Être une femme : les avantages cachés.

Ici, nous parlons souvent des avantages évidents que la société crée pour les femmes par rapport aux hommes (pouvoir sexuel, lois favorables sur le divorce, déresponsabilisation de leurs actions, etc…). Tous ces avantages évidents génèrent également des avantages cachés, la « prochaine étape » dont on ne parle jamais. Permettez-moi de vous donner un exemple concret, parlons d’étude, de carrière et de travail. Commençons par les études, ce que je vais rapporter ici fait partie de mon expérience en tant qu’étudiant et donc je ne souhaite pas dire que c’est le cas pour tout le monde, mais c’est valable à titre d’exemple. J’ai toujours eu l’impression que les enseignants étaient plus durs avec nous, les hommes, qu’avec les filles : déjà à l’école primaire les garçons qui ne faisaient pas fait leurs devoirs étaient fortement grondés, quand les garçons ne comprenaient pas quelque chose, l’enseignant se moquait d’eux, mais quand les filles avaient les mêmes comportements, on les « comprenait », et les enseignants essayaient de faire en sorte que les filles ne se sentent pas « incapables ». En soi, l’effet évident était de donner de meilleures évaluations aux filles qu’aux garçons, avec le même comportement, mais ce sont les effets cachés qui sont beaucoup plus dangereux. Le traitement culpabilisant et humiliant réservé aux mâles avait pour effet caché de les faire douter de leurs propres capacités, et donc, ils commençaient à trouver les études désagréables et s’en éloignaient. C’est normal : si on me fait comprendre que je suis incompétent dans quelque chose, je vais essayer d’éviter cette chose pour ne pas me sentir incapable.

Dernièrement, certains psychologues ont fait une étude qui montre que les enfants à qui on dit qu’ils sont bons dans un domaine, même quand ils ne le sont pas, deviennent vraiment bons dans ce domaine ! (Effet Pygmalion). Et dans un monde où l’école représente au moins 50 % de la vie, se sentir inapte conduit à des problèmes de caractère, et cela conduit à généraliser ce sentiment d’incapacité (un autre effet caché). D’après mon expérience, cela se poursuit au collège et au secondaire. Au secondaire, les choses empirent parce que la note avec laquelle vous quittez l’enseignement détermine alors vos chances de succès dans les concours publics, la sélection à l’université, ou l’embauche au travail. Donc, l’avantage évident pour les femmes est d’avoir une note plus élevée, mais l’avantage caché est de trouver un meilleur emploi, d’avoir plus d’options dans le choix d’université, et plus généralement, elles sont plus convaincues de leurs capacités et moins découragées.

Passons à la vie adulte : les hommes doivent passer beaucoup de leur temps à garder la forme en allant à la salle de musculation ou en faisant du sport, parce que la pression sélective est impitoyable envers les laids, les hommes doivent passer beaucoup de temps libre à essayer de faire connaissance avec des filles : fréquenter divers lieux, aller à des événements, des apéritifs, contacter les filles sur les réseaux sociaux, etc… Tout ce temps investi (ou perdu ?) qui aurait pu être utilisé différemment. Les femmes, d’autre part, ne perdent pas ce temps dans la préparation de soi-même et dans la recherche d’un partenaire, avec un claquement de doigts elles peuvent trouver de la compagnie quand elles veulent.

Hypothèse : celui qui va à l’université, plus il étudie et plus il a des notes élevées. Les filles sont belles, calmes et détendues, elles étudient leurs 8 heures par jour sans question, le vendredi et le samedi soir, elles sortent, tout le monde les courtise, elles rentrent à la maison et se détendent ou se revigorent, le dimanche après-midi, elles peuvent étudier en paix et le lundi, elles sont prêtes à commencer une nouvelle semaine. Si elles veulent choisir un homme elles l’obtiennent, si elles veulent un petit ami fixe elles le prennent, si elles veulent des Betas orbiteurs elles les trouvent. Sans perdre de temps. L’étudiant mâle moyen essaye plutôt d’étudier 8 heures par jour, mais doit essayer d’apprendre à connaître les filles afin d’avoir une vie sociale et de ne pas être un exclut de la société, ainsi il va à la bibliothèque où il ne se concentre pas parce qu’il essaye de voir s’il y a des femmes autour de lui. Il fait plusieurs pauses au bar ou dans la cour pour voir s’il peut se coller à un groupe ou avoir une conversation avec quelqu’un. Il va sur les médias sociaux pour rester en contact avec les filles. Il doit aller à la gym pour rester en forme. Le week-end vient et il a étudié deux fois moins que ce que la jeune fille a étudié. Le vendredi et le samedi soir arrivent, il essaye de draguer, il se sent incapable, il boit pour faire passer la soirée et passe le dimanche qui suit avec un mal de tête qui l’empêche d’étudier. La nouvelle semaine commence par un sentiment de frustration et les études deviennent lourdes.

Morale : la jeune fille peut se concentrer sur ses études parce que tout le reste, elle le trouve sans effort, le garçon gaspille de l’énergie et du temps dans différentes choses. Qui obtiendra les meilleures notes entre les deux ? Qui sera diplômé à temps ? Alors, qui trouvera le meilleur emploi et fera une meilleure carrière ? (Dans le cas où la jeune fille veut travailler). Idem pour ceux qui travaillent : les femmes peuvent se concentrer sur le travail et même utiliser leur pouvoir sexuel pour obtenir des faveurs de collègues et en prendre le crédit. Les hommes, d’autre part, commencent la semaine de travail avec un esprit insatisfait, ils sont déjà frustrés par un week-end dans lequel ils ont (peut-être inutilement) écumés des lieux pour rencontrer des filles. Qui sera promu en tant que chef de bureau le moment venu : la jeune fille toujours détendue et qui a toujours l’air belle et compétente grâce à l’aide de collègues, ou le gars qui vient travailler déjà stressé par le manque de vie relationnelle, et qui, en plus de son travail, a un « deuxième emploi » pour essayer de trouver un partenaire, qui lui enlève l’énergie qui lui reste ? (J’ai délibérément évité dans cette description les femmes qui entament des carrières en se donnant aux patrons parce que je voulais garder la discussion en termes généraux : tout en étant une possibilité supplémentaire pour les femmes de faire une carrière, le sexe (promotion canapé) n’est pas un moyen standard pour les femmes, même si elles obtiennent des faveurs de collègues et qu’elles sont en mesure de se consacrer plus au travail parce que le reste de la vie coule en douceur).

Kollok.


Il Redpillatore répond : 

Votre discours a du sens. On parle beaucoup des écarts entre les sexes et des inégalités de toutes sortes entre les hommes et les femmes dans la sphère professionnelle, en supposant que les femmes sont désavantagées et rencontrent toute une série d’obstacles, alors que c’est exactement le contraire.

Je voudrais particulièrement me concentrer sur le stade universitaire, qui, à mon avis, est vraiment la quintessence de la pénalisation masculine.

Ce sont les plus belles années où l’on devrait construire son avenir et vivre les expériences typiques de la jeunesse, qui seront alors précieuses pour construire la base de l’esprit psychique fonctionnel adulte.

Pourtant, beaucoup d’hommes finiront par se souvenir de ces années comme des pires de leur vie, marqué par une solitude éternelle et par un sentiment de fuite insaisissable du temps.

Environ un quart des hommes âgés de 18 à 26 ans n’ont absolument aucune relation avec l’autre sexe et un autre bon 50 % peine à trouver quelqu’un, sachant qu’à cet âge le désir sexuel atteint son apogée, et que les femmes du même âge ne seront jamais aussi attirantes qu’à ce stade de leurs vies.

Il est difficile de croire qu’une telle situation n’aura pas d’impact négatif sur le « rendement scolaire et universitaire », parce que, comme tu le soulignes à juste titre, la quantité de temps d’étude et la qualité du travail fourni diminuent. Passer l’après-midi sur des livres et réfléchir à toutes les fois où on vous a traité comme un déchet, être stressé par la sur-compétitivité générale, et ne pas avoir le temps de vraiment vivre et profiter, c’est totalement improductif.

L’étudiante moyenne ne comprendra jamais ces craintes. Reconnaissante pour tous les commentaires positifs qu’elle reçoit, elle pourra se consacrer à l’étude avec un maximum d’attention, sans même se soucier de sa vie sociale, qui sera organisée par d’autres.

Elle n’a même pas besoin de se renseigner sur les évènements du week-end suivant : en tant que femme, elle recevra une grande variété d’invitations et aura juste à s’inquiéter de choisir le meilleur évènement, tandis que l’homme va beaucoup chercher pour trouver un événement qui lui donnera une chance de rencontrer des filles, et souvent même il ne réussira pas, finissant par passer son week-end dans certains pubs avec des amis, perdants un autre week-end d’opportunités avec l’autre sexe.

C’est le véritable fossé qu’il faut considérer entre l’homme et la femme : l’écart existentiel, l’écart affectif, les possibilités sociales, la recherche du bonheur. Pas l’écart salarial de quelques euros merdiques que les femmes se plaignent de ne pas toucher juste parce qu’elles choisissent la sociologie plutôt que la physique, et qu’elles récupèrent quand même via tout ce que les hommes leurs offrent. 

Ciao et merci ! 


Source : « I Vantaggi Nascosti di Essere Donna » publié par Il Redpillatore le 3 juin 2020. 

Illustration : Gustavo Fring.