La plupart des femmes simulent des orgasmes et gémissent bruyamment sans avoir d’orgasme.

Attention ! Cet article fait partie du projet « The Black Pill ». Vous consultez la section 7.4.

Muehlenhard a examiné en 2010 les résultats d’enquêtes sur la prévalence des femmes simulant leurs orgasmes et a constaté qu’entre 53% et 68% des femmes étudiées ont admis avoir simulé des orgasmes au moins une fois. Ces enquêtes ont utilisé différentes méthodes, par des questionnaires distribués par courrier par des magazines féminins à des échantillons d’étudiants dans divers pays occidentaux. À l’inverse, seulement la moitié des hommes ont admis avoir simulé un orgasme au moins une fois. Faire plaisir au partenaire et l’incertitude quant aux liens affectifs sont parmi les raisons les plus souvent rapportées pour simuler des orgasmes chez les femmes et beaucoup plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, tandis que les hommes ont plutôt simulé un orgasme parce qu’ils voulaient mettre fin au sexe parce qu’ils étaient ivres ou fatigués et ne voulaient pas risquer une réputation d’impuissance.

De même, une étude de Brewer (2010) a révélé que pas moins de 80 % des femmes déclarent gémir sans avoir d’orgasme.

Les orgasmes des femmes, ainsi que ceux des grands singes étroitement apparentés, sont aussi considérablement plus bruyants, plus complexes et commencent plus tôt dans la séquence copulatoire par rapport aux mâles (Hamilton, 1978).

Discussion :

Malgré l’absence de preuves univoques indiquant que les femmes ont plus de chances d’avoir des orgasmes avec un partenaire plus riche, l’hypothèse selon laquelle les femmes font semblant d’avoir des orgasmes pour faire plaisir à leur partenaire et provoquer leur investissement et leur attachement reste prometteuse en raison de la dépendance des femmes aux ressources des hommes. Le fait que les femmes n’aient pas plus d’orgasmes probables avec les hommes riches pourrait s’expliquer par une adaptation hédonique sans falsifier l’hypothèse de la prétention d’orgasmes comme stratégie d’extraction de ressources. Ce complexe d’adaptation, tant chez les hommes que chez les femmes, peut être considéré comme un prolongement des adaptations antérieures des hommes à la promiscuité, permettant aux femmes de tromper les hommes pour qu’ils investissent en feignant la volonté sexuelle ou le besoin sexuel, le comportement de simulation qui en résulte devenant alors également adaptatif chez les hommes car il augmente leur investissement parental, ce qui favorise le succès reproductif.

Dans le cadre d’une synthèse du comportement sexuel féminin chez les grands singes (Hominidae) étroitement apparentés aux humains, Mogielnicki (2020) a émis l’hypothèse que les vocalisations copulatrices des femelles hominidés peuvent élever le statut social des mâles copulateurs, et également accroître la vigilance des mâles que la femelle a choisis pour la défendre contre les mâles indésirables. Une grande variété d’autres hypothèses sur les vocalisations copulatoires des femelles ont été suggérées par divers scientifiques.

Sources : 

Muehlenhard, C. L., & Shippee, S. K. (2010). Men’s and Women’s Reports of Pretending Orgasm. Journal of Sex Research, 47(6), 552–567. doi:10.1080/00224490903171794

Brewer, G., & Hendrie, C. A. (2010). Evidence to Suggest that Copulatory Vocalizations in Women Are Not a Reflexive Consequence of Orgasm. Archives of Sexual Behavior, 40(3), 559–564. doi:10.1007/s10508-010-9632-1

Hamilton, W., & Arrowood, P. (1978). Copulatory vocalizations of chacma baboons (Papio ursinus), gibbons (Hylobates hoolock), and humans. Science, 200(4348), 1405–1409. doi:10.1126/science.663622

Mogielnicki C, Pearl K. 2020. Hominid sexual nature.