Attention ! Cet article fait partie du projet « The Black Pill ». Vous consultez la section 17.5.
Une méta-analyse datant de 2015 et portant sur 70 études représentant plus de 3,4 millions de personnes, principalement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe, en Asie et en Australie, a été réalisée pour évaluer les effets sur la santé de la solitude, de l’isolement social et du fait de vivre seul. Les chercheurs ont constaté que :
La solitude augmente le risque de décès prématuré de 26 %.
L’isolement social augmente le risque de décès prématuré de 29 %.
Vivre seul augmente le risque de décès prématuré de 32 %.
Ces effets étaient égaux ou supérieurs à ceux d’autres facteurs de risque bien acceptés tels que l’obésité. (Holt-Lunstad 2015)
Une autre méta-analyse de 2010 a porté sur 148 études représentant 308 849 participants. Cette étude a mis en évidence une probabilité de survie accrue de 50 % pour les participants ayant des relations sociales plus fortes. Cette constatation est restée constante quels que soient l’âge, le sexe, l’état de santé initial, la cause du décès et la période de suivi. (Holt-Lunstad 2010)
Il semble donc évident que les êtres humains ont besoin de liens sociaux et que la solitude est un phénomène très meurtrier. Lorsque les gens ne sont pas en mesure d’établir des liens sociaux profonds, significatifs et durables, leur santé physique s’en ressent.
Source :
Holt-Lunstad J, Smith TB, Baker M, Harris T, Stephenson D. 2015. Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review. Perspectives on Psychological Science. 10(2): 227-237. (Source)
Holt-Lunstad J, Smith TB, Layton JB. 2010. Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review. PLOS Medicine. 7(7): e1000316. (Source)
Sliwa J. 2017. So Lonely I Could Die. American Psychological Association. (Source)