Partage des tâches ménagère : une française sur deux est une sordide procédurière crasseuse.

L’écologiste hystérico-vaginale Sandrine Rousseau a récemment commis un acte impardonnable : elle s’est mise à penser – mais pire encore ! – elle s’est mise à partager ses pensées, ce qui nous oblige à en prendre connaissance. Et comme on pouvait s’y attendre, cette pensée n’aurait jamais dû sortir du néant abyssal duquel elle était sortie, mais le destin est ainsi : il vous envoie de grands malheurs et de grandes imbécilités sans vous demander votre avis. 

Du coup, de quoi s’agit-il ? Eh bien, l’idée est la suivante : créer un délit de non-partage des tâches ménagères au sein du couple. Mais ça ne s’arrête pas là : d’autres abrutis ont eu l’excellente idée de faire un sondage. Pour information, un sondage implique de demander l’avis des femmes. Autant vous dire que les résultats sont à la hauteur d’une telle folie. 

Il résulte de ce sondage qu’une femme sur deux se dit favorable à l’instauration d’un délit de non-partage des tâches domestiques, qui permettrait de sanctionner le conjoint qui ne prend pas sa part des tâches ménagères ou parentales. Ce sont les femmes les plus jeunes, c’est-à-dire les immenses connasses à l’Ego surdimensionnées des générations Y et Z, qui sont les plus enthousiastes : près des deux tiers (61%) des gonzesses âgées de moins de 30 ans approuvent cette idée. Et pour pousser le crime dans ses aspects les plus abjectes, sachez également que 15 % des françaises seraient prêtes à porter plainte. 

Alors, que penser de tels résultats ? Il y a plusieurs concepts sur lesquels je souhaiterai revenir en guise d’introduction. D’abord, il y a un thème qui revient toujours dans ce genre de débat, et qui constitue la « toile de fond » de ce type de sondage : le concept de « charge mentale ». Ce concept a pour objet de mettre un mot sur le fait que les femmes ont visiblement récemment appris à penser, et elles se sont rendues comptes que penser, c’est fatiguant. Du coup, elles réclament des compensations parce qu’elles pensent. J’avoue que je n’ai jamais compris le concept de « charge mentale ». Oui, nous devons tous « penser » à un certain de nombre de choses au cours de la journée, que cela soit penser à des détails pratiques, penser au boulot, penser aux choses à faire, pensez à nos soucis, nos préoccupations, nos besoins, nos désirs… tout le monde pense, tout le monde à des soucis, tout le monde à des choses à faire. Ça s’appelle la vie, et oui, c’est pas toujours fun, la vie. Parfois, la vie c’est répétitif et ennuyant, mais c’est ainsi. Mais quand une femme « pense », ça doit faire l’objet d’une « réparation » ou d’une « compensation ». A quand une « indemnité de respiration » tant qu’on y est aussi ? Vous allez voir qu’un jour, une féministe va découvrir que la capacité respiratoire des femmes est différente de celle des hommes (spoiler : c’est effectivement le cas, parce que le volume respiratoire est corrélé à la masse musculaire, qui est supérieure chez l’homme), et qui va attaquer en conséquence les « inégalités respiratoires de genre », parce que les femmes consomment moins d’oxygène par cycle inspiration/expiration.

Bref, au-delà de ce concept à la con, il y a aussi l’idée terrible, odieuse, de la « judiciarisation » des tâches ménagères au moyen d’une réglementation et d’une comptabilisation des tâches domestiques. Autrement dit, la « division sexuelle du travail domestique » doit devenir un espace soumis à la loi, donc au juge, c’est-à-dire au prétoire, à l’espace public, au débat contradictoire, à la règle de droit, à la procédure civile et pénale, à la vie citoyenne. En résumé, cette immonde connasse de Sandrine Rousseau souhaite que tous les aspects de la vie familiale, affective, relationnelle, devienne un espace que l’État doit réglementer, même dans ses aspects les plus triviaux, comme le fait de sortir les poubelles. Alors, pour ceux d’entre vous qui n’auraient jamais étudié les sciences politiques, je rappelle aimablement que, lorsqu’un État s’immisce dans la vie (très) privée des couples, on appelle ça du totalitarisme. Il n’y a pas d’autres mots. Je rappelle également que dans la classification pénale française (divisé en contraventions, délits, crimes, par ordre de gravité), le délit est un degré de qualification d’infractions pénales qui est défini par la gravité de la peine prévue pour les réprimer. Un délit est le non-respect d’une règle d’une loi française, qui expose son auteur à une peine d’emprisonnement (il s’agit sinon d’une contravention), peine qui ne peut pas dépasser 10 ans (il s’agit sinon d’un crime).

Selon l’article L 131-3 du code pénal, les peines correctionnelles (qui sont donc les peines infligées lorsqu’on commet un délit) peuvent être : la prison, la détention à domicile, l’amende, le « jour-amende », la « peine de stage », le « travail d’intérêt général », des peines « privatives ou restrictives de droits », ou diverses peines complémentaires.

Non mais sérieusement. Est-ce que vous réalisez la CONNERIE des françaises ? Il y a une françaises sur deux qui approuve cette folie. Et majoritairement des jeunes filles de moins de 30 ans. C’est-à-dire que votre copine – votre propre copine – serait prête à aller au tribunal pour vous infliger de la PRISON ou une AMENDE parce que « vous n’avez pas descendu les poubelles » ou parce que « il reste une assiette sale dans l’évier » ? Non mais il faut tout de suite calmer les féministes là, parce que moi je n’en peux plus. Il y a un double aspect monstrueux dans ce sondage. 1. Votre copine se dit prête à accepter que l’État s’immisce dans votre vie privée. 2. Votre copine se dit prête à vous faire subir de très grave atteinte à votre liberté pour des… tâches domestiques ! 

Les françaises, en particulier les moins de 30 ans, sont en train d’affirmer haut et fort qu’elles n’hésiteraient pas à vous briser la vie (parce qu’une amende ou de la prison, c’est quand même sérieux, là, on ne déconne plus) parce qu’elle a dû repasser vos chemises ? Il convient, je le pense sincèrement, de sonner la fin de récréation et d’adopter un ton un peu plus patriarcal : mesdemoiselles, ne jouez pas à la judiciarisation et à la contractualisation absolue des rapports hommes/femmes. C’est dangereux, personne ne sait dans quelle société cela va nous amener. Cela peut engendrer des ressentiments énormes des deux côtés. Parce que si on commence à transformer les rapports intimes en combat judiciaire et pénal, on va transformer la société en enfer, littéralement.