes rivalisent dans le dénigrement de la réputation par l’accusation d’infidélité (car les hommes préfèrent les jeunes vierges fertiles et l’accès sexuel exclusif pour être certains de leur paternité), et les hommes rivalisent dans les comportements dominants comme signal coûteux de leur domination (car les femmes choisissent des hommes dominants ; voir Reynolds et al., 2018). 

Les femmes elles-mêmes semblent convenir que les hommes vierges ont moins de statut (et sont donc moins attirants), ce qui se traduit par leur préférence pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres femmes. 

Historiquement, surtout en période de récession économique, les femmes ont reporté leur virginité au milieu ou à la fin de la vingtaine pour attirer un homme de statut économique élevé (Roth 2001).

Source : 

Kreager DA, Staff J, Gauthier R, Lefkowitz ES, Feinberg ME. 2016. The double standard at sexual debut: Gender, sexual behavior and adolescent peer acceptance. Sex roles. 75(7-8):377-92. (Source)

Roth R. 2001. Homicide in early modern England 1549-1800: the need for a quantitative synthesis. Crime, Histoire & Sociétés/Crime, History & Societies. 5(2):33-67. (Source)

Reynolds T, Baumeister RF, Maner JK. 2018. Competitive reputation manipulation: Women strategically transmit social information about romantic rivals. Journal of Experimental Social Psychology. 78:195-209. (Source)

Tejada AM. 2020. Like a Virgin: Comparing Cross-Cultural Virginity. (Source)