Les femmes au milieu des ruines (II).

Première partie.


IV.      Un féminisme « blanc » ?

Le « féminisme » que prône Solveig Minéo n’apparait donc pas plus « occidentaliste », qu’il n’est « de droite », mais cela n’empêche pas l’intéressée de revendiquer, par-ci par-là sur les réseaux sociaux, une autre étiquette, celle de « féministe blanche ». Souvenons-nous, Solveig Minéo indique elle-même que : « Le féminisme blanc ou occidentaliste – ce sont des synonymes – repose sur la reconnaissance du rôle de la civilisation occidentale toute entière dans l’éclosion du féminisme ». 

De nombreux articles disponibles sur « Bellica », et de nombreuses vidéos de Solveig Minéo, ont référence à l’immigration, à l’Islam, et à la défense des françaises « autochtones ». Ce micro-courant idéologique est très similaire à celui du « Collectif Némésis », qui, lui aussi, rassemble des féministes qui veulent « mettre en évidence le rôle que jouent les politiques migratoires dans les problèmes que subissent les femmes »[1].

Le terme de « féminisme blanc » crée un lien entre, d’une part, le féminisme (qui est une idéologie de domination féminine sous couvert d’égalité) et d’autre part, les « blancs » (individus présentant des caractéristiques physiques qui sont historiquement associées aux populations natives européennes). Que faut-il comprendre ? Suffit-il d’accoler ensemble deux termes pour créer un courant politique ? 

Je ne cherche pas ici à donner mon opinion, mais à essayer de décrire des dynamiques politiques et idéologiques. Dans cet esprit, il faut s’attacher à décrire le féminisme blanc tel qu’il est, et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit, ou tel qu’on voudrait nous le vendre. L’idée affichée est visiblement de rechercher l’égalité des femmes blanches et des hommes blancs à l’intérieur de l’Occident. L’idée réelle est de souligner l’existence d’enjeux spécifiques aux femmes blanches, enjeux qui seraient ignorés par le mouvement féministe au sens large. 

Les articles disponibles sur Bellica révèlent tous un centre de gravité : il y est toujours question des désagréments que subissent les femmes blanches du fait des hommes non-blancs (faute de meilleur terme…). Il n’est jamais question d’égalité des hommes blancs et des femmes blanches. Solveig Minéo prône ainsi un féminisme bien particulier : un féminisme qui se focalise uniquement sur la sécurité de la femme blanche. 

Ainsi, le « féminisme blanc » n’est ni un « féminisme » (en ce qu’il se préoccupe de sécurité, et non d’égalité) ni « blanc » (en ce qu’il se préoccupe uniquement des femmes blanches, laissant totalement de côté l’autre moitié : les hommes blancs). 

Avant de poursuivre, j’ajoute une réflexion annexe : Solveig Minéo ne se préoccupe, sous couvert de « féminisme blanc », que de la sécurité de la femme blanche. Dont acte. Elle en a le droit (à condition, encore une fois, de ne pas afficher une volonté d’égalité, si elle ne se préoccupe que de sécurité, sous peine de confusion). Je note qu’il s’agit là d’une énième posture de victimisation et d’oppression des femmes (une manœuvre classique : le statut de victime permet d’accroitre son « pouvoir symbolique » dans la société d’aujourd’hui). En tant que masculiniste, je suis lassé par ces manœuvres : c’est à croire que les femmes ne possèdent qu’un seul outil rhétorique : la stratégie de la victime[2].

Pour vous donner maintenant une grille de lecture masculiniste sur le « féminisme blanc », comprenez ceci : les masculinistes considèrent que les relations hommes-femmes transcendent et surplombent toutes les autres réalités, et qu’en conséquence, il ne faut jamais « politiser » les rapports entre les sexes. Il y a des hommes de droite, et des femmes de droite, des hommes de gauche, et des femmes de gauche, etc… Les questions religieuses, les questions juridiques et politiques, les normes culturelles, les questions relatives au marché du travail ou à l’économie, toutes ces questions sont toujours éclipsées par le dimorphisme sexuel de l’espèce humaine. Il y a des hommes, et il y a des femmes. Peu importe votre vision du monde, votre idéologie, votre allégeance politique : vous êtes soit un homme, soit une femme. 

C’est mon avis de masculiniste que de considérer que les relations entre les deux sexes doivent rester fondamentalement apolitiques, non-raciales et non-religieuses. Parce que, dès que vous associerez la dichotomie homme/femme à un mouvement social, politique ou religieux (quel qu’il soit), vous amalgamez des choses qui ne sont pas de la même nature. Parce que, encore une fois, les lignes religieuses, politiques, juridiques ou économiques varient, elles fluctuent, elles bougent et se remodèlent constamment… alors que les « lignes sexuelles » (pour ainsi dire) ne bougent jamais : l’humanité sera toujours divisée en deux sexes. Ainsi, associer les relations hommes/femmes à une idéologie, c’est associer le relatif et l’absolu, c’est associer le superflu et l’essentiel, c’est associer l’important et le négligeable. 

Moi aussi, en tant que blanc, j’ai une opinion sur la « diversité » … En tant que citoyen, j’adhère à une vision politique. En tant qu’âme et esprit, je partage une croyance. En tant qu’intellect, je souscris à une métaphysique. Sauf que là, je vous parle en tant qu’homme. Peu importe mes idées dans les autres champs de l’existence, lorsqu’on prétend s’intéresser aux relations et à l’égalité homme-femme, on le fait en tant qu’homme ou en tant que femme, mais pas en militant. 

La vérité fondamentale de la manosphère, de la pensée pro-masculine, c’est que les relations entre l’Homme et la Femme, avec les interrogations, les découvertes, les pensées, les conflits, les échanges…et les plaisirs que cela implique, est un sujet à part entière[3]. Que vous soyez un homme qui s’intéresse aux femmes, ou une femme qui s’intéresse aux hommes, peu importe, l’important, c’est de parcourir ce merveilleux chemin qui mène vers le sexe opposé. Le sexe opposé sera toujours un mystère à vos yeux. Un homme ne pourra jamais vraiment savoir ce que c’est que d’expérimenter l’existence humaine en tant que femme, et réciproquement.

V.        « Féminisme » ou « Minéisme » ?

A ce stade de mon enquête sur Solveig Minéo, et sur sa vision du « féminisme », je suis à la fois désarçonné (parce qu’il ne s’agit pas de « féminisme occidentaliste »), décontenancé (parce qu’il ne s’agit pas de « féminisme de droite ») et déconcerté (parce qu’il ne s’agit pas non plus de « féminisme blanc »). Solveig Minéo affirme manifestement des idées, des concepts, des représentations, des théories ou des opinions qui ont les apparences du féminisme, mais qui révèlent sensiblement autre chose, ce fameux je-ne-sais-quoi que je mentionnais en introduction. Je me propose de définir ce je-ne-sais-quoi, que j’appellerai désormais « Minéisme ». 

La seule idée certaine qui puisse nous servir de point de départ, c’est que Solveig Minéo s’intéresse aux relations hommes-femmes, puisqu’elle s’identifie (faussement, certes) avec le « féminisme ». Le minéisme ne peut donc être une doctrine politique, car la sphère politique exige au moins trois protagonistes pour qu’apparaissent une majorité et une minorité, et que puissent se constituer des coalitions. Ici, il n’y a que deux sujets : les hommes et les femmes. En revanche, le nombre d’hommes et de femmes étant potentiellement indéterminé, chacun interagissant simultanément avec tous les autres, le minéisme peut avoir une incidence dans la sphère économique. De la même manière, le minéisme peut avoir une incidence juridique, dans les mesures où les hommes et les femmes peuvent interagir ensembles via l’application de règles générales (lois) selon des procédures fixées d’avance (tribunaux). On peut ajouter que le Minéisme a certainement les caractéristiques d’une doctrine sociale ou sociétale, en ce que Solveig Minéo privilégie la recherche de visibilité et raisonne en termes d’influence (forte utilisation de réseaux sociaux). Enfin, dans la mesure où Solveig Minéo est une femme qui s’adresse à la fois à des femmes et à des hommes, on peut conclure que le but du minéisme n’est pas d’écraser l’autre (l’homme) – malgré quelques dérives… – mais de le convaincre, de le conditionner à agir dans un certain sens. Le Minéisme est donc ainsi d’ordre psychologique, car Solveig Minéo ne pouvant pas contraindre un homme ou une femme à agir, il lui faut convaincre les hommes et les femmes, qui la suivent sur les réseaux sociaux, qu’ils y trouveront un intérêt. Voilà pour l’aspect théorique. 

Concernant l’aspect pratique, intéressons-nous à l’ensemble des idées qui forment le « corpus » du minéisme. Et de ce point de vue, je confirme ce que j’ai énoncé en introduction : Solveig Minéo semble disposer d’une audience disproportionnée par rapport à son contenu. Car le contenu est extrêmement restreint. 

Les quelques articles disponibles sur solveigmineo.com, bellica.fr, (Si peu d’articles en plusieurs années d’existence ?), les quelques vidéos disponibles (si peu de vidéos ? Dont une consacrée au fait que « Daenerys a eu raison de brûler Port-Réal et ses habitants » ???), et la majorité des publications disponibles sur les comptes Twitter et Facebook de Solveig Minéo, partagent la même idée-force, le même centre de gravité, la même colonne vertébrale idéologique : « Aider les femmes occidentales à se libérer du joug de la misogynie réactionnaire importée autant que de la misogynie autochtone »[4]. Cette citation révèle à elle seule l’ambivalence du minéisme. 

J’ai expliqué dans la partie précédente que je considère, en tant que masculiniste, que les relations hommes-femmes sont un sujet d’étude en soi, qui ne doit pas être mêlé à d’autres champs d’études. Manifestement, Solveig Minéo est sur une autre ligne, car elle mêle intiment les relations-femmes avec les relations entre races. 

Le minéisme est ainsi une triangulation entre, premièrement, la femme blanche (« Aider les femmes occidentales »), l’homme blanc (« misogynie autochtone ») et l’homme non-blanc (« misogynie réactionnaire importée »), sur le plan pratique, le minéisme est donc bien une doctrine politique, car la sphère politique exige au moins trois protagonistes pour qu’apparaissent une majorité et une minorité, et que puissent se constituer des coalitions. Mais lesquelles ? Nous y reviendrons. 

Le champ de bataille de cette lutte politique, c’est « Aider les femmes occidentales à se libérer du joug de la misogynie ». Comme je l’ai dit dans la partie précédente, cela place de facto la femme dans une énième posture de victimisation et d’oppression (rhétorique féministe classique). Fait intéressant : la femme non-blanche est totalement absente du discours « minéique ». 

Le minéisme a bien une incidence économique, en ce que le nombre de femmes blanches, d’hommes blancs et d’homme non-blancs est potentiellement indéterminé, chacun interagissant simultanément avec tous les autres. Toutefois, il est à noter que Solveig Minéo ne s’intéresse qu’à l’aspect sécuritaire, délaissant tout point de vue économique ou financier. 

De la même manière, le minéisme a très certainement un fort aspect juridique, en ce que les agressions ou les viols commis sur les femmes blanches par des hommes non-blancs résultent évidemment en procès, c’est-à-dire en l’application de règles générales (lois) selon des procédures fixées d’avance (tribunaux). Mais là aussi, aucune étude sérieuse de lois, de décrets ou de jurisprudence de la part de Solveig Minéo : elle évoque souvent l’aspect pénal de sa lutte, mais en survolant les questions juridiques, sans vraiment s’y intéresser pleinement. 

Le minéisme est très certainement une doctrine sociale ou sociétale, en ce qu’il est une lutte contre les effets du grand-remplacement sur la sécurité des femmes blanches. C’est ici le cœur de la bataille, pour Solveig Minéo : une forte utilisation des réseaux sociaux pour faire prendre conscience aux femmes des dangers de l’immigration (et par extension, de l’Islam). 

Enfin, le minéisme est éminemment psychologique…puisqu’il est une triangulation : la victime, c’est la femme blanche (« Aider les femmes occidentales »), le bourreau, c’est l’homme non-blanc (« misogynie réactionnaire importée ») et… l’autre bourreau… c’est l’homme blanc (« misogynie autochtone »). C’est là que je ne comprends pas le sens, le but et la direction que donne Solveig Minéo à sa lutte. 

En toute logique, si nous partons du postulat que la sécurité des femmes blanches est menacée par le grand remplacement (et par extension, l’Islam), alors la triangulation doit s’effectuer selon le schéma suivant : la victime, c’est la femme blanche (« Aider les femmes occidentales »), le bourreau, c’est l’homme non-blanc (« misogynie réactionnaire importée») et… le sauveur… c’est l’homme blanc ! Le problème, c’est que pour Solveig Minéo, l’homme blanc n’est pas le sauveur, c’est aussi un bourreau, puisqu’elle qualifie cela de « misogynie autochtone ». Autrement dit, la coalition que forme le minéisme dans l’esprit des jeunes femmes, c’est qu’elles ont deux ennemis : le misogyne importé et le misogyne autochtone. Première remarque : cela sépare la femme blanche de son allié naturel, l’homme blanc. Cela confirme ici l’analyse masculiniste, qui considère que le féminisme éloigne la femme de l’homme. Deuxième remarque : comment peut-on être un homme et adhérer au minéisme ? L’homme blanc est placé à égalité avec l’homme non-blanc, quel intérêt peut avoir un homme blanc à adhérer à cette vision du monde ? Troisième remarque, comme je l’ai écrit dans la première partie, la façon d’être de l’homme se caractérise, en Occident, par la voie de l’action et de la contemplation : l’homme est un Guerrier et un Ascète. La figure de l’homme Guerrier est la figure utile au minéisme : qui de mieux qu’un Guerrier, pour défendre les femmes ? Et pourtant, chez Solveig Minéo, l’homme occidental est coupable de « misogynie autochtone ». L’homme est le « grand absent » du Minéisme. 

C’est là que le minéisme entre en contradiction avec lui-même, car il utilise l’honneur contre les hommes : leur demander de se comporter selon les codes de la masculinité traditionnelle quand c’est commode (protéger les femmes blanches) mais comme le minéisme se revendique du féminisme, Solveig Minéo peut revendiquer « l’égalité des sexes » quand c’est plus utile que la masculinité traditionnelle. Solveig Minéo est prise au piège dans sa propre triangulation : si elle demande de l’aide aux hommes blancs, pour assurer la sécurité de la femme blanche, elle doit renoncer à son féminisme. Car le « minéisme » a deux visages : demander aux hommes blancs d’assumer leurs responsabilités d’hommes tout en dénigrant toute affirmation de masculinité.

En conclusion de cette partie, on peut définir le Minéisme comme la doctrine idéologique qui consiste à accorder des bénéfices aux femmes (la sécurité) quand elles se sentent menacées par des hommes non-européens, tout en refusant aux hommes européens d’avoir des droits matrimoniaux sur les femmes européennes. Le minéisme veut donner aux hommes la responsabilité sans l’autorité, et donner aux femmes l’autorité sans la responsabilité. Car les hommes européens sont tenus pour responsables de la sécurité des femmes, mais sans avoir autorité sur elles. Et les femmes possèdent, de par leur statut de victime, une autorité sur les hommes, mais sans être obligées à une réciprocité. 

VI. Le minéisme : une confusion entre la biologie, la culture et l’idéologie ?  

Solveig Minéo indique que : « Une femme ne peut pas vraiment être indépendante sans la prospérité économique et les commodités apportées par le capitalisme né en Occident. Le féminisme n’existe pas là où il n’y a pas d’eau courante. C’est l’Occident qui a été le plus grand moteur de la démocratie, des libertés individuelles, de la sécularisation, des progrès de la médecine, d’une abondance matérielle et d’un confort de vie inédits dans l’histoire. Bref, c’est l’Occident qui a rendu le féminisme possible ». Cette déclaration est tout à fait exacte, et nous amène vers une perspective plus large, au titre de laquelle trois mots-clefs doivent nous intéresser : 

Biologie.                     Culture.                     Idéologie.

De nombreux aspects de la nature humaine trouvent leurs racines dans une cause biologique. Les aspects culturels et idéologiques de « l’animal humain » s’affectent certes l’un l’autre, mais il ne faut jamais oublier que la culture et l’idéologie existent dans un « écosystème » plus large, et de nature hiérarchique : la biologie précède la culture, la culture précède l’idéologie. De ce point de vue, on ne peut que constater que le féminisme est une idéologie très récente : sur plusieurs milliers d’années d’évolution, de notre passé de chasseur-cueilleur nomade à celui d’agriculteur sédentaire, le féminisme n’est apparu qu’au début de l’ère industrielle.

C’est-à-dire que, pendant les millénaires où la vie humaine n’était que chasse, guerre, souffrance, dur labeur, et lutte pour la survie au quotidien, les femmes ne demandaient pas agressivement une place dans le « monde du travail » … jusqu’à ce que le « travail » consiste à s’asseoir derrière un bureau, dans un fauteuil confortable. 

La meilleure analogie possible, c’est la comparaison avec un ordinateur : 

Biologie.                                Culture.                                              Idéologie.

Hardware.                              Système d’exploitation.                     Software.

Ces éléments s’affectent entre eux d’une manière unidirectionnelle et hiérarchique. Vous ne pouvez utiliser un logiciel qu’à la condition que celui-ci soit compatible avec le système d’exploitation, lequel ne peut fonctionner qu’à partir de l’ordinateur « physique » qui en est le support. Le féminisme entretien le même rapport : cette idéologie n’existe qu’à la condition d’être compatible avec la culture qui l’a vu naître, laquelle ne peut fonctionner que si la condition biologique humaine qui en est le support permet l’existence de ladite culture.

De la même manière que vous ne pouvez changer physiquement votre ordinateur lorsque vous utilisez Youtube, vous ne pouvez rien changer à la nature humaine, à la condition humaine, avec le féminisme. Votre ordinateur et votre système d’exploitation vous permettent de regarder Youtube, mais celui-ci n’a aucune incidence sur les deux autres. De même, le féminisme ne se construit que sur des changements qui ont déjà eu lieu, mais le féminisme ne provoque aucun changement. Les revendications féministes n’adviennent qu’après un changement culturel ou biologique, le féminisme ne crée pas de nouveau droit, ne conquiert rien du tout, ne progresse dans aucune direction : le féminisme ne fait que suivre le culturel et le biologique, avec d’ailleurs plusieurs années de retard. Pire, le féminisme est une forme d’ingénierie sociale visant à modifier le substrat culturel et biologique. C’est ainsi que, contrairement au masculinisme, qui explique la condition humaine en partant de la biologie vers la culture, puis vers l’idéologie, le féminisme, lui, commence par une idéologie, qui cherche à modifier la culture européenne, en contradiction totale avec le substrat biologique de l’être humain. 

En tant que « logiciel idéologique », le féminisme ne pouvait pas s’implanter dans le « système d’exploitation culturel » tant que celui-ci n’était pas passé du « préindustriel » au « post-industriel », qui lui-même n’est que le résultat de la « mise à jour biologique » qui a consisté, pour l’homme, à inventer le travail mécanique. 

Dès lors, si Solveig Minéo reconnaît que le féminisme est un effet, et non une cause, pourquoi se revendiquer féministe ? Si elle reconnaît elle-même que l’idéologie féministe est le fruit d’une culture et d’une idéologie, pourquoi adopter le féminisme, qui est une forme d’ingénierie sociale visant justement à modifier les rapports culturels et biologiques entre les sexes ? Elle gagnerait à clarifier sa position.

 Les hommes et les femmes sont génétiquement différents, à la fois physiquement et mentalement. Les « rôles sexuels » s’appliquent à tous les mammifères, les humains ne sont pas une exception (biologie). La valeur d’une femme dépend de sa fertilité et de sa beauté, tandis que la valeur de l’homme dépend de ses ressources, de son intellect et de son caractère[5] (biologie). Les traditions et rituels passés de l’Occident se sont construits afin de préserver et renforcer l’unité familiale (culture). L’élimination, par le socialisme, le féminisme et le marxisme culturel, de l’unité familiale, est un cas flagrant de contradiction conceptuelle en ce que, sous couvert d’égalité homme-femme, une idéologie s’implante en occident en totale contradiction avec le culturel et le biologique. 


Troisième partie.

Quatrième partie.


Illustration : Michel Caicedo.

[1] Collectif Némésis. FAQ – Qui sont les Némésis ? 

[2] Mon conseil, pour vous Solveig, et plus généralement à toutes les féministes : si vous voulez changer un jour de l’éternelle stratégie de la victime, et trouver d’autres formes d’argumentation, je vous conseille personnellement le « dictionnaire de rhétorique et de poétique » par Michèle Aquien et Georges Molinié. Vous y découvrirez qu’on peut convaincre autrement qu’en jouant à la victime. 

[3] Le masculinisme est une praxéologie, et non une idéologie, comme le féminisme.

[4] Publication Facebook du 25 novembre 2019.

[5] Contrairement à ce que pensent les féministes, ce n’est pas aux femmes de dire ce qui est beau ou non. Ce sont les femmes qui décident ce qui plait chez un homme, et ce sont les hommes qui décident ce qui est attirant chez les femmes. La valeur de chaque sexe est déterminée par l’autre sexe. Inutile, donc, de créer des mouvements de type « body positive », en faveur de l’acceptation et l’appréciation de « tous les types de corps humains » : les hommes n’aiment pas les grosses, ni les vieilles, ni les femmes qui ont eu un trop grand nombre de partenaires sexuels. Mesdemoiselles, faites-vous une raison.