L’homme trop mûr (VI). Qu’est-ce qu’un « бабораб » ?

En Russie, il existe une race spéciale d’hommes, des esclaves génétiques complets, qui ont été élevés par les femmes. Pas de solidarité ! Pas une seule lueur d’esprit ! Troisième génération à quatre pattes ! C’est de ça qu’ils sont fiers ! Dans la vie, cette face d’homme est guidée par une sorte de triade idéologique : « léchez le cul des patrons, rampez devant les femmes, et piétinez dans la merde ! ». 

Les « baborabs » (« les esclaves des femmes ») ne réalisent même pas que cette triade existe, qui décrit et prédit pourtant leurs comportements. Ils croient eux-mêmes qu’ils agissent de façon indépendante. Et ils ne sont pas en mesure d’exprimer clairement ce qui les motive.

La principale caractéristique des « baborabs », c’est la position qui consiste à dire : « je ne vois rien, je n’entends rien ». Par exemple, on lui dit qu’une femme s’est mariée, et s’il n’a que 21 ans, il répondra : « oh, moi, je ne suis pas marié ». Ou on lui dit qu’une femme a changé de vie après un divorce, et il répond « eh bien, je ne suis pas encore marié ».  

Les « baborabs », un modèle clinique de stupidité.  

  1. Prenons le bétail. S’il est battu et nourri avec de la boue, le bétail protestera contre l’absence de vraie nourriture en marmonnant (bêlement). Il ne viendra pas à l’esprit d’une vache qu’après avoir subie un mauvais traitement, elle deviendra une sorte de « super vache ». Un bélier ne pensera pas que les exécutions et les déplacements forcés feront de lui un « vrai bélier ». Le « baborab », lui, si ! Il considère que les coups de pied au cul et la discrimination légale sont des sortes d’outils qui feront de lui une « véritable personne ». 
  2. L’animal le plus fort a droit aux meilleurs morceaux et à des droits spéciaux. Les « baborabs » se considèrent eux-mêmes comme forts. Ainsi, selon leurs propres concepts, ils devraient être les derniers, ils devraient remettre leur argent à d’autres, ils devraient être utilisés par les autres, et aussi, ils devraient fournir de petits services aux autres – ouvrir la porte, porter le manteau d’autrui, toujours sourire – c’est ainsi que les « baborabs » démontrent leur force. 
  3. Réalisons une expérience scientifique : placez un bol d’excréments devant des moutons, des porcs, des chèvres. Aucun ne mangera le contenu du bol. Le « baborab », lui, si ! Vous avez juste besoin de convaincre le « baborab » que ces excréments ne sont pas des excréments ! Que c’est juste un genre un peu spécial de confiture ! Qui est d’ailleurs consommé par « toute l’humanité progressiste ! ». Et vous ne pourrez pas empêcher le « baborab » de se jeter sur le bol pour le manger ! Une petite voix dira : « ne mangez pas cette confiture… » « êtes-vous vraiment un homme », et l’on entendra dire : « vous n’aimez pas la confiture ? », et il répondra : « mais si ! si ! ». 
  4. La plupart des animaux possèdent des compétences simples en matière d’entraide et de coopération. Par exemple, un rat peut abaisser sa queue vers un pot de crème afin d’aider un autre rat à atteindre ledit pot de crème. Puis ils échangeront leur place afin que l’autre rat puisse manger de la crème à son tour. Les « baborabs » ne s’entraident jamais. Ils ne sont liés qu’aux femmes et aux patrons. En général, toutes les informations qui ne proviennent ni des femmes ni des patrons sont ignorées. Le processus de pensée, en tant que tel, n’est pas disponible chez les « baborabs ». Il est remplacé par des ordres, des menaces et des coups de sifflets venant du haut, c’est-à-dire des femmes et des supérieurs.
  5. On sait que les animaux ne sont pas capables de comprendre qu’ils se voient eux-mêmes lorsqu’ils regardent dans un miroir. Même si certains singes le comprennent. De la même manière, les esclaves des femmes ne se reconnaitront pas lorsqu’ils liront cet article, mais ils pesteront en posant des questions du genre : « qui sont ces « baborabs » » ? « Ou vivent-ils ? ». Que signifie ce mot « baborab » ? (« les esclaves des femmes »).
  6. Aucun bétail ne refusera une amélioration de ces conditions de vie. Mais les « Baborabs », eux, quand il s’agit d’améliorer leurs vies, ne s’en tiennent qu’à une sorte de réflexe acquis : rester à quatre pattes et jeter du caca à ceux qui veulent améliorer leurs conditions de vie. Alors, que sont-ils exactement ? Des animaux ? Des personnes ? Des esclaves ? 

Les « baborabs », en Russie, sont assimilés à des animaux.

D’où vient mon raisonnement ? Du simple fait qu’une personne devrait avoir des droits légaux – les droits de l’homme. Sinon, même l’appartenance biologique à l’homo sapiens ne signifie toujours rien. On sait que les Romains ne considéraient pas leurs esclaves comme des gens, ils n’avaient pas honte, par exemple, de marcher nus. Les esclaves romains n’avaient aucun droit et étaient considérés comme un « outil vivant ». Les esclaves égyptiens n’avaient pas non plus de droits de l’homme. Les Égyptiens les appelaient « morts-vivants ». En fait, les esclaves étaient des êtres vivants, mais légalement ils étaient « morts ».

Prenons les « baborabs » russes. Disons qu’une femme tombe enceinte d’un « baborab ». En vertu de la loi russe, elle a le droit de tuer l’enfant par elle-même, sans même en informer le géniteur. En même temps, peu importe si le « baborab » se trouve dans le soi-disant mariage matriarcal ou non. Dans un établissement médical, aucun consentement du père de l’enfant à l’avortement n’est requis. Selon la loi, un « baborab » n’a même pas à être tenu informé que son enfant a été tué. Et qui est l’esclave après ça ? Un animal ? C’est quelque chose comme ça ! Ou peut-être juste un « objet biologique » ?

Soit dit en passant, dans les cliniques de la Fédération de Russie, 20 % des avortements sont pratiqués à l’insu du père. Information de Wikipédia – cherchez sur Google ! C’est-à-dire qu’un « baborab » russe sur cinq ne sait pas que son enfant est…

La deuxième question rhétorique est la suivante : eh bien, qui après cela, fait partie de l’ensemble des « baborabs » russes en général ? Toute une foule ? Un homme sur deux ? Peu importe le nombre exact, mais quand même ! 

Pourquoi les « baborabs » détestent le mouvement masculin ? 

Les « baborabs » sont connus pour la haine qu’ils nourrissent envers les militants en faveur des droits des hommes. Mais pourquoi ? Même si nous imaginons une situation fantastique où toutes les exigences du mouvement pour le droit des hommes sont réalisées dans la pratique – alors quoi ? Serait-ce alors une violation des intérêts des « baborabs » ? Non, bien sûr que non ! Après tout, les droits ne sont pas quelque chose d’obligatoire ! Les droits, c’est la liberté de choix ! Sur le plan personnel, un « baborab » convaincu peut facilement renoncer à ses droits inutiles. Il peut ne pas prendre sa retraite à 55 ans, et travailler jusqu’à l’âge de 60 ans, renoncer à l’argent. Peut renoncer aux droits à la propriété et aux enfants. Il peut renoncer à l’argent pour le service militaire. Il peut faire sa chose préférée dans l’armée de sa propre initiative – pour nettoyer les pommes de terre et les toilettes de l’armée. Les patrons allaient toujours à la rencontre d’un tel passionné.

Prenez Léopold Sacher von Masoch. Le fait d’être dans le système du patriarcat l’a-t-il empêché de ramper à quatre pattes devant sa « Vénus en fourrures » ? Comme l’ont dit les intellectuels prérévolutionnaires : « отнюдь ! » (« en aucun cas ! »). De la même manière, un « baborab » convaincu pourrait quand même mener la vie qu’il veut dans un État dans lequel tous les souhaits des militants pour le droit des hommes auraient été réalisés, et servir de carpette à une femme. Il n’y a pas de problème !

Pourquoi les « baborabs » détestent-ils le mouvement des hommes, qui ne porte pas atteinte à leur mode de vie habituel ?Il est clair que les « baborabs » ne sont pas inquiets pour eux-mêmes ! Ils s’inquiètent pour les autres !

En bref : ils veulent que tous les hommes soient dans la même merde qu’eux. C’est l’idée qu’un homme ait envie de vivre une vie digne et juste qui les plonge dans un état de rage et de fureur. Rappelons la triade idéologique qui gouverne la vie du « baborab » : « léchez le cul des patrons, rampez devant les femmes, et piétinez dans la merde ! », il est clair que le militant en faveur des droits des hommes viole ces trois principes sacrés ! 

Il y a une raison de se mettre en colère !


Source : « Что такое бабораб ? ». 

Auteur : Alexandre Leo (Александр Лео).