Coup d’État féministe : un Youtubeur embastillé au motif qu’il avait égratigné l’Ego surdimensionné d’une demi-mondaine.

Monsieur Habanou SALL, jeune homme Yvelinois de 31 ans, animateur de la chaîne YouTube « Marvel Fitness Channel », a été condamné par la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Versailles. Deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme avec mandat de dépôt, assortis d’un sursis probatoire de trois ans. Interdiction de création et d’animation sur les réseaux sociaux. Amende de 10 000 euros. Obligation de soins psychologiques. 

Qu’a-t-il bien pu faire pour mériter une telle condamnation ? Un vol, une extorsion ou une escroquerie ? Non ? Plus grave qu’une atteinte contre les biens ? Une insulte, une effraction ou une nuisance ? Non ? Plus grave qu’une une atteinte contre l’intégrité physique d’une personne ?… Oh mon dieu, il y a bien plus grave qu’une atteinte contre l’intégrité physique d’une personne… il y a… l’atteinte contre l’intégrité psychique d’une influenceuse !

La malédiction ultime. Le dernier cercle de l’enfer. Le crime des crimes. « L’influencide » est le crime à forte charge symbolique qui se situe désormais au sommet de la pyramide criminelle française, puisqu’il menace l’ordre social féminin (et féministe) même : il mérite une peine exemplaire. 

Voici un extrait de la plainte initiale : « Je me présente ce jour en vos locaux pour signaler qu’un internaute que je connais sous le pseudo de MARVEL FITNESS, ne cesse de me dénigrer sur internet, notamment sur YOUTUBE et INSTAGRAM dans la partie publique de ces sites. Je commence à être connue sur internet car je suis illustratrice. Il m’a prise pour cible car j’ai posté un commentaire par rapport à un autre commentaire le concernant. Depuis le 05 août de cette année, il ne cesse donc de donner une mauvaise image de moi sur internet ».

Abjection. Abomination. Atrocité. En France, en 2020, un homme a osé donner une mauvaise image d’une femme sur internet ! Quel cauchemar ! Quelle infamie ! Mais rendez-vous compte ! Réveillez-vous ! C’est plus grave qu’un meurtre : une femme a une « image négative » sur internet ! C’est la faillite de la société, c’est l’anéantissement d’une civilisation, c’est la déliquescence des hommes. Men are trash ! 

Aline MARGANNE, connue sous le pseudonyme « Aline Dessine », ne se remettra probablement jamais du choc psychologique engendré par une telle violence : un homme a osé la « dénigrer sur internet »…

L’affaire « Marvel Fitness » est très grave. C’est une guerre ouverte déclarée par un sexe contre l’autre sexe. C’est un putsch de « gros boule », c’est une sécession de l’arrière-train, c’est une émeute des croupes, c’est la dissidence des fessiers, la chouannerie des cuisses, l’insurrection des popotins ! 

Messieurs ! Sérieusement. Ce qui se passe est important. Nous assistons à un véritable coup d’État féministe. Une gagneuse a réussi à faire embastiller un jeune youtubeur au motif que celui-ci avait eu l’audace de la critiquer ouvertement. Une boucanière (qui possède manifestement un réseau) s’est permise de placer un homme en prison simplement parce que « Marvel Fitness » a dénoncé les mensonges d’une ou de plusieurs influenceuses du « fitgame ». Mais pour qui se prennent-elles ? Qu’est-ce qu’une influenceuse exactement ? Et en quoi ce « statut » lui donnerait le droit de décider du destin d’un homme ? Une femme qui poste des photos d’elles-mêmes sur les réseaux sociaux a maintenant le droit de placer un mec entre quatre murs ? 

Il faut dire les choses telles qu’elles sont : une femme qui se revendique « influenceuse » n’est rien d’autre qu’une courtisane 2.0, une trimardeuse photoshoppée, une femme galante pas-si-galante. Voilà ce que sont devenues les femmes en 2020. Utilisation massive, fanatique et passionné de Tinder, d’Onlyfans et d’Instagram… au point d’en devenir de véritables junkies de l’attention, inséparables de leurs écrans, soumises à leur propre image, à l’image qu’elles veulent donner d’elles-mêmes… au point d’en arriver à confondre l’atteinte à leur personne avec l’atteinte à leur image… au point de ne pas supporter d’avoir une « image négative » sur internet… et au point fatidique ou elles arrivent à faire emprisonner un homme parce que celui-ci critique lesdites images ! 

Confusion inquiétante dans l’esprit de ces femmes : elles fusionnent avec l’image qu’elles se font d’elles-mêmes au point où elles estiment qu’une attaque de l’image est une attaque de la personne. Incohérence entre le fond et la forme. Contamination du réel par le virtuel. Hybridation entre « ce que je suis » et « l’image que les autres se font de moi ». C’est un dangereux syncrétisme, surtout si le contrecoup de cet « œcuménisme des michetonneuses » conduit à priver les hommes de liberté.

Car c’est de cela dont il est question, messieurs : votre liberté. Désormais, vous serez surveillé de toute part, sur la totalité des réseaux sociaux que vous utiliserez, il y aura, d’un côté, des belles-de-jour prête à vous attaquer en justice pour un mot de trop, et de l’autre côté, des belles-de-nuit prêtes à porter plainte pour le moindre commentaire « négatif ». Vous ne serez plus à l’abri. Une drague mal calibrée sur Tinder ? Une sirène s’empressera de vous châtier. Une moquerie de mauvais goût sur Facebook ? Une béguineuse vous fera expier. Un tweet trop mordant ? Trop incisif ? Trop acerbe ? Vous êtes foutu. 

Vous pensez que j’exagère ? Regardez ce qui est arrivé à Monsieur Habanou SALL : il comparaissait pour « envoi de messages haineux, outrageants ou insultants ayant entraîné une dégradation des conditions de vie et une altération de la santé physique ou mentale des victimes ». Qui décide si le message est « haineux, outrageants ou insultants » ? Eu égard à la fragilité de l’Ego de nos petites marchandes d’amour, n’importe quel message peut être considéré comme « insultant ». Prenez par exemple les féministes les plus radicales de Twitter, il suffit de leur demander d’ARGUMENTER pour qu’elles s’estiment littéralement violées ! Il en va de même pour les conséquences desdits messages : lorsque vous appelez une féministe « mademoiselle », elles estiment subir un rabaissement, une dépravation, une humiliation. Il sera très facile, pour elles, de soutenir devant le juge que vos messages ont entrainé une « dégradation des conditions de vie et une altération de [leur] santé physique ou mentale ». Et la guillotine tombera sur votre cou : vous serez cerné, pesé, emballé, assiégé de toute part, enchaîné, consigné et interné. Comme ce pauvre homme qui, un jour, a osé donner une mauvaise image d’une femme sur internet, voilà son destin : la prison, la taule, il est sous les verrous, maintenant.

Messieurs ! Voilà ce que vous êtes devenus ! Vous êtes devenus la proie des prostituées, le butin des entremetteuses, le jouet des asphalteuses, la dépouille des call-girl, des esclaves de catins ! Les femmes de mauvaises vies deviennent des filles de joies car ce sont vous, messieurs, les putes, dans cette histoire. 

Messieurs ! Il est peut-être temps de sortir de la spéculation pour en venir à l’action rude et féconde. Tous les hommes n’entendent peut-être pas la « masculinité » de la même manière, mais il est certain que les valeurs éternelles de la masculinité sont : Force, Courage, Maîtrise et Honneur. Où est l’honneur des hommes, lorsque ceux-ci risquent la prison pour avoir critiqué, non pas une femme, mais l’image d’une femme ? 

Sans doute… sans doute… il y a dans cette affaire d’autres éléments… riches contre pauvres… blanche contre noir… Mais il me semble que l’ensemble des hommes doivent prendre conscience du grand rôle qu’ils pourraient remplir. Et quel rôle ! A l’état de guerre haineuse et violente, engendrée par le féminisme, qui sépare stérilement les hommes et les femmes, il faut y substituer un leadership masculin

Messieurs ! Risquerez-vous de tomber avec votre corps, votre cœur et votre esprit, et de vous soumettre aux moindres caprices d’une femme ? Ou l’affaire « Marvel Fitness » sera-t-elle l’affaire fortifiante dont les hommes sortiront plus résolus, plus rudes, plus stricts, plus autoritaires, mieux trempés, en un mot : plus masculins ? Toute la question est là.


Illustration : Vijay Putra.

Sur le même sujet, consultez également l’article de Mos Majorum : comment la victimisation féminine a mis K.O. la justice.