La beauté est objective (épisode 172747) : la symétrie du visage est universellement belle et permet d’avoir plus de partenaires sexuels.

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Gangestad & Thornhill ont mené en 2017 une étude sur les « Extra-Pair Copulations » (c’est-à-dire l’infidélité, en bon français). Ils ont notamment trouvé des preuves que les hommes présentant une « asymétrie fluctuante plus faible » (c’est-à-dire des hommes aux visages plus symétriques), qui est considérée comme un indicateur de stabilité du développement, étaient plus susceptibles d’être choisis comme partenaires d’infidélité par les femmes, ce qui implique que les femmes étaient plus disposées à les choisir comme partenaires sexuels occasionnels.

Une étude antérieure menée par les mêmes auteurs a également révélé une corrélation significative entre la symétrie du visage et le nombre de partenaires sexuels à vie (c’est-à-dire que les hommes plus symétriques ont déclaré plus de partenaires sexuels féminins). En tenant compte de l’attractivité faciale et d’autres facteurs de confusion potentiels, la corrélation était toujours significative.

Rhodes, qui a réalisé une méta-analyse sur la relation entre l’attractivité faciale et la symétrie, a trouvé des preuves solides d’une tendance générale à la corrélation entre la symétrie et l’attractivité faciale, et cette relation ne s’explique pas entièrement par le fait que les visages symétriques sont plus « moyens » (c’est-à-dire un visage dont les proportions sont proches de la moyenne mathématique d’une population, qui est également associée à l’attractivité).

La symétrie faciale peut faire l’objet d’une sélection esthétique, c’est-à-dire que les gens choisissent principalement des partenaires symétriques parce qu’ils sont objectivement beaux.

Sources : 

Rhodes, G. The Evolutionary Psychology of Facial Beauty. Annu. Psychol, 57:199-226.  (Source)

Gangestad SW, Thornhill R. 1997. The evolutionary psychology of extrapair sex: The role of fluctuating asymmetry. Evolution and Human Behavior 18(2):69-88. (Source)

Thornhill R, Gangestad SW. 1994. Human Fluctuating Asymmetry and Sexual Behavior. Psychological Science 5(5):297-302. (Source)