Les femmes au milieu des ruines (IV).

Première partie.

Deuxième partie.

Troisième partie.


X. Conclusion. Le paradoxe Minéo. 

Le lecteur parvenu jusqu’ici aura certainement compris que le titre de cette enquête idéologique (les femmes au milieu des ruines) est un clin d’œil à l’œuvre de Julius Evola : les hommes au milieu des ruines (« Gli uomini e le Rovine »). J’ai choisi ce titre parce que je considère que le féminisme moderne doit nous nous amener à réfléchir sur les relations qui doivent s’établir, dans toute civilisation, entre l’homme et la femme. Et sur ce point, j’invite le lecteur qui le souhaite à découvrir « Métaphysique du sexe » de Julius Evola, ainsi que « Révolte contre le monde moderne » et « Chevaucher le tigre », qui sont, à mon sens, des ouvrages à lire car ils contiennent des chapitres intéressants sur les relations hommes-femmes, à notre époque du Kali-Yuga. 

En conclusion, je dois avouer que je suis partagé. Je suis à la fois en accord et en désaccord avec Solveig Minéo sur bien des aspects. De mon point de vue, Solveig Minéo est un paradoxe. 

La position idéologico-politique de Solveig Minéo est très floue. Les termes de « féministe occidentaliste », « féministe de droite » et « féministe blanche » ne sont que des étiquettes qui ne correspondent pas vraiment à ce qu’elle prétend incarner. 

Faute de meilleur terme, il a bien fallu qualifier cette posture intellectuelle, d’où l’expression de « minéisme », qui désigne, sur un plan politique, la lutte contre les effets du grand-remplacement sur la sécurité des femmes blanches, et sur un plan idéologique, la lutte contre la masculinité traditionnelle occidentale de l’homme blanc.

Cette posture n’est pas tenable : d’une part, parce que le féminisme éloigne la femme de l’homme, et d’autre part, parce que le « féminisme occidentaliste » sépare la femme blanche de son allié naturel, l’homme blanc.

Sur la question de la lutte contre les effets du grand-remplacement sur la sécurité des femmes blanches, je pense que les hommes et les femmes blanches doivent effectivement lutter contre le grand remplacement. Mais de ce point de vue, il faut considérer, d’une part, que les relations entre les deux sexes doivent rester fondamentalement apolitiques, non-raciales et non-religieuses et d’autre part, qu’il ne faut pas « sexualiser » la question du grand-remplacement. Solveig, si vous voulez défendre les européens, faites-le avec sérieux, avec méthode, avec sources[1].

Sur la question du féminisme et de la lutte contre la masculinité traditionnelle occidentale de l’homme blanc, je pense qu’il faut inviter les femmes (et les hommes) des générations Y et Z à redécouvrir et comprendre leur propre stratégie sexuelle et se tourner plutôt vers le masculinisme, qui est une praxéologie basée sur la science[2], plutôt qu’au féminisme, qui est une idéologie déconnectée du réel. Solveig, si vous voulez défendre des relations hommes-femmes saines, faites-le avec le sérieux, la méthode et les sources du masculinisme, pas avec les divagations du féminisme. 

Dans une Europe idéale débarrassée, d’une part, du grand remplacement, et d’autre part, du marxisme culturel, l’homme et la femme qui comprendront que les sexes sont dans la complémentarité, et non dans la confrontation, n’auront besoin ni du féminisme ni du masculinisme. 

XI.      Droit de réponse.

Je m’engage ici à publier la ou les réponses de toute personne nommée ou désignée dans cet article, à condition, d’une part, que la réponse me soit envoyée dans les deux mois à compter de la date de publication de cet article, et d’autre part, que le droit de réponse soit une réaction, une objection, une défense ou une explication, mais ne doit pas constituer une « tribune libre » sur Les Trois Étendards. Pour me contacter, cliquez ici


Annexe 1. La querelle catholique. 

Annexe 2. Le communisme sexuel.

Les annexes 1 et 2, qui traitent de questions connexes à cette enquête, seront publiées dans les semaines à venir. Les sujets traités pourront être lus indépendamment de l’article principal « les femmes au milieu des ruines ».  


Illustration : Michel Caicedo.

[1] Par exemple : « la diversité ethnique engendre la guerre civile », un article factuel.

[2] Pour consulter un grand nombre de sources scientifiques qui ont été utilisés pour soutenir les travaux de masculinistes, cliquez ici.