L’homme trop mûr (XII). Vaginocentrisme.

Qu’est-ce que le vaginocentrisme ? C’est de l’égocentrisme féminin, basé sur la conviction intérieure des femmes en vertu de laquelle leur vagin est le centre de leur univers, de l’univers des hommes, et de l’univers tout court. Le vaginocentrisme est une sorte de relation entre la femme égocentrique et le monde extérieur, à travers son vagin. En d’autres termes, c’est une sorte d’égocentrisme vulgaire des femmes, lesquelles sont encouragées à penser ainsi via la dégradation matriarcale de la société, et les théories féministes délirantes sur la supériorité des femmes. 

Le vaginocentrisme est basé sur plusieurs postulats et croyances internes que chaque femme professe à un degré ou à un autre :

« Tout ce qui a été créé et qui existe dans ce monde m’est destiné à MOI, parce que je possède un vagin. Par conséquent, j’ai le droit absolu de prendre ce que je veux. C’est la plus haute moralité naturelle d’une femme ».

« L’homme est conçu pour satisfaire mes désirs, pour répondre aux besoins de mon utérus et de ma fonction de fertilité, même si l’accouchement n’a pas encore été réalisé ».

« Le seul objectif significatif de TOUS les hommes est d’avoir des relations sexuelles avec moi. Ce sont là toutes leurs pensées cachées et explicites, tout le sens et la joie de leur existence ».

« Ma valeur est incomparablement plus élevé que celle de n’importe quel homme. Je ne m’associe qu’au meilleurs d’entre eux et ceux qui veulent bien me servir ».

« Si un homme refuse ou diffère une relation sexuelle avec une femme, la femme appellera immédiatement cet homme impuissant ou PD ».

La plupart des femmes ne se permettent même pas d’avoir le moindre doute sur le fait que, peut-être, les hommes ne puissent pas avoir envie d’elles : la réticence d’un homme est perçue par ces femmes comme une insulte. Et les femmes ne lui pardonnent pas.

Une des manifestations du vaginocentrisme est la position en vertu de laquelle il faut « prendre ce qui est à prendre et être heureux ». Vis Vitalis a appelé ce symptôme : « aimez-nous ». 

Je suis comme je suis, je ne serai pas différente… Je suis comme je suis, je resterai comme ça… Je suis naïve, arriviste et nocive… Mais pour ainsi dire, je suis seule au monde… Je suis comme je suis, je sais aimer… Celui qui me voit ne pourra pas oublier… Je sais comment caresser, mais je sais comment me battre… Je sais comment sauver un homme, et je sais comment le ruiner… Je suis comme je suis, je suis comme la passion… Construire une vie que j’ai le temps de briser … Je suis un peu triste, et je ris un peu… Je suis intrépide, mais j’ai peur… Je suis comme je suis, j’aime aider … Mais il arrive que je ne puisse pas m’empêcher de crier (pleurer)… Je suis libre, je suis seule… (Il se trouve que je suis libre quand je suis seule) … Je peux être chaude, et puis très froide… Je suis comme je suis, je ne serais pas différente… Je pleurerai un peu après toi… Essuyez vos larmes et souriez doucement en réponse… Et comme je suis ainsi, je me tournerai à nouveau vers toi…

Le vaginocentrisme se manifeste à la fois dans les relations personnelles des femmes et à l’échelle sociale. Le lecteur se souviendra facilement des exemples de vaginocentrisme qu’il a rencontrés.

Toutes ces déclarations, pour ainsi dire absolument déraisonnables, se réfèrent à la « sainteté de la maternité » des femmes, de la « gentillesse » des femmes, de leur innocence. On exige de nous qu’on respect une femme simplement parce qu’elle est une femme, notez qu’il n’a jamais traversé l’esprit des hommes de demander un respect par défaut simplement parce qu’ils sont des hommes, il n’y a pas de respect par défaut pour le sexe masculin. Et pour les femmes, le respect est une évidence. Et quand vous demandez quelles sont les raisons pour lesquelles il faut respecter une femme par défaut, vous entendez des accusations de misogynie. 

En passant au contexte social, nous ne pouvons manquer de mentionner la fameuse « discrimination » dont les femmes sont victimes : elles ne seraient pas acceptées comme des patrons, ou elles ne sont pas autorisées à faire de la politique. Mais si vous comprenez le substrat psychologique de ces plaintes, tout devient clair : les femmes sont des êtres à qui tout est dû, constamment. Elles devraient recevoir de l’argent, des services, du confort et de la protection… simplement « parce que ». 


Source : « Вагиноцентризм ». 

Auteur : Dmitry Seleznev (Дмитрий Селезнёв).

Illustration : Alexander Krivitskiy.