L’agression sexuelle commise par l’Incel de gauche Le Bouseux Magazine démontre la dangerosité des hommes féministes.

J’ai eu vent d’une affaire d’agression sexuelle commise par « Le Bouseux Magazine » sur une « femme » (si on peut appeler « ça » une femme…). 

Il m’a été difficile de synthétiser cette affaire : entre les textes trop longs et mal écrits, et des vidéos décousues, il n’est pas aisé de séparer l’essentiel de l’accessoire. 

D’après un Thread Twitter, une « femme » dit avoir admiré un youtubeur dont le discours est « hyper déconstruit » et « féministe ». Ils se rencontrent et se « rapprochent ». Fait intéressant, ce youtubeur explique « qu’il est difficile pour lui de nouer des relations avec des femmes », parce que lesdites relations sont « asymétriques ». Certes. En dehors du fait que cela ne veut rien dire (qu’est-ce qu’une « relation asymétrique » ?), je suis un peu étonné d’apprendre qu’un homme féministe puisse avoir du mal à « nouer des relations avec des femmes »… 

Mais très vite, on apprend que cet « homme féministe » est en réalité extrêmement doué : voilà qu’il l’embrasse, et la caresse, lui touche les seins et les cuisses. Le témoignage ajoute « Je le laisse faire mais je ne réponds pas beaucoup à ses avances ». Arrivé à ce point, un homme normal aurait compris qu’en l’absence de désir féminin, toute relation intime est impossible. Pourtant, l’homme féministe poursuit ses actions, en ne tenant pas compte de l’absence de consentement. Imaginez ma stupéfaction. 

A décharge de cet « homme », il faut reconnaître que la gonzesse n’est pas non plus une lumière. Elle ajoute : « Je dis à Truc que je n’ai pas envie d’avoir un rapport sexuel avec lui. Il entend et continue ses tentatives d’approches. Caresses et embrassades sur mon corps. Il commence à enlever mon t-shirt Je le laisse faire toujours sans répondre à ses avances ». Alors là, je suis littéralement scotché ! Qu’est-ce que c’est que ce puceau indigne et cette vilaine serpillière à foutre ? La femme VERBALISE qu’elle ne souhaite pas avoir de relation sexuelle, et l’homme CONTINUE. Il s’agit d’une situation grave, réelle et sérieuse. Mais en plus de ça, la gonzesse se « laisse faire ». Faut savoir où tu en es ma petite ! Pourquoi tu te laisses faire ? Es-tu dépourvue de volonté ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ta tête ? 

Parce qu’après, on perd son latin : « Truc me demande mon consentement de manière explicite afin de savoir si je suis ok pour qu’il me pénètre. Je lui réponds “carrément !” en souriant ». Il y a un tweet, il n’y avait pas consentement, elle indiquait qu’elle ne voulait pas de relation sexuelle, et maintenant, j’apprends qu’elle en a « carrément » envie. Voilà pourquoi je suis très souvent perdu avec ce genre de témoignage : un instant c’est « non », ensuite c’est « oui ». Il faut savoir, à un moment donné, prendre une putain de décision. Du coup, avec ce genre d’élucubration féminoïde dans lequel le consentement alterne entre le « oui » et le « non » à chaque seconde, la frontière entre l’agression sexuelle et la relation librement consentie n’a plus aucun sens. Voilà pourquoi les témoignages féministes sont toujours douteux : il y a toujours cette sorte d’alternance entre le consentement et l’absence de consentement, ce qui permet de recréer ensuite une histoire dont les contours sont souvent mal définis. Mais admettons que le déroulement des évènements soit tel qu’elle le raconte : elle n’avait pas envie au début, et avec l’insistance maladroite du Don Juan déconstructeur, dont le comportement frôle dangereusement le viol, elle finit par être excitée. 

Je vous épargne les détails (vous pouvez aller lire le Thread), mais on arrive ensuite à l’une des histoires les plus déprimantes qu’il m’ait été donné de lire. La vie sexuelle des gauchistes doit certainement être d’un ennui mortel et d’une tristesse abyssale. Pour en faire le résumé, il y a pénétration suivie d’une… pause ! Mais quel homme au taux de testostérone normal a besoin d’une pause ? Qu’est-ce que c’est que ces espèces de « rounds de 5 minutes » ? De quoi s’agit-il ? D’une « baise à épisode » ? Y-a-t-il vraiment besoin de se reposer fréquemment ? Faut-il à cet homme des petites périodes de temps pour ne pas jouir prématurément ? Franchement, qui fait des petites pauses comme ça ? C’est une partie de jambes en l’air putain, par une course en fractionné !

Mais après, c’est encore plus morbide : finalement, la gonzesse n’a plus envie que ce Youtubeur la pénètre, après une énième pause. Et franchement, j’ai presque envie de compatir, parce que je ne vois pas comment on peut avoir envie de continuer avec un mec qui a besoin de s’arrêter toutes les 5 minutes. Mais Monsieur « hyper déconstruit » n’en a pas terminé, lui, puisqu’il veut continuer. On ne comprend pas bien pourquoi il veut continuer, puisqu’il a manifestement besoin de s’arrêter régulièrement, mais à ce stade de l’histoire, nous ne sommes plus à un détail prêt…

Il force alors la demoiselle à le masturber, ce dont elle n’avait pas envie. Imaginez la scène ! (Enfin, n’imaginez pas trop quand même, c’est juste une expression). Deux personnes, qui sont très loin d’être des modèles de beauté et d’intelligence, alternant passivement entre préliminaires d’adolescents provoqué par l’homme, changements successifs d’avis de la part de la femme, pénétrations épisodiques, entrecoupés de conversations, de « caresses » et de « petits bisous ». Tout ça transpire le malaise, l’amateurisme et l’à-peu-près, ça commence de manière malsaine et ça termine mollement (si vous me permettez l’expression). Ça ressemble à une première fois qui se passe mal, mais rien n’indique que c’était la première fois, ni pour l’homme, ni pour la femme. Il s’agit donc de deux adultes qui ont très peu – vraiment très peu – de pratique, ce qui n’est pas « mal » en soi, nous avons tous été peu expérimenté à un moment donné de notre vie

Mais le pire est à venir. Le Youtubeur en question, dont j’apprends ensuite qu’il s’agit du « Bouseux Magazine », que je ne connaissais pas, si ce n’est de nom, mais dont l’apparence me dégoûte presque autant que son comportement d’Incel frustré et vindicatif, a fait une vidéo : 

Dès la cinquième seconde, il nous apprends que c’est la faute de « l’extrême droite », qui « reprend la situation à (son) avantage ». Autrement dit, l’extrême droite dénonce le comportement du bouseux pour ce qu’il est, c’est-à-dire le comportement d’un sous-homme, et il est tout à fait normal de dénoncer ce type de comportement, que l’on soit d’extrême-droite ou non. Quand on voit un pauvre mec violenter une femme, on s’en moque, on l’affiche sur les réseaux sociaux, parce que c’est normal. 

« Nous savons que les hommes sont tous des agresseurs potentiels ». Cette phrase est MAGIQUE. J’apprécie énormément le début : « nous savons que… ». Ah bon ? Nous savons ? Bah moi j’ignorais que tous les hommes étaient des agresseurs potentiels. Je pense que le problème ici réside dans le raisonnement de ce pauvre type : celui-ci doit se dire, d’une manière assez simpliste, qu’il est un homme, et que donc, tous les hommes doivent être comme lui. Ainsi, comme il doit certainement savoir au fond de lui qu’il est un agresseur, il doit se dire que les autres mecs agissent comme lui, et que donc, tous les hommes sont virtuellement des agresseurs. C’est justement là que ça coince, ce genre de raisonnement du type « je suis humain, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». On doit tous se dire que les autres sont comme nous, au fond. Ainsi, si je suis un homme extraverti, je me dit que tous les hommes le sont aussi, alors je dirai : « Nous savons que les hommes sont tous des extravertis ». Et puis si je suis un menteur, je me dis que les autres hommes doivent mentir au moins aussi souvent que moi, et alors, je dirai : « Nous savons que les hommes sont tous des menteurs ». Bref, on s’imagine que les autres sont comme nous, on s’imagine que les autres fonctionnent de la même manière que nous. On ne voit que ce qu’on est. Si on est un sale type, on s’imagine que les autres sont tout autant des salauds que nous le sommes. C’est le drame des raisonnements simplistes. Si un voleur voyait un Saint, il ne verrait que les poches de son habit. 

« Je ne suis pas Safe », ajoute-il un peu plus tard. Et puis soudainement, il annonce sans prévenir cette phrase absolument incroyable : « j’ai honte de ce comportement tristement ordinaire ». Ce comportement – forcer une femme à vous masturber après une pénétration – n’est justement pas ordinaire. Il est exceptionnel. Il est inédit. Il est inouï. Si le bouseux estime que ce comportement est ordinaire, alors même qu’il est justement extra-ordinaire, c’est que dans son univers mental, personnel et politique, ce comportement est perçu comme ordinaire.  En qualifiant ce comportement de « tristement ordinaire », le bouseux reconnaît – malgré lui, en quelque sorte – que cela fait partie de sa vision des relations hommes-femmes. C’est proprement hallucinant. 

« Si je vais à l’avenir m’en prendre toujours à des « mascus », à des virilistes, ce sera en tant qu’homme défendant ses intérêts d’homme, pas en tant qu’allié des féministes ». Cette dernière déclaration est importante. Pour une raison que j’ignore, cet Incel souhaite s’attaquer aux « masculinistes », et il le fera « en tant qu’homme ». Pour commencer, je doute que le bouseux puisse désormais revendiquer le glorieux titre « d’Homme ». Un homme digne de ce nom ne force pas une femme à le masturber. Seul un sous-homme est capable d’un tel comportement. Ensuite, et c’est très intéressant, je le vois mal s’attaquer aux masculinistes, dont je fais fièrement parti, pour la simple et bonne raison que la doctrine masculiniste est très solidement construite autour d’un concept-clef de la « Pilule Rouge » : le désir. 

Comme le bouseux cherche à s’en prendre à des masculinistes, je lui propose, s’il ose relever le défi, de s’en prendre au concept de « désir » et de « consentement » tel qu’il est développé par l’androsphère. Chez les masculinistes, notre thèse est très simple : lorsqu’il est « négocié », le désir devient une contrainte. Prenons un exemple au hasard : un youtubeur rencontre une femme qui ne souhaite manifestement pas entretenir une relation intime.  

Lui agit par la force et la contrainte, elle se force à désirer, à ressentir quelque chose. Cette femme qui s’oblige à désirer n’arrive pas réellement à s’offrir à l’homme, lequel en ressent une frustration encore plus grande. Elle peut se montrer peut-être plus disponible, mais l’expérience n’est plus que l’ombre d’elle-même, et ce n’est jamais la même chose qu’un véritable désir, lorsqu’il n’y avait pas de négociation, mais simplement le désir, réel, spontané, pour l’autre.

D’un point de vue gauchiste, en particulier celui d’un homme « déconstruit », négocier un désir représente la solution à ses problèmes reproductifs. C’est sa nature d’homme éduqué par le féminisme. C’est une façon de penser qui peut se schématiser de la façon suivante : « j’ai besoin de sexe… Je veux obtenir de cette femme une relation sexuelle… je dois donc obtenir son consentement… si je veux l’obtenir, je dois lui demander… si elle verbalise son consentement, même si celui-ci est obtenue de manière négociée, il est quand même valable, même s’il n’est pas réel, spontané et naturel ». 

Les hommes féministes doivent comprendre ceci : communiquer ouvertement notre désir d’être désiré de façon réciproque crée une obligation, et parfois même, des ultimatums. Le désir véritable est quelque chose qu’une personne doit ressentir de son propre gré. En d’autres termes, vous pouvez obliger une femme à se comporter de la manière souhaitée, mais vous ne pouvez pas lui faire vouloir se comporter ainsi.

Que ce soit pour une vie ou pour une nuit, toutes les personnes autour de vous désirent ressentir un véritable désir pour les personnes du sexe opposé. Aux hommes féministes, je dis qu’il faut savoir ce que vous voulez vraiment dans une relation : vous voulez être avec une femme qui veut vraiment vous plaire ? Ou une femme qui se sent obligée de vous plaire ? Vous n’obtiendrez jamais de désir sincère en le demandant ouvertement, une relation sexuelle avec une femme n’est possible que si elle éprouve un désir authentique, spontané, réel, naturel, non-négocié, non-contraint. L’astuce, c’est de créer un désir sincère sans montrer votre intention de provoquer celui-ci, autrement dit, faire preuve de séduction, et non de négociation.

Hommes féministes, rejoignez le masculinisme et apprenez ceci :

Le désir, c’est quand elle veut, pas quand elle doit.