Les relations modernes ne réussissent pas, et cela est partiellement dû au fait que les hommes et les femmes ont une conception erronée de l’amour. La culture populaire dépeint l’amour comme une pure émotion, et cette conception est devenue la vision dominante dans le monde moderne, conduisant à une augmentation des « chagrins d’amour ».
Au lieu de définir ce que signifie le mot « amour », la société moderne insiste sur le fait que l’amour est « indéfinissable », « inexplicable » et « magique », et qu’il ne peut pas être compris ou analysé de manière rationnelle. Cette absence de définition permet à l’amour de changer constamment de forme – il s’agit tantôt de décrire un forte appréciation (« j’aime le chocolat »), de décrire le sexe (« faire l’amour »), de décrire un état dans lequel on se sent bizarre (« je suis amoureux »), ou cela peut aussi décrire un attachement égoïste (« Mais je l’aime !… »).
La seule chose que les conceptions modernes de l’amour ont en commun, c’est qu’elles décrivent l’amour comme une émotion sauvage et passionnée, dépourvue de toute limite ou de tout sens pratique ou concret. Néanmoins, la culture moderne ajoute que l’amour « permet de tout conquérir », et qu’il doit avoir le dessus sur les conseils des amis, sur les règles de la société, sur la vie professionnelle, sur les intérêts de vos proches, et sur la raison elle-même.
Selon la culture moderne, l’amour est une chose dans laquelle on « tombe », au hasard, sans avertissement préalable, ni explication rationnelle. Si vous « tombez » amoureux, vous devez tout abandonner et courir vers la personne que vous aimez, quels que soient les faits. Et lorsque vous ne « tombez » plus amoureux, vous êtes libre de partir, quelles que soient les promesses que vous avez faites.
La conception moderne de l’amour est si profondément ancrée dans la conscience des gens d’aujourd’hui qu’ils pensent qu’il est tout à fait acceptable de prendre une tonne d’engagements et de promesses à l’égard d’une personne, puis de la quitter, dès qu’ils décident qu’ils sont « tombés amoureux » de quelqu’un d’autre. L’amour moderne est la raison pour laquelle les gens acceptent d’endurer toutes sortes d’abus et de comportements terribles de la part de leur partenaire… « Ah… L’amour… ».
Dans cet article, je souhaite revenir sur les processus historiques qui ont conduit l’homme moderne à cette conception tordue de l’amour.
Qu’est-ce que l’amour ?
What is love?
Oh baby, don’t hurt me
Don’t hurt me
No more
Pour commencer, rappelons que l’amour, comme tout ce qui existe sur terre, peut être compris rationnellement. Dès lors que vous acceptez l’idée que quelque chose soit fondamentalement irrationnel ou « magique », vous vous laissez contrôler par vos émotions ou par n’importe quelle absurdité vendue par des personnes puissantes et charismatiques. L’amour, c’est beau et le fait qu’il puisse être compris rationnellement – et peut-être même scientifiquement – n’enlève rien à sa beauté. (Même raisonnement à avoir vis-à-vis des femmes, d’ailleurs…).
Le véritable amour relève davantage d’un contrat conclu entre deux personnes qui s’engagent à faire ce qu’il y a de mieux l’une pour l’autre. Vous ne devriez conclure ce contrat qu’avec des personnes que vous aimez et pour lesquelles vous ressentez de l’attirance, mais une fois que vous l’avez conclu, vous devez prendre vos engagements au sérieux.
Il existe différents types d’amour : l’amour envers un animal de compagnie, l’amour envers sa patrie et son propre peuple, l’amour entre amis, l’amour entre un parent et son enfant, l’amour entre un homme et une femme dans une relation sexuelle/romantique, etc. Chaque type d’amour impose des obligations aux parties, en fonction de la nature de la relation, de l’individu lui-même et des circonstances de la relation. Idéalement, vous déterminez ce qui est « le mieux » pour la personne que vous aimez par un calcul froid et rationnel, et non par vos désirs égoïstes.
Selon ma définition de l’amour, vous pouvez aimer tout le monde, en fonction de chaque type d’amour. Votre amour pour vos amis sera différent de l’amour pour votre enfant, parce que vos obligations envers vos amis sont différentes de vos obligations envers votre enfant. Un jour, idéalement, le monde entier en viendra à s’aimer, mais tout ce que nous pouvons faire pour l’instant, c’est aimer les gens jusqu’à ce qu’ils prouvent qu’ils ne méritent pas notre amour.
Je pense qu’une fois que deux personnes s’engagent à s’aimer, un lien émotionnel particulier se forme. Ce lien particulier est le sentiment dérivé de la connaissance qu’il y a un autre être humain dans ce monde froid qui se soucie de vous et qui fera tout ce qui est le mieux pour vous. Ce lien particulier est également le sentiment de chaleur et de bonheur que vous ressentez lorsque vous vous engagez auprès d’une autre personne. Nous sommes faits pour recevoir de l’amour ET pour en donner. Lorsque deux personnes s’engagent à faire de leur mieux l’une pour l’autre, elles créent une boucle de rétroaction infiniment positive.
Le véritable sentiment amoureux est l’émotion humaine la plus primaire, la plus importante, la plus profonde et la plus forte. C’est ce sentiment qui fait la différence entre une personne fondamentalement stable sur le plan émotionnel et une autre qui ne l’est pas. Cette émotion doit sous-tendre toutes les autres émotions, comme un système d’exploitation fonctionnant en permanence en arrière-plan, et une personne qui en est dépourvue se sentira vide et aura constamment besoin de plaisirs « bon marché » : drogues, alcool, distractions, etc… Les personnes qui se sentent aimées aiment aussi les plaisirs bon marché, certes, mais elles n’ont pas le même vide à combler qu’une personne qui ne se sent pas aimée. De là, un comportement addictif moins susceptible de se développer.
Parce que l’émotion de l’amour véritable n’est absolument pas liée à l’apparence, à la personnalité, au statut, aux possessions, à la famille ou à toute autre chose tangible, elle peut se former entre deux personnes, quelle que soit leur différence, tant qu’elles s’engagent à s’aimer l’une l’autre. L’amour véritable ne nécessite pas non plus de présence physique – vous pouvez aimer quelqu’un à distance tant que vous faites ce qui est bon pour lui. Vous pouvez ressentir l’émotion de l’amour véritable auprès de vos amis, de votre famille et même ressentir de l’amour pendant vos pratiques spirituelles.
Le désir humain constant et primitif de ressentir la véritable émotion d’amour est mieux satisfait lorsque nous sommes réellement aimés. Si vous avez l’impression que votre partenaire vous quittera lorsque les circonstances ou vos sentiments changeront, ce lien sera plus faible. Nous pouvons nous mentir à nous-mêmes en nous disant que nous sommes aimés, mais en fin de compte, nous serons rattrapés par la réalité si ce n’est pas vrai. C’est ce désir qui explique l’attachement malsain aux mauvaises personnes et qui pousse les jeunes femmes en difficulté, parfois dès l’adolescence, à avoir des enfants dans le seul but de se sentir aimées.
Certains diront qu’un homme alpha n’a pas le même désir de ressentir l’émotion de l’amour réel qu’un homme Beta ou une femme, parce que l’alpha n’a pas besoin de l’aide d’autrui pour se sentir bien. Mais que l’homme alpha ait besoin d’amour ou non, aucun homme ne peut se sentir « alpha » à tout moment. Chaque homme a des moments de faiblesse et de vulnérabilité, et dans ces moments-là, il a besoin de sentir qu’il y a quelqu’un qui l’aime.
Bien sûr, les gens peuvent se sentir liés les uns aux autres par d’autres émotions que l’amour. Ce sont alors des sortes « d’émotions périphériques ». Ces émotions périphériques peuvent dépendre de l’attrait physique, de la désirabilité sexuelle, du plaisir, de la personnalité, de l’argent, du statut, etc. Il n’y a rien de mal aux émotions périphériques, mais je ne les considère pas comme faisant partie de « l’amour ». En fait, les émotions périphérique et l’amour sont parfois directement opposés – l’amour exige que vous fassiez ce qu’il y a de mieux pour l’autre personne, alors que les émotions périphériques sont fondamentalement égoïstes.
Les émotions périphériques sont temporaires, et c’est la raison pour laquelle l’amalgame avec l’amour a causé tant de chagrin dans le monde moderne.
Certaines personnes définissent l’amour comme le fait de « faire des choses pour d’autres personnes sans rien demander en retour », ce qui semble bien, mais je pense que ce type d’amour est irréaliste. Mais je ne veux pas présenter une conception de l’amour qui soit trop rigide. Je comprends que les gens aient des problèmes dans leur vie et qu’il ne soit pas bon d’abandonner quelqu’un dans ses moments de difficulté ou de faiblesse. Mais pour déterminer si vous devez rompre un contrat d’amour, vous devez vous poser certaines questions. Votre bien-aimée agit-elle mal en raison de difficultés réelles ou parce qu’elle est tout simplement une salope qui ne se soucie pas de vous ? En d’autres termes, votre bien-aimée va-t-elle aller mieux si vous l’aidez ou va-t-elle continuer à aller mal ? Votre amour l’aide-t-elle réellement ou ne fait-il qu’encourager son mauvais comportement ? Faites-vous tout cela parce que c’est rationnellement ce qu’il y a de mieux pour votre bien-aimée, ou parce que vous êtes sous l’emprise d’émotions irrationnelles ? Votre amour pour cette personne est-il en train de vous détruire ?
Une personne moderne pourrait reprocher à ma conception de l’amour d’ignorer les émotions. Je réponds que l’amour véritable est une émotion très forte, mais une émotion qui ne doit pas submerger à tout prix vos autres fonctions, notamment rationnelles. De plus, bien que les émotions périphériques ne fassent pas partie de l’amour, elles sont nécessaires à une relation saine, en particulier dans le contexte de la séduction. Vous ne devez pas conclure de contrat d’amour avec quelqu’un qui ne vous attire pas ou que vous n’aimez pas.
L’interaction entre les émotions périphériques et la véritable émotion amoureuse.
Bien que les émotions périphériques ne fassent pas techniquement partie de l’amour, elles sont importantes parce que les êtres humains sont des animaux et que nous avons certains désirs et besoins émotionnels et physiques. Nous avons besoin de sexe, de nourriture, d’un abri et d’affection. Si nous n’obtenons pas ces choses, il nous sera difficile de nous engager à aimer quelqu’un.
Une conception saine de l’amour considérerait les émotions périphériques comme des conditions préalables nécessaires qui doivent être remplies pour que la véritable émotion d’amour puisse se former. Cependant, de la même manière qu’un cocaïnomane ne peut apprécier d’autres aspects de la vie s’il est privé de cocaïne, les gens peuvent devenir dépendants d’émotions périphériques et ruiner leur capacité à ressentir la véritable émotion amoureuse. Par exemple, si un homme a l’impression qu’il doit toujours avoir la gonzesse la plus sexy, il passera naturellement d’une femme à l’autre et ne développera jamais la véritable émotion amoureuse avec aucune d’entre elles. De même, si une femme devient dépendante d’hommes riches qui lui achètent tout ce qu’elle désire, elle ne pourra pas développer de véritables sentiments amoureux parce qu’elle se lassera des hommes qui cessent de dépenser de l’argent pour elle. De plus, les hommes se rendront compte qu’elle est trop matérialiste et la quitteront lorsqu’ils trouveront une prostituée moins chère, plus jeune et plus sexy.
Il est intéressant de noter que les médias et l’industrie du divertissement nous encouragent à devenir dépendants des émotions périphériques en nous bombardant d’images de belles personnes, d’immenses demeures, de célébrités, de styles de vie fabuleux, de porno délirant, etc… Et pourtant, les médias qualifient simultanément de « superficielles » les personnes attirées par l’argent, l’apparence ou les hommes alpha, tout en faisant l’éloge de celles qui sont attirées par des choses comme la « personnalité » (peu importe ce que cela signifie) ou l’intérêt partagé pour des films. Les deux messages sont erronés : l’attirance en fonction de l’apparence, ou du statut social a sa place dans le processus de séduction, mais il ne faut pas devenir dépendant de ces aspects relationnels, sous peine de courir sans cesse après une sensation plus forte.
Les messages contradictoires véhiculés par la culture moderne créent le pire des mondes : les gens deviennent dépendants des émotions périphériques de l’attraction initiale, tout en ayant honte de leur dépendance, de sorte qu’ils sortent ou se marient avec une personne qui les attire pour les « bonnes » raisons, puis poursuivent leurs dépendances en parallèle. Pour beaucoup, un cercle vicieux se met en place – parce que les gens sont privés de l’émotion de l’amour véritable, ils poursuivent des versions toujours plus extrêmes des émotions d’attirance périphériques, ce qui les amène à avoir encore plus de difficultés à obtenir et à conserver l’émotion de l’amour véritable.
En fin de compte, le véritable amour exige de contrôler les émotions d’attirance périphériques. Votre femme ne sera pas toujours sexy. Votre enfant ne sera pas toujours sympathique. Mais l’objectif est de forcer vos émotions d’amour véritable à surmonter vos émotions d’attraction périphériques, qui sont des émotions inférieures.
La science de l’amour.
Ce qui suit est donc une esquisse très approximative des données scientifiques pertinentes, étant entendu que je ne suis pas un scientifique. Les scientifiques ont découvert de nombreuses substances neurochimiques liées à l’attirance, notamment la sérotonine, la dopamine (un neurotransmetteur associé au plaisir), l’adrénaline (une hormone qui vous donne de l’énergie), l’ocytocine (une hormone puissante libérée par les hommes et les femmes pendant l’orgasme et dont les scientifiques pensent qu’elle est associée à des sentiments d’attachement), la vasopressine (une hormone qui travaille avec les reins pour contrôler la soif et qui a également été associée à des sentiments d’attachement), la testostérone (l’hormone sexuelle masculine) et l’œstrogène (l’hormone sexuelle féminine). Nombre de ces substances chimiques sont associées aux « voies de récompense » humaines qui sont conçues pour nous faire sentir bien lorsque nous faisons quelque chose de bénéfique pour notre survie et notre reproduction. Bien entendu, il existe peut-être d’autres substances chimiques de récompense qui n’ont pas encore été découvertes ou suffisamment étudiées.
Ces substances chimiques, comme vous l’avez peut-être observé, sont principalement liées aux émotions périphériques de l’attirance, au moins en partie parce que même la vision de l’amour des scientifiques est influencée par la culture populaire. La plupart des scientifiques ne connaissent probablement même pas le concept de « véritable émotion amoureuse » et même s’ils le connaissaient, il serait difficile de relier l’existence des substances neurochimiques à cette conception particulière de l’amour à l’aide de méthodes scientifiques.
Une brève histoire de l’amour.
Je présente ici une brève histoire de l’amour. Pour rester bref, je fais des généralisations et des simplifications abusives. Je note que les sociétés traditionnelles n’ont pas créé de règles sociales en analysant la science, mais plutôt en regroupant les expériences de vie et les sentiments de nombreuses personnes, en observant les nuances subtiles du comportement humain, en créant des règles générales à partir de ces informations, puis en incorporant et en synchronisant ces règles dans la « tradition ». Ce processus complexe a permis aux règles traditionnelles de saisir des vérités complexes et subtiles que la science ne peut souvent pas saisir par elle-même. Cette complexité rendait toutefois les connaissances traditionnelles vulnérables : la plupart des membres de la société ne pouvaient pas expliquer rationnellement pourquoi ces règles étaient correctes, et la jeune génération était censée accepter la tradition sans poser de questions et sans explication adéquate. Une tradition mal définie est vulnérable, et c’est ainsi que les penseurs modernes et post-modernes ont facilement détruit la tradition en formulant simplement des contre-arguments sensés.
Dans mon histoire, je fais ce que j’appelle de la « rétro-conceptualisation » – je décris des phénomènes sociaux à des époques révolues en utilisant des concepts que les gens de ces époques n’utilisaient peut-être pas ou dont ils n’étaient même pas conscients. Les historiens font cela tout le temps – les Lumières et la Renaissance ne sont que des étiquettes que les gens modernes ont créées après coup pour aider à comprendre ces périodes. Les féministes rétro-conceptualisent tout le temps. Par exemple, elles affirment que dans les sociétés traditionnelles, les femmes étaient traitées comme des « biens », même si personne à l’époque ne pensait consciemment « ma femme est ma propriété ».
L’amour dans les sociétés traditionnelles.
La plupart des sociétés traditionnelles considéraient l’amour de la même manière que moi : comme un contrat dont les termes dépendaient de la nature de la relation. Dans une relation parent-enfant, par exemple, l’enfant avait traditionnellement l’obligation d’obéir au parent, et le parent avait l’obligation de prendre soin de l’enfant. Dans les relations homme-femme, le contrat était officialisé par le mariage (la plupart des sociétés traditionnelles n’autorisaient pas les relations sexuelles avant le mariage), et chaque partie était tenue de rester fidèle à l’autre. Dans les sociétés traditionnelles, la fidélité était souvent définie de manière beaucoup plus stricte que dans le monde moderne ; dans certaines sociétés, les femmes n’avaient même pas le droit de parler à un autre homme sans l’autorisation de leur mari. L’homme était généralement tenu de travailler et de subvenir aux besoins de la famille, tandis que la femme devait s’occuper du foyer et des enfants et obéir à son mari.
Ces contrats étaient appliqués. Si une femme était infidèle à son mari, celui-ci pouvait non seulement divorcer ou la punir, mais la société entière la stigmatisait, faisant d’elle une exclue. Parfois, les femmes adultères étaient tuées. Ces règles étaient censées s’appliquer aux hommes, mais elles étaient souvent appliquées de manière inégale.
L’amour biblique est l’exemple même de « l’amour considéré en tant que contrat ». Dans la Bible, Dieu conclut une alliance avec le peuple israélite. Le mot « alliance » signifie simplement « contrat ». Chaque partie à l’alliance était liée par certaines obligations, dont le devoir d’aimer l’autre. Dieu promet d’aimer les Israélites et les Israélites promettent d’aimer Dieu. Il ne s’agit manifestement pas d’un amour digne de la culture populaire. Comment peut-on être « obligé » d’aimer Dieu émotionnellement quand on ne peut pas le voir, le sentir ou lui parler ? Et lorsque Dieu aime l’humanité, il est clair qu’il éprouve des émotions de la même manière qu’une personne moderne se sent « amoureuse ». Dieu n’aime pas les gens parce qu’ils ont un joli sourire. Dans le Nouveau Testament, l’alliance de l’Ancien Testament est remplacée par une nouvelle alliance élargie qui inclut toute l’humanité, mais l’aspect « amour » est similaire. Il est intéressant de noter que Dieu punit sévèrement ceux qu’il « aime » parce qu’il fait ce qui est le mieux pour eux, et pas nécessairement ce qu’ils veulent qu’il fasse.
Les émotions étaient généralement moins importantes dans les sociétés traditionnelles. La plupart des gens devaient épouser quelqu’un qui était considéré comme « bon » pour eux selon les règles de la société. Le mariage était souvent fait ou approuvé par des tiers, et dans certains mariages arrangés, les parties n’avaient pas leur mot à dire dans le choix de leur partenaire. Une fois mariés, les gens étaient censés rester dans le mariage quoi qu’il arrive, même si les sentiments ou les circonstances changeaient. Il était inacceptable de partir parce qu’on était « tombé amoureux » de quelqu’un d’autre.
Les émotions étant moins importantes dans les sociétés traditionnelles, il était souvent interdit d’épouser des personnes appartenant à des castes, des tribus, des classes rivales, etc. L’idée d’une « âme sœur » transcendant les frontières culturelles n’existait pas. Les poètes des sociétés traditionnelles ont souvent écrit des poèmes décrivant une conception plus « moderne » de l’amour, mais les anciens de ces sociétés empêchaient les gens de mettre cet état d’esprit en pratique.
Les problèmes de l’amour traditionnel.
Bien que la conception traditionnelle de l’amour soit similaire à la mienne, l’amour dans les sociétés traditionnelles présentait de sérieux problèmes. Pour assurer la stabilité sociale, les gens étaient souvent associés pour des raisons stupides sans rapport avec le bonheur ou le bien-être des parties, comme les alliances familiales, la ségrégation sociale, les raisons d’affaires, etc. Les sociétés traditionnelles visaient la stabilité, de sorte que presque tout le monde était en couple avec quelqu’un, même si l’autre n’était ni aimable ni attirant. Les émotions périphériques liées à l’attirance étaient largement ignorées et de nombreux mariages étaient misérables, souvent dès le début.
Un défenseur du mariage traditionnel pourrait faire valoir qu’en obéissant aux aînés de la société, les couples mariés finiraient par développer les « bons » sentiments l’un pour l’autre. C’est peut-être vrai dans une certaine mesure, mais la vérité est que certaines personnes ne s’aimeront jamais, même si leur relation est « correcte » en théorie.
Le contrat d’amour traditionnel était également souvent peu clair, oppressif pour la partie la plus faible et injustement appliqué. Que se passe-t-il si l’une des deux personnes devient abusive ? A-t-elle violé le contrat ou l’autre partie doit-elle rester ? Les sociétés traditionnelles n’avaient souvent pas de réponses à ces questions.
Ces questions sont souvent abordées par les hommes, qui préfèrent généralement maintenir les mariages, en acceptant implicitement que de nombreuses personnes soient malheureuses.
Dans les sociétés traditionnelles, les hommes ont souvent abusé de leur position de pouvoir en imposant aux femmes des conditions contractuelles injustes et oppressives. Les femmes (et la plupart des hommes) ont un désir primitif de suivre le leadership d’un « mâle alpha » qu’elles respectent, mais la plupart des hommes ne sont pas des mâles alpha (et ne l’étaient pas non plus dans les sociétés traditionnelles), de sorte que les hommes faibles conservaient souvent leur position dominante dans la relation par des abus, des menaces et la coercition. En outre, les hommes qui n’étaient pas des mâles alpha prenaient souvent le désir des femmes de suivre un mâle alpha pour de la faiblesse et de la stupidité, et traitaient les femmes en fonction de cette piètre opinion. Les femmes, cependant, ne sont pas stupides, et cette oppression n’a fait qu’accroître leur ressentiment et les a finalement rendues favorables au féminisme.
Enfin, parce que les hommes étaient au pouvoir, ils n’appliquaient souvent pas les contrats de manière équitable, de sorte que, par exemple, une femme était punie pour adultère, mais pas un homme. « L’amour en tant que contrat » ne fonctionne que si les termes du contrat sont justes, bien compris et appliqués équitablement, ce qui n’était souvent pas le cas.
Les hommes, cependant, n’étaient pas exempts d’obligations, et il est intéressant de constater qu’avec l’évolution de la vision sociale de l’amour et des relations, de nombreuses obligations des femmes ont été supprimées (cuisiner, faire le ménage, élever les enfants), tandis que les obligations des hommes subsistent souvent (subvenir aux besoins financiers de sa femme et de ses enfants). Cette évolution est peut-être influencée par le féminisme. Une femme qui ne cuisine pas, ne fait pas le ménage et confie ses enfants à des nounous n’est pas considérée comme une délinquante par la loi ou la plupart des gens d’aujourd’hui, alors qu’un homme qui ne subvient pas aux besoins de sa famille est méprisé et peut même aller en prison dans certains pays. Les féministes admettent même parfois que l’évolution des responsabilités sociales est une « revanche » sur les hommes pour des méfaits historiques antérieures.
De même, il n’existe aucun mécanisme d’exécution des vœux de mariage, ce qui fait de l’institution du mariage une relique du passé, comme une vieille horloge qui décore une pièce mais ne donne plus l’heure avec précision. Quelques amis ou membres de la famille peuvent éviter un infidèle parce qu’ils le considèrent comme une mauvaise personne, mais un infidèle conservera généralement une bonne réputation dans la société et sera en mesure d’avoir des rendez-vous, de trouver un emploi, etc. Il n’y a pas de conséquences juridiques à la tromperie et, en fait, avec l’augmentation des divorces « sans faute », une personne peut tromper son conjoint et se voir attribuer légalement la moitié de ses biens.
Avant que vous ne m’accusiez d’être anti-homme ou anti-femme, je ferai remarquer que l’application injuste des contrats est le résultat d’un déséquilibre de pouvoir. Par exemple, dans les sociétés traditionnelles, les parents avaient un pouvoir disproportionné dans la relation parent-enfant, de sorte que ces contrats étaient souvent injustes et appliqués de manière arbitraire. Dans les sociétés traditionnelles, les enfants étaient souvent traités comme des esclaves, et l’une des innovations du judaïsme et du christianisme a été d’interdire les sacrifices d’enfants.
L’évolution de l’amour.
La civilisation occidentale a une histoire intellectuelle unique, qui a conduit à une conception de l’amour radicalement différente de celle de la plupart des sociétés traditionnelles. Je résumerai brièvement et de manière simpliste cette évolution.
Au Moyen Âge, alors que le christianisme exerçait un contrôle idéologique et politique total en Occident, un groupe de philosophes connus sous le nom de « scolastiques » a commencé à tenter de justifier le christianisme par la logique et la rationalité, en s’appuyant souvent sur la philosophie grecque antique pour étayer les arguments. La plupart des philosophes modernes et des intellectuels respectés s’accordent à dire que les philosophes scolastiques n’ont pas réussi à « prouver » la religion de manière rationnelle. Quelle que soit votre opinion sur le christianisme, vous devez admettre que certains de ses aspects (Dieu, le ciel, les anges, etc.) ne peuvent être prouvés rationnellement, car il n’y a pas de « preuves ».
Il n’y a pas de « raisons » indiscutables d’accepter leur vérité (n’oubliez pas que rationalité signifie simplement « avec raison »). Bien que certaines philosophies scolastiques aient été brillantes, la plupart d’entre elles étaient des spéculations absurdes, et les arguments prétendument « rationnels » étaient tout sauf rationnels. La plaisanterie qui consiste à se demander combien d’anges peuvent danser sur une tête d’épingle est née d’une critique des philosophes scolastiques.
Les philosophes scolastiques ont cependant laissé un héritage important : en réintroduisant et en mettant l’accent sur la logique et la rationalité dans la philosophie européenne, et en permettant à des philosophes non chrétiens de participer à la conversation, les scolastiques ont préparé le terrain pour le siècle des Lumières. Les philosophes des Lumières ont critiqué le christianisme et la tradition, dont une grande partie était fondée sur le christianisme, en faveur de la « raison », retournant les outils des scolastiques contre eux. La plupart des philosophes des Lumières étaient nominalement chrétiens, probablement parce que le christianisme exerçait encore un contrôle politique, mais leur travail était subversif et allait souvent à l’encontre du christianisme et de la tradition.
Une grande partie du siècle des Lumières, comme la majeure partie de la philosophie occidentale, a été un échec d’un point de vue purement philosophique. La plupart des arguments « rationnels » avancés par les philosophes au cours de l’histoire n’étaient pas réellement rationnels, mais plutôt influencés par leurs sentiments, leurs allégeances politiques et religieuses, les schémas de pensée acceptés à l’époque et d’autres hypothèses non déclarées et parfois inconscientes. Le siècle des Lumières n’a pas dérogé à la règle. Les philosophes de toutes les époques ont toujours été des snobs prétentieux et arrogants, mais les philosophes des Lumières étaient particulièrement arrogants, croyant qu’ils pouvaient sans risque jeter n’importe quelle tradition à la poubelle s’ils pouvaient la réfuter grâce à leur « rationalité ». Cette tendance des Lumières existe toujours dans le monde moderne et contribue à expliquer l’horrible conception de l’amour qu’ont les gens d’aujourd’hui.
Le mouvement romantique.
Le Siècle des Lumières a produit beaucoup de choses formidables comme la science, les théories de la démocratie, etc… Mais les êtres humains sont des animaux émotionnels, et toute philosophie qui tente de tout fonder sur la raison perdra en popularité. Tout comme le siècle des Lumières était une réaction contre l’irrationalité du christianisme, le mouvement romantique (entre 1780 et 1850) était une réaction contre la « rationalité excessive » du siècle des Lumières. Le romantisme a commencé comme une « manière de sentir » exprimée dans l’art et la littérature, et n’a été articulé que plus tard par les philosophes. Les romantiques mettaient l’accent sur l’émotion, l’imagination, la spontanéité et l’individualisme. Et pas seulement l’émotion ordinaire, mais l’émotion profonde, puissante et folle. On pourrait même dire que le romantisme représente la quête de transcendance de l’homme dans un monde trop mécanisé et rationnel.
Même si la plupart des gens n’ont aujourd’hui aucune idée de la signification du mot « romantisme », la mentalité romantique a pénétré la conscience moderne si profondément que les gens ne réalisent même pas qu’il existe d’autres façons de penser. Dans l' »Histoire de la philosophie occidentale », Bertrand Russell affirme que le romantisme est à l’origine de la plupart des pires tendances de la société moderne – une fausse préoccupation pour les pauvres et les opprimés, un rejet irrationnel de la tradition et de la morale, une conception irréaliste et idéalisée de la réalité, un rejet des choses pratiques au profit des choses « belles » et, pire que tout, le culte des émotions sauvages. En gros, le mouvement romantique représente ce que pensent généralement les gens d’extrême gauche. Dans l’art, les romantiques préféraient les scènes folles de hautes montagnes, de précipices effrayants, de tempêtes maritimes et, selon Russell, « ce qui est inutile, destructeur et violent » aux choses banales et pratiques telles qu’une prairie luxuriante ou des champs de maïs. En littérature, les romantiques rejetaient les histoires qui auraient pu arriver à des personnes réelles et se concentraient plutôt sur des choses comme les fantômes, les châteaux délabrés et les pirates, parce qu’ils ne s’intéressaient qu’aux choses « grandioses, lointaines et terrifiantes ».
La conception moderne de l’amour.
La modernité a combiné le rejet de la tradition par les Lumières et l’adhésion du romantisme à l’émotion sauvage pour créer une conception de l’amour complètement nihiliste, irrationnelle et impulsive. Les films, les émissions de télévision, les chansons, les romans populaires et même les intellectuels et les professeurs d’université les plus éminents nous martèlent constamment cette vision, au point que les gens se moqueront de vous si vous n’acceptez pas que l’amour n’est rien d’autre qu’une émotion sauvage et incontrôlable. La conception dominante de l’amour est également irrationnelle, basée sur une conception idéalisée du monde et dédaigneuse de toute considération pratique – un héritage du mouvement romantique.
Dans les histoires d’amour au cinéma et à la télévision, deux personnes qui ne sont pas faites l’une pour l’autre d’un point de vue pratique tombent néanmoins « amoureuses ». Après leur union, le film se termine. En d’autres termes, le film se termine avant que nous puissions voir les parties essayer de s’aimer concrètement, dans la vie de tous les jours.
Le cycle du chagrin d’amour.
Parce que le monde moderne associe l’amour à des émotions d’attraction périphérique et que les relations ne créent aucune obligation, la plupart des gens savent, au moins inconsciemment, que la déclaration « Je t’aime » est au mieux un engagement temporaire et au pire un mensonge, susceptible de changer lorsque les sentiments de la personne changent ou lorsqu’elle trouve quelqu’un qui lui plaît davantage. Le monde moderne connaît un problème d’action collective : personne ne fait respecter les contrats d’amour et personne ne s’engage donc pleinement envers quelqu’un d’autre, de peur de se faire avoir. Ce cercle vicieux pousse les gens à agir de manière de plus en plus égoïste.
L’histoire suivante arrive à de nombreuses personnes modernes, à moins qu’elles ne vivent dans une communauté religieuse qui interdit les rencontres : au collège ou au lycée, qui sont des zoos non réglementés de jeunes singes agissant de manière horrible et s’infligeant fréquemment des dommages psychologiques massifs et durables, les garçons et les filles ont le béguin les uns pour les autres. Les garçons et les filles de condition inférieure sont constamment rejetés et développent souvent d’intenses sentiments d’infériorité et de ressentiment à l’égard du sexe opposé. S’ils ne règlent pas leurs problèmes, ces gens deviennent souvent des solitaires éternels, des haineux de la femme, des féministes extrémistes et toutes sortes de bizarreries. Ce ressentiment peut se développer à n’importe quel moment de la vie, mais il est particulièrement dangereux lorsqu’il se manifeste chez les enfants, car ces derniers ne disposent pas des outils cognitifs nécessaires pour gérer rationnellement ces pensées et ces sentiments.
D’autre part, les garçons et les filles « à statut élevé » ou attirants s’engagent dans des relations, souvent sans la supervision d’un adulte ou même sans qu’un adulte le sache. Ces relations sont souvent profondes et passionnées parce que les adolescents ont des hormones déchaînées et n’ont jamais ressenti ces émotions auparavant. Ils n’ont pas encore mis en place de mécanismes de défense pour éviter d’être blessés ou rejetés. C’est pourquoi on dit souvent que le « premier amour » est le plus fort.
Cependant, comme les collégiens et les lycéens sont stupides et immatures, et qu’ils ne sont liés par aucune obligation, l’un des deux finit presque toujours par tromper l’autre ou lui briser le cœur. La douleur d’être rejeté par son premier amour est extrêmement traumatisante, ce qui pousse la plupart des gens à décider consciemment ou inconsciemment de ne plus « aimer » et de rejeter toute personne qui leur offre implicitement ou explicitement de l’amour ou une connexion émotionnelle profonde.
La véritable émotion amoureuse, cependant, est subconsciente et peut se développer d’elle-même, même si l’on ne recherche pas une connexion émotionnelle profonde. La peur de l’amour crée un étrange paradoxe : nous érigeons un « bouclier » pour repousser l’amour, mais nous abaissons ce bouclier lorsque les gens ne prétendent pas nous aimer, et parce que notre bouclier est abaissé, nous formons inconsciemment des émotions d’attraction périphériques et la véritable émotion d’amour pour la personne émotionnellement distante. En d’autres termes, nous sommes attirés par des personnes émotionnellement distantes parce qu’elles nous promettent de ne pas créer de sentiments d’attachement, mais nous créons tout de même des sentiments d’attachement à leur égard. C’est en partie la raison pour laquelle tant d’hommes et de femmes sont obsédés par des personnes qui ne leur ressemblent pas.
Les relations sont un exercice égoïste pour la plupart des gens : nous choisissons quelqu’un qui nous attire mais qui ne veut manifestement rien de nous, nous projetons nos propres sentiments d’amour et d’attirance sur lui, puis nous nous enfuyons s’il nous demande quoi que ce soit en retour.
En outre, même si nous essayons de réprimer le désir de ressentir de l’amour, la véritable émotion amoureuse ne peut être détruite et s’exprimera de manière bizarre et malsaine. L’émotion amoureuse réelle est souvent dirigée par le « fantasme de l’âme sœur », qui est le mythe de la culture populaire selon lequel chaque personne a le droit de « tomber amoureuse » de son « âme sœur », qui est « parfaite » pour elle et qui la fait vibrer de toutes ses émotions. Étrangement, l’âme sœur de personne n’est jamais un gros, un paresseux ou un toxicomane – ces personnes n’ont-elles pas besoin d’une âme sœur elles aussi ?
Le « fantasme de l’âme sœur » est un mensonge égoïste. Lorsque nous ressentons une profonde attirance pour quelqu’un, le fantasme de l’âme sœur, associé à notre désir de ressentir la véritable émotion amoureuse, nous convainc que notre « âme sœur » nouvellement trouvée doit ressentir la même chose pour nous. N’oubliez pas que les films ne décrivent jamais une situation où l’âme sœur d’une personne ne l’aime pas en retour ! Malgré son absurdité, le fantasme de l’âme sœur procure un sentiment d’extase qui nous pousse à développer des fantasmes insensés et bizarres sur notre avenir avec une personne que nous connaissons à peine. Le mythe de la culture populaire du « coup de foudre » justifie encore davantage la projection de nos fantasmes les plus fous sur un étranger, même si cette personne ne s’est pas du tout investie dans notre vie.
Lorsque nous avons l’impression que quelqu’un est notre âme sœur, nous commençons à développer une véritable émotion amoureuse, même s’il n’y a aucune raison rationnelle de le faire. C’est la raison pour laquelle les gens deviennent des harceleurs. La personne harcelée n’a pas montré suffisamment d’intérêt, mais le harceleur a créé dans sa tête le fantasme qu’ils « s’appartiennent » l’un à l’autre. Comme vous pouvez l’imaginer, la plupart des harceleurs se sentent seuls et sont privés de l’émotion de l’amour véritable.
L’idée de l’âme sœur est un non-sens, et les gens sont constamment déçus, ce qui les déprime et les rend solitaires, ce qui les pousse à rechercher leur âme sœur avec encore plus d’ardeur. De nombreuses personnes sont plongées dans ce cercle vicieux, ce qui les pousse à agir instantanément comme des nécessiteux et à se montrer étranges dans tout type de relation ou d’interaction avec les personnes qui les attirent.
La culture populaire présente l’amour, les relations, le sexe et les rencontres comme des loisirs amusants et légers, ce qui pousse les gens à ne pas prendre ces sujets au sérieux et à ne pas y réfléchir de manière approfondie ou rationnelle. Ce manque de sérieux est extrêmement dangereux, car ces sujets touchent littéralement nos émotions les plus profondes et les plus primitives, et peuvent causer des dommages psychologiques et des douleurs considérables s’ils tournent mal.
Amour et séduction.
La plupart des artistes de la drague et des gourous de la séduction se concentrent uniquement sur les émotions périphériques de l’attirance et ne mentionnent jamais l' »amour » parce que, comme la plupart des gens modernes, ils n’ont aucune idée de ce qu’est l’amour. Ils supposent également que l' »amour » n’a rien à voir avec ce qu’ils font. Or, si je ne me trompe pas, les êtres humains recherchent toujours inconsciemment la véritable émotion de l’amour, même lorsqu’ils pensent ne vouloir que du sexe.
Les gourous de la séduction pensent à tort que l’attirance est le « lien » qui maintient une relation ensemble, mais la vérité est que la véritable émotion amoureuse est ce lien et que l’attirance est « l’échafaudage », si je puis le dire ainsi, qui maintient la véritable émotion amoureuse en place. Un mâle alpha qui poursuit sa mission et qui n’est pas dans le besoin crée simplement un portail clair pour qu’une femme établisse un lien émotionnel avec lui. Un homme qui est dans le besoin, suppliant ou faible obstrue le portail avec des émotions égoïstes qui repoussent les femmes. La culture populaire n’a pas tort lorsqu’elle dit que les femmes veulent un homme gentil qui les aime – la culture populaire oublie simplement que l’homme doit également être un mâle alpha qui n’est pas dans le besoin et qui n’est pas émotionnel envers elles.
En fait, les femmes se sentent davantage aimées par le mâle alpha qui ne la supplie pas, parce qu’il est honnête sur ce qu’il est (un homme qui se concentre sur sa mission) et qu’il n’essaie pas de la manipuler en la suppliant. Un homme bêta faible ne peut pas faire ce qui est le mieux pour elle parce qu’il ne peut pas la défier, la protéger, être un modèle pour elle ou élargir sa conscience.