La misère sexuelle.

Les Trois Etendards accueille aujourd’hui un nouveau contributeur : Rosilin. « La misère sexuelle » est son premier article publié ici.


La misère sexuelle chez un individu est un manque/besoin d’attention sexuelle (et affective). Ce manque/besoin ayant des répercussion physiques, psychologiques et sociales sur cette personne.

Avant d’essayer de chercher d’où pourrait venir cette misère, je dois parler de la loi de Pareto.

C’est le sociologue Italien Vilfredo Pareto qui est à l’origine de cette “loi”. Cette “loi” dit que 20 % des causes sont responsables de 80 % des effets. Celle-ci est applicable dans tous les domaines (dans la majorité des cas), même dans la sociologie jusqu’aux relations hommes-femmes. Donc pour faire simple, 20% des hommes se partagent 80% des femmes, et les 20% restantes sont partagées par les 80% du reste des hommes. Il est facile de constater la différence de match Tinder entre hommes et femmes allant 20 à 30% de match en plus pour les femmes.

Donc bien évidemment, se sont en majorité les hommes qui sont touchés par la misère sexuelle.  Les femmes quant à elles souffrent non pas d’une misère, mais d’une frustration sexuelle et affective mais j’y reviendrai dessus une autre fois.

D’OÙ VIENT CETTE MISÈRE.

Tout d’abord, il est nécessaire de définir de quoi nous parlons. J’imagine que vous savez tous ce qu’est la pornographie ma sûreté vacille quant au terme d’« hypersexualisation ». L’hypersexualisation (d’une société) consiste à l’infiltration de l’érotisme dans chaque strate de son fonctionnement. Ainsi, en quoi est ce que cette dernière est une mécanique récente et déjà destructrice. Nous pouvons situer le début de ce phénomène dès la fin de Mai 1968. En effet suite au bouleversement social engendré par la partie « intellectuelle » du mouvement, certains vont considérer que l’émancipation de la femme passe par une totale liberté vestimentaire. Certaines jeunes demoiselles vont, pour provoquer, se vêtir de manière très légère (premières mini-jupes, pantalon « moulant » tel que le jean…). Le tabou du sexe s’effrite dans une société où le catholicisme recule irrémédiablement, le sujet arrive dans le débat publique (contraception, majorité sexuelle, sexe hors-mariage). Dans la logique de ce mouvement c’est tous les niveaux du corps social qui vont se libéraliser en même temps que l’économie. Nous y voilà, le marketing va commencer à jouer d’images qui, même si elles choquent sont désormais tolérables. Les enfants qui naissent à ce moment-là vont vivre toute leur vie dans une France où les images de nudité sont présentes des pubs de shampoing à celles pour yaourt, dans les clips musicaux… La nudité (même partielle) de la femme (désolé à nos ami.e.s féministe.s mais c’est ainsi) devient un simple outil commercial, et donc pénètre l’imaginaire collectif. Enfin, dans ce processus qui va crescendo alliant perte de morale religieuse (quoi qu’on en pense c’est un obstacle à ce phénomène), libéralisation de l’économie et de plus en plus d’images de nudité, la pornographie apparaît avec la démocratisation des cassettes et des films puis explose avec internet. C’est ainsi que des enfants vont se retrouver exposé à des images liés à l’érotisme très jeune, entendre parler de porno tout aussi jeune (fin primaire, il suffit d’être allé dans une cour de récréation pour le voir) et en consommer parfois avant même leur douzième printemps. Ceci entraîne un rapport malsain à la sexualité, encouragé par beaucoup de mouvements féministes car les femmes sont encouragées à abandonner leur pudeur.

PAR QUOI SE CARACTÉRISE CETTE MISÈRE.

Cette misère se traduit par/ peut se traduire par :

  • Une détérioration psychologique et morale dû à la pornographie. Une personne souffrant d’une misère sexuelle ne se masturbe pas car elle en a envie, mais car elle pense devoir le faire. Pour compenser son manque d’affection. Cela mène à une addiction à la pornographie qui selon certains addictologues serait est la nouvelle drogue XXIème siècle (et celle des jeunes). Car comme le montre ce graphique, à une certaine fréquence la pornographie (et la masturbation donc ) a un niveau de dopamine nettement plus élevé que celui de la nicotine et de la morphine. Donc vous l’aurez compris il est très difficile de se sortir de cette misère.

  • Cela peut aussi se caractériser par un manque de confiance en soi (physique), face à des acteurs ayant leurs caractères sexuels surdéveloppés, boostés et faussés : pénis gigantesques, seins refaits et hanches extrêmement larges.
  • Cette misère peut également avoir des répercussions sociales sur l’individu atteint. Ces répercussions se traduisent souvent par des rejets de la vie sociale (dû au manque de confiance en soi) mais aussi par la résignation à changer de rythme, de mode de vie et rester dans cette routine énergivore et chronophage néfaste, cela dû à l’addiction au porno et à la masturbation. (Une personne reste en moyenne 45min-1h15 sur un site porno par jour).

CONCLUSION.

Force est de constater que dans notre société (occidentale), le féminisme déconstruit depuis 68 la structure familiale (GPA-PMA), la nature de l’acte sexuel et des « tabous » sur le corps de la femme (hypersexualisation de la société et des femmes de plus en plus jeunes, fautes aux réseaux sociaux et de la désacralisation de l’acte sexuel). Il est quand même navrant et fâcheux, de constater que la présence du sexe dans notre société n’a jamais été aussi importante mais qu’il y a beaucoup moins de rapports sexuels que dans les années 50 et de rapports affectifs (couple/mariage) qui durent sur le long terme. 1950 c’est 325 000 mariages et environ 45 000 divorces, 2015 en revanche c’est 250 000 mariages et environ 150 000 divorces. Autrement dit l’évolution des divorces de 1950 à 2015 a augmenté de 233% et celle des mariages a diminué de 23,08% (Insee). Donc comme dirait l’autre, trop de cul, tue le cul et plus de cul, plus de relation. 

Pour clôturer cela j’aimerais conclure avec une fameuse phrase d’Alain Bonnet de Soral qui dit : « Le cul c’est comme le chocolat […] quand on en a trop bouffé on est écœuré ».


Rosilin.