Éric Zemmour. Féminisation, dévirilisation et immigration. (VII)

Dans cette série d’articles, je propose une analyse masculiniste de trois polémiques provoquées par Éric Zemmour autour des concepts de « féminisation », de « dévirilisation » et « d’immigration ».  

Introduction.

Première partie. La féminisation de la société française.

Chapitre préliminaire. Comment définir la féminité ?

Chapitre 1. Féminisation et féminisme.

Chapitre 2. De la féminisation à l’indifférenciation.

Chapitre 3. L’impact croissant des réseaux sociaux.


Deuxième partie. La dévirilisation de la société française.

Dans « Le premier sexe », Éric Zemmour ne se contente pas de défendre la thèse selon laquelle la société française connaît une « féminisation », il évoque aussi un phénomène de « dévirilisation » qui est selon lui le moteur de la féminisation : « C’est la grande ironie de l’histoire d’une féminisation qui n’est en vérité qu’une dévirilisation »[1]. L’homme aurait changé : « (…) je sais aussi que l’homme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’homme qu’incarnait encore un Gabin (…) »[2]. Et c’est d’ailleurs à l’attention des hommes eux-mêmes, qu’Éric Zemmour a écrit « Le premier sexe », comme un signal, comme un appel : « C’est pour comprendre ce qui s’est passé, ce qui nous est arrivé, à nous les hommes, pour ressusciter cette pensée, cette psyché virile, pour révéler le palimpseste sous le parchemin féminin, que j’ai d’abord écrit ce petit livre. Comme un traité de savoir-vivre viril à l’usage de jeunes générations féminisées »[3]. Contre cette « indifférenciation » qu’il a si bien dénoncée : « il n’y a plus d’hommes, il n’y a plus de femmes, rien que des êtres humains égaux, forcément égaux, mieux qu’égaux, identiques, indifférenciés, interchangeables »[4]. La question est posée : la société française connait-elle réellement une « dévirilisation » ? Celle-ci est-elle simplement le versant masculin de la féminisation ? Ou est-ce autre chose ? Et avant cela, il convient de s’intéresser à ce que signifie exactement le terme de « dévirilisation ». A cet égard, le même type de raisonnement doit être appliqué. En effet, de même que la féminisation de la société ne correspond pas bêtement à une simple analyse quantitative du nombre de femmes, la dévirilisation ne correspond pas à une simple diminution du nombre d’hommes dans tel métier ou dans tel secteur de la société. Une société n’est pas dévirilisée seulement parce qu’il y a moins d’hommes, et plus de femmes, qui deviennent députés ou sénateurs, après chaque élection. Les hommes ne sont pas « moins hommes » parce qu’ils sont moins nombreux dans le personnel politique, dans un conseil d’administration, ou dans les médias. Je refuse là encore de « compter » les hommes, parce qu’ils ne sont pas de simples « unités » numériques et interchangeables. Tout comme la féminité est la nature de la femme, la masculinité est celle de l’homme, et il faut explorer la virilité, le caractère de ce qui est masculin, en la considérant exactement comme j’ai considéré la féminité : comme une réalité humaine qui concerne chaque français, et non comme une abstraction mathématique. Il convient donc d’oublier les chiffres, les pourcentages et les ratios afin de se concentrer sur l’être : les individus du même sexe – ici, les hommes – participent tous de la même nature, qui est la masculinité elle-même. Ainsi, au lieu de voir dans les hommes une « collectivité » composée d’une somme arithmétique d’individus, il faut les voir comme autant de variations individuelles d’une même nature éternelle : la masculinité. Dans les chapitres qui suivront, j’utiliserai les termes « virilité » et « masculinité » comme synonymes, en justifiant mon choix dès mon chapitre préliminaire, qui me servira justement à définir la masculinité. Et ici, le besoin de définition est un impératif, car contrairement à la « féminisation » qui était un processus actif par lequel la société s’imprégnait de féminité, la « dévirilisation » est un processus négatif : le préfixe « dé- » exprime l’idée de privation, de cessation, de destruction. La -virilisation marque d’abord un éloignement, une séparation, une opposition qui se crée à l’intérieur de la société française : le phénomène par laquelle elle se prive d’une qualité ou en atténue le caractère. Et déjà, nous savons que c’est un phénomène d’une gravité extrême, car une société qui se sépare d’un élément constitutif est semblable à un organisme qui subit une ablation. La dévirilisation est un sujet grave : qu’est-ce qui ne fonctionnait pas dans l’homme ? Pourquoi la société devrait-elle se priver de sa composante masculine ? Pourquoi devrions-nous abolir certaines caractéristiques masculines ? Et que sont, d’ailleurs, les caractéristiques masculines ?  


Chapitre préliminaire. Comment définir la masculinité ?

Chapitre 1. La chute de la figure paternelle.

Chapitre 2. Divorce : le destructeur de familles.

Chapitre 3. La guerre contre la paternité.

Chapitre 4. La destruction de la sexualité masculine.

Troisième partie. La nécessaire restauration d’un ordre viril à la française.

Chapitre 1. Des revendications aux « exigences » : l’Hubris féminin.

Chapitre 2. Les rapports hommes / femmes dans une société multiculturelle.

Conclusion.


[1] Éric Zemmour, « Le premier sexe », 2006.

[2] Idem.

[3] Idem.

[4] Idem.


Illustration : Photo de Atypeek Dgn