Le délire hystérique de Marie Coquille-Chambel : l’avortement déconnecté du réel.

Je suis tombé aujourd’hui sur un Thread Twitter absolument lunaire, écrit par une personne que je ne connaissais pas, une certaine Marie Coquille-Chambel. Une série de tweets totalement improbables tout droit sorti des méandres d’un esprit perdu. Le genre de folies qui ne peuvent sortir que de l’esprit d’une féministe hystérique. Et ça, ce n’est pas moi qui le dit, c’est elle-même qui se décrit ainsi : « Critique théâtre / Doctorante / Membre #MeTooTheatre / Activiste, militante, justicière, extrémiste, inquisitrice, idéologue, intermittente sans capital ».

Je suis rassuré, d’une certaine manière, d’apprendre que cette charmante jeune femme a conscience d’être une idéologue militante extrémiste et inquisitrice. Cela permet de jouer carte sur table, ce que j’apprécie particulièrement. Ainsi, il n’est pas besoin de chercher à montrer que cette jeune femme cherche à faire passer un message politique, non. Elle l’affirme elle-même et l’assume. C’est donc du temps gagné : nous sommes face à une féministe qui veut imposer son idéologie. Oui, j’ai bien dit « imposer », parce que quand on se décrit soi-même comme « inquisitrice », on ne prend pas la peine de « proposer », on « impose » directement. Autrement dit, elle a raison, et toute personne qui est en désaccord avec elle est un homme incel d’extrême-droite nazi fasciste génocidaire oppresseur patriarcal etc… (vous connaissez le refrain, depuis le temps). 

Et donc, Marie Coquille-Chambel a avorté. Ce qui est son droit et son choix, et je précise que je n’ai absolument rien à ajouter à cela. Elle fait bien ce qu’elle veut, il n’y a personne pour l’en empêcher, et c’est ainsi que je conçois les choses : la liberté. Je suis pour la liberté, y compris et surtout pour ceux avec qui je ne suis pas d’accord. C’est d’ailleurs ce qui me distingue des énergumènes féministes d’extrême-gauche, qui sont uniquement pour la liberté des gens qui pensent comme eux, mais qui se transforment en inquisiteurs pour les gens qui pensent différemment. Ah ! Mes amis ! Cela doit être tellement bien d’être de gauche ! Avoir toujours raison ! 

En revanche, il y a une chose qui me gêne. Comme je l’ai dit, je suis pour la liberté, y compris la liberté de choix. Mais ce n’est pas tout, je suis aussi un partisan de la liberté d’assumer les conséquences de nos actions. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Eh bien, que si on revendique le droit de faire des choix indépendamment de toute influence extérieure, on doit aussi nécessairement revendiquer le choix d’assumer toutes les conséquences nos choix. Toutes les conséquences, celles qui étaient prévues et celles qui étaient imprévues, les conséquences immédiates comme les conséquences lointaines, les conséquences positives et négatives. Bref, les conséquences. 

Mais ce n’est pas le cas de Marie Coquille-Chambel, qui revendique le droit d’avortement, mais refuse catégoriquement les conséquences de l’avortement. Elle va même jusqu’à revendiquer le droit à avorter, tout en critiquant la nature de l’avortement lui-même, ce qui est particulièrement osé. C’est de la haute voltige, une cascade intellectuelle très dangereuse. Attention, ne reproduisez pas cela chez vous. Ce genre d’acrobatie ne peut être réalisé que par une féministe professionnelle en circuit fermé. 

Commençons ainsi par le début : Marie Coquille-Chambel a avorté, mais dénonce « la violence du procédé »…

Je rappelle que l’avortement est un procédé artificiel qui consiste à interrompre une grossesse. C’est-à-dire que PAR DÉFINITION, c’est une technique non-naturelle invasive qui vise à mettre fin à un processus biologique humain. Un demeuré congénital pourrait comprendre les implications de l’avortement, mais pas Marie Coquille-Chambel, non. Elle pensait visiblement que c’était aussi simple que de se brosser les dents ou de se coiffer les cheveux. En clair, cette féministe veut avorter, mais découvre au dernier moment que l’avortement a un effet abortif… Putain, si seulement quelqu’un l’avait prévenu ! C’est la faute du patriarcat, encore une fois. Marie Coquille-Chambel aurait aimé qu’on la prévienne ! 

Mais ce n’est pas tout. Et c’est là que nous atteignons le cœur du féminisme – et si j’ose aller jusque-là, de la nature féminine elle-même. 

Marie Coquille-Chambel découvre avec douleur que l’avortement a pour effet d’avorter. Oui, elle est très sérieuse. Elle découvre que, lorsqu’une femme avorte, elle perd l’enfant qu’elle portait. Imaginez un instant ma stupéfaction. Elle s’imaginait VRAIMENT qu’elle allait peut-être simplement « saigner ». 

Mais rendez-vous compte ! En réalité, l’interruption volontaire de grossesse consiste à interrompre une grossesse ! Quelle surprise ! L’avortement est une fausse couche ! Non mais relisez-moi ce passage plusieurs fois : « Je n’imaginais pas que j’allais voir l’embryon de façon aussi claire, au milieu de caillots extrêmement impressionnants. J’ai eu la sensation de perdre tout ce que j’avais dans le ventre ». Marie Coquille-Chambel insiste : « je ne le visualisais pas comme ça ». 

Il existe quelque chose de mystérieux dans la psyché féminine. Une sorte d’espace impossible, une « réalité non-réelle ». Une femme devient mère, et alors même qu’elle porte son enfant, son bébé dans son ventre, elle décide d’expulser artificiellement l’enfant de son corps. Mais lorsqu’enfin, elle procède à l’extermination du fœtus, elle réalise que celui-ci n’est plus dans son ventre, puisqu’il a été expulsé du corps au moyen d’un procédé médicamenteux. 

C’est là que nous revenons enfin à la liberté, et aux conséquences de nos actions. Je le répète ici : je suis pour la liberté des femmes d’avorter. Si c’est ce qu’elles souhaitent vraiment, qu’il en soit ainsi. Mais alors, pourquoi témoigner de la « violence » de l’avortement, une fois que celui-ci est réalisé ? Pourquoi refuser les conséquences alors que l’on a soi-même décidé des causes ? Le principe de cause-conséquence est pourtant une réalité, un impératif fondamental de notre réalité : toute action engendre une réaction. Toute cause implique une conséquence. J’irai même jusqu’à ajouter que toute conséquence est contenue dans la cause, au moins potentiellement et virtuellement, et dès que la cause se manifeste, alors la conséquence se manifeste également. Sauf pour une féministe hystérique comme Marie Coquille-Chambel, qui s’imaginait bêtement qu’un avortement n’avait pas pour effet de provoquer un avortement. 

La voilà, cette « réalité non-réelle » qui existe au cœur de la nature féminine : ce désir naïf qui consiste à croire qu’une cause ne peut pas engendrer d’effet. Cette volonté d’une mère de ne pas héberger son enfant en son sein, mais sans voir que pour se débarrasser de l’enfant, eh bien, il faut se débarrasser de l’enfant… C’est l’aspect de la nature féminine qui demeura pour toujours incompréhensible aux hommes.