Harcèlement en milieux « de droite » : comment une mère célibataire m’a radicalisé sur le masculinisme.

Le torchon féminoïde « Bellica » a récemment publié un témoignage (première partie, deuxième partie) d’une « jeune mère de 24 ans », qui rapporte avoir été harcelée « dans les milieux conservateurs dits ‘de droite’ ». Pour résumer, il s’agit d’une narration féministe classique et prévisible : « femme victime, hommes coupables »Nihil novi sub sole.

Mon intention ici est de m’exprimer uniquement sur les aspects de ce témoignage qui concernent le masculinisme. En effet, dès la première partie de son témoignage, la narratrice dénonce « la proximité de la ‘droite’ avec la manosphère et le masculinisme ».

The Becky « féministe hystérique » versus the Stacy « Tradwife ».

Cet article énonce que le spectre politique est divisé entre, d’une part, le « féminisme “mainstream” dit “de gauche” ou “intersectionnel” », et d’autre part, « l’antiféminisme réactionnaire ». Mieux encore, nous apprenons que la « droite » divise les femmes occidentales en deux catégories, les « féministe “hystérique” tendance “social justice warrior” » et les « Trad Wife ».

Je le répète, il n’est pas question ici de défendre à tout prix la droite, mais il faut observer que celle-ci n’est pas idiote, et qu’elle ne divise pas réellement les femmes en deux camps d’une manière aussi fantasque, farfelue et baroque. Ce n’est qu’un mème. Dans « le gène égoïste », l’éthologiste britannique Richard Dawkins évoque le « mème », qui est l’équivalent culturel du « gène ». C’est une idée qui peut se répliquer, évoluer, se combiner, se modifier. Les mèmes sont semblables aux détournements tels qu’ils avaient été théorisés par l’internationale situationniste à la fin des années 50, lorsqu’elle évoquait le « réemploi d’éléments artistiques préexistants dans une nouvelle unité » vu comme « une méthode de propagande témoignant de l’usure et de la perte d’importance » de la culture bourgeoise. 

De nombreuses personnes, et pas seulement à droite, s’amusent à partager des mèmes sur les SJW et les tradwifes, parce que cela relève de l’humour absurde ou cynique, comme signe de défiance à l’égard des valeurs spirituelles et matérielles arbitrairement propagées par la « société du spectacle ». J’ignore si la narratrice a réellement pensé que la droite française avait basée l’entièreté de sa réflexion sur un mème, ou si elle considère qu’elle a été littéralement harcelée par un mème, mais dans les deux cas, j’en ris tellement que je dois reprendre mon souffle avant de continuer mon article. 

Mères célibataire.

A peine ai-je respiré que je découvre avec amusement que la narratrice évoque la situation des mères célibataires : « La mère célibataire, cette femme qui a pourtant eu le courage — selon les standards réactionnaires — d’embrasser son rôle naturel de mère en refusant la “facilité” de l’avortement, est dépeinte comme une femme foncièrement dangereuse et destructrice de civilisations, ce à coups d’ “études” biaisées et orientées idéologiquement comparant les taux de criminalité, de délinquance, de suicide (…) des enfants issus de familles monoparentales et ceux issus de familles “traditionnelles”. Ce genre d’étude, évidemment biaisée en ce qu’elle n’indique pas de quels milieux sociaux sont issues ces familles monoparentales, de quels moyens financiers elles disposent pour assurer à leurs enfants un cadre de vie sain et sécurisé, ainsi que les autres facteurs criminogènes à prendre en compte (toxicomanie, alcoolisme, violence etc), sont utilisées comme appuis “scientifiques” par les milieux de “droite” pour stigmatiser les mères célibataires et lutter contre la PMA “sans père” dans “l’intérêt supérieur des enfants” ». 

Oui. Et alors ? 

L’unité familiale la plus stable qui favorise le développement normal des enfants est une famille nucléaire composée d’un père et d’une mère.

Les ménages monoparentaux doivent être évités parce qu’il a été montré qu’ils nuisent considérablement au développement et au bien-être général des enfants. En Angleterre, les enfants des ménages monoparentaux sont neuf fois plus susceptibles de se livrer à la criminalité, et une étude du ministère de la Justice a révélé que 70 % des jeunes incarcérés provenaient de foyers monoparentaux. Une étude plus récente portant sur un échantillon de plus de 16 000 enfants montre que les enfants élevés par des mères célibataires sont 70 % plus susceptibles de développer un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, ce qui nuit à leur développement mental et à leur éducation tout en augmentant leur risque d’hospitalisation en raison de blessures et d’infections respiratoires. Plus grave encore, les enfants élevés dans les familles monoparentales sont 82 % plus susceptibles d’être élevés dans la pauvreté que les enfants élevés dans des foyers familiaux nucléaires.

Il est maintenant politiquement incorrect de se demander si le fait d’être élevé par une mère célibataire augmente le risque de pauvreté, de décrochage social, de maladie mentale, de maladie physique et de toxicomanie, même si une multitude d’études pointent clairement dans cette direction. Ceux qui ont un ordre du jour pour promouvoir la « maternité solo » ignorent les données existantes à portée de main qui montrent qu’elle apporte beaucoup de tort aux enfants et, par conséquent, à la société.

La narratrice cherche à inverser le raisonnement en se demandant quels sont les moyens financiers dont disposent les familles monoparentales… sauf que c’est la constitution en famille monoparentale qui engendre une perte de moyen financier…

Mais ce qui est encore plus intéressant, ce n’est pas ce que la narratrice dit, c’est ce qu’elle ne dit pas. Et ce qu’elle ne nous dit pas, c’est « comment devient-on une mère célibataire ? ». 

Modération sexuelle.

Des études répétées montrent qu’un mariage est plus susceptible d’échouer en fonction du plus grand nombre de partenaires sexuels qu’une femme a eu avant le mariage, mais le mariage n’échoue pas en fonction du nombre de partenaires passées qu’un homme a eu avant de se marier (source 1, 2, 3 et 4), c’est un fait qui devrait être évident pour tout homme qui a connu le comportement très impulsif et superficiel des femmes faciles. Les résultats de ces études montrent clairement qu’un mariage est à très haut risque d’échec si une femme avait plus de deux partenaires sexuels avant de se marier. (Une autre étude a montré que les femmes faciles sont plus susceptibles d’abuser de diverses substances, quel que soit l’âge de la femme).

Même si le mariage traditionnel est le meilleur chemin vers la stabilité sociétale, cela devient extrêmement difficile pour un homme d’aujourd’hui de trouver une femme avec une histoire sexuelle acceptable et des valeurs appropriées qui ne mettrait pas un mariage possible en grand risque d’échec. Ce risque, combiné au fait que l’État promeut, en matière de mariage, des lois biaisées en faveur des femmes, transforme essentiellement les maris en otages dans leurs propres maisons, ce qui implique qu’ils doivent subir la décision impulsive d’une femme de divorce « sans faute » (80% des divorces sont initiés par des femmes). Avec la ruine financière qui s’ensuit et l’agitation émotionnelle qui en résulterait, le mariage n’est plus un pari sûr automatique pour les hommes vivant dans une nation occidentale.

Ainsi, il y a de fortes présomptions pour qu’une mère célibataire soit en réalité une femme dont le passé sexuel ait altéré gravement sa capacité à fonder et à entretenir une relation monogame. (Rappel : le masculinisme étant d’essence probabiliste, je ne peux exprimer aucune certitude sur la narratrice, je ne peux que peindre des conjectures).

En termes de stratégie sexuelle, une femme qui a eu un enfant d’un homme (« Alpha ») peut chercher à se faire entretenir par un autre homme, qui n’est pas le père biologique (« Beta »). Je rappelle ici l’un des fondements du masculinisme, qui consiste à dire qu’un homme qui doit assurer matériellement et financièrement la survie d’un enfant qui n’est pas le sien est un homme qui met en échec sa propre stratégie sexuelle pour favoriser la stratégie sexuelle de la mère (Consultez article 1, 2 et 3). Évidemment, je conseille aux hommes qui liront ces lignes de ne pas mettre en échec leur propre stratégie sexuelle (et je conseille aussi aux hommes de sauvegarder leurs finances, une pensée pour les MGTOW), et donc de fuir les mères célibataires. A ce sujet, consultez également l’une des 9 règles de fer. En termes de valeur sexuelle, la mère célibataire a une valeur de… 0/10. Ce point ne mérite guère de plus amples explications. 

Bla bla bla…

Je ne commenterais que très succinctement la seconde partie de ce témoignage, dans la mesure où cette partie n’est qu’une collection d’expériences personnelles anecdotiques, vis-à-vis desquels je ne dispose d’aucune information, d’aucune source, d’aucun lien, d’aucun témoignage, d’aucune preuve. 

La narratrice évoque ici le mouvement MGTOW et « Incel », à propos desquels elle a créé deux podcasts. Elle dénonce par ailleurs « la porosité de cette manosphère avec les milieux dits “de droite” », et ajoute que ce sont des « idéologies misogynes extrêmes portées par des communautés marginales, (et) qui cherchaient sans cesse à faire de l’entrisme dans ce que j’estimais être ma famille politique ».

Ces remarques m’amènent à faire plusieurs observations. Si la narratrice connaissait un peu son sujet, elle saurait qu’on ne dit pas « manosphère » (qui désigne la sphère anglo-saxonne) mais « androsphère » (qui est donc la « manosphère francophone »). La dite androsphère n’est pas composée uniquement de MGTOW, lesquels ne sont qu’un sous-ensemble, le masculinisme étant composé de divers « branches » : RP, BP, PP, RPW, (F)LMS, MGTOW, TGTOW, PUA, MRA, TC). On en vient à se demander si la narratrice s’est donné la peine de faire quelques recherches sur la « manosphère », ne serait-ce que pour s’en faire une idée succinte, au lieu de se contenter de reprendre quelques interprétations superficielles et douteuses que l’on ne trouve que trop souvent sur internet. A cet égard, nous invitons le lecteur à développer l’habitude de collecter plusieurs points de vue sur le masculinisme ou les MGTOW, afin de ne pas tomber dans une simplification excessive.

Les Incels, quant à eux, constituent une branche du féminisme, et sont rapprochés (à tort) du masculinisme. En d’autres termes, le féminisme transforme les garçons en incels, et le masculinisme transforme les incels en Hommes. Enfin, les masculinistes n’ont jamais cherché à faire de « l’entrisme » à droite. Le masculinisme transcende la division gauche-droite, il est au-delà de la politique. C’est à la droite (et à la gauche) qu’il revient de prendre position sur le masculinisme, et non l’inverse : en effet, les sujets de société spéciaux (la politique, la gestion de la cité) sont inférieurs, par ordre d’importance, aux sujets de société généraux (la biologie et la stratégie sexuelle de l’espèce humaine). 

Stratégie de l’homme de paille.

Créer un homme de paille, c’est décrire la position adverse de façon erronée, déformée ou imparfaite, afin de la réfuter plus facilement.

« Persuadés que l’Occident est en état de “décadence morale”, de “déliquescence”, de “péché mortel”, s’ils ne s’accordent pas tous sur les solutions, au moins s’accordent-ils tous sur le coupable : les femmes de leur propre sang. Pour certains, il faudrait que les hommes Européens se serrent les coudes avec les hommes arabo-musulmans aux valeurs “traditionnelles” contre les femmes blanches “décadentes”: l’Islam le plus rigoriste serait une source d’inspiration, un modèle pour l’Europe, et l’instauration d’une “Charia Blanche” (en gros, la même chose que la Charia, mais sans les arabes) la solution à tous nos problèmes ».

La narratrice s’étonne du fait que certains hommes considèrent que l’Occident soit en déclin, à croire qu’elle pense que l’Occident soit au sommet de sa puissance civilisationnelle. C’est assez burlesque : « maman solo » ne s’intéresse au sort de l’Occident que si elle subit des « incivilités » et des « agressions sexuelles » de la part d’hommes non-blancs, autrement dit, tant que mademoiselle ne subit pas de tels désagréments, l’Occident peut bien s’effondrer, l’important, c’est que les femmes blanches soient entourés de Simps et d’hommes Betas qui les couvrent de protection, de sécurité, et surtout, d’attention.

C’est précisément là ce qui est reproché aux femmes (blanches ou non) : elles ne sont certainement pas la cause unique du déclin de l’Occident, mais leurs comportements actuels n’aident guère à un quelconque « redressement » (quel que soit d’ailleurs le sens du redressement). Le comportement des femmes est davantage le thermomètre de la décadence. Les femmes ne causent pas en elles-mêmes des déséquilibres sanitaires, économiques, financiers, démographiques ou politiques (et encore, le féminisme n’a pas été leur meilleure contribution à l’humanité, on aurait préféré que les femmes inventent plutôt un moyen de locomotion interplanétaire, plutôt que d’inventer le mansplaining).

L’idée que le masculinisme prône la « charia blanche » n’est rien d’autre qu’une fake-news. Il ne s’agit à l’origine que d’un mème, sous la forme d’une phrase : « Islam is right about Women ». Comme tout mème, il est repris, dupliqué, augmenté, déformé, amplifié, au gré d’internet. J’invite ici le lecteur à regarder cette vidéo afin de se faire une idée plus précise de ce mème, et de ce qu’il implique ou sous-entends, du point de vue masculiniste.