Disséquer la pilule rouge (II).

Disséquer la pilule rouge : première partie.


Une femme est intervenue sur /r/theredpill la semaine dernière pour poser des questions sur ce qu’est la philosophie de la pilule rouge, je lui ai répondu avec un commentaire assez long, qui a obtenu beaucoup d’attention de la part des lecteurs (et de nombreux « likes »), ce qui est assez rare pour un long commentaire, alors me voilà ici, pour le republier, avec des corrections et quelques ajouts, pour votre plaisir, ce sont là mes réponses à ses questions. 

Les questions qui ont été posées représentent un bon exemple de questions courantes que se posent celles et ceux qui ne sont pas familiers avec la philosophie de la pilule rouge, et donc, ma décision de reposter ma réponse sous la forme d’un billet de blog vous permettra de mieux comprendre les idées fausses, les désinformations et les incertitudes qui circulent sur ce sujet. Si vous voulez voir le message original sur Reddit, cliquez ici

« Les hommes qui ont pris la pilule rouge sont-ils antiféministes ? ». 

La plupart des gens qui ont adhéré à la philosophie de la pilule rouge sont certainement antiféministes, et ceux qui ne le sont pas ouvertement préfèrent simplement garder le silence à ce sujet, la pilule rouge est une critique et une « déconstruction » logique du féminisme. Depuis le temps que je fréquente /r/theredpill, je n’y ai jamais vu quelqu’un faire l’éloge du féminisme de troisième vague. D’après ce que je peux en dire, la plupart des hommes semblent penser qu’après le féminisme de première vague, l’idéologie féministe est tombée dans une sorte de spirale hors de contrôle qui a conduit la société à devenir émasculée, une société dans laquelle l’unité familiale est tombée en lambeaux, une société dans laquelle des problèmes sociétaux plus profonds ont été aggravé par le féminisme, comme par exemple le développement de l’État-providence et l’augmentation des impôts nécessaires au financement de cet État-providence  (transfert de richesse des hommes qui travaillent, vers les mères célibataires, via l’imposition). 

« La philosophie de la pilule rouge est-elle misogyne ? ». 

Certaines personnes le sont. Cela dépend de l’homme en question. Être irrespectueux envers les femmes ne signifie pas nécessairement que vous éprouvez une haine absolue envers elles. Ce qui est drôle, c’est que se montrer irrespectueux envers une femme permet parfois de la séduire. Je dirais que la plupart des hommes qui ont pris la pilule rouge sont certainement sexistes, en ce qu’ils font une distinction entre ce qui est masculin et ce qui est féminin, parce qu’ils reconnaissent le fait que les hommes et les femmes sont fondamentalement différents, mais ils ne sont pas sexistes en ce qu’ils éprouvent une haine collective contre toutes les femmes. Il y a probablement des individus dans cette sphère de l’internet qui ont été très gravement blessés par des femmes, et qui les détestent toutes, en raison de la douleur qu’ils ont éprouvée, c’est quelque chose dont nous nous moquons en disant qu’ils sont devenus « amers », mais malheureusement c’est un processus inévitable : les gens éprouvent de la douleur, et ils doivent essayer de vivre avec cette douleur et à travers cette douleur. (Tout cela est temporaire). 

« Est-ce que la philosophie de la pilule rouge considère que les hommes et les femmes se situent au même niveau ? ». 

Non, nous ne croyons pas à l’égalité des sexes. Nous croyons qu’un homme doit être fort pour attirer une femme et maintenir une relation réussie avec elle. Nous avons remarqué que lorsque vous vous comportez comme un homme fort, les femmes deviennent féminines, plus douces, moins « salopes » et « casse-couille » envers vous ; alors que si vous vous comportez en homme faible, les femmes deviennent plus masculines et moins respectueuses à votre égard. (C’est une question de polarité nécessaire). Pour résumer : la philosophie de la pilule rouge croit aux rôles traditionnels masculins et féminins

« Les hommes ayant pris la pilule rouge sont-ils frustrés par les féministes qui détestent les hommes ? ». 

La philosophie de la pilule rouge ne prend pas réellement les féministes au sérieux, nous les voyons comme des femmes et des hommes qui ont été trompés dans leurs visions du monde, nous les appelons « pilules bleues ». La pilule bleue est un terme synonyme d’illusion, dérivé de la métaphore utilisée dans le film « Matrix ». 

« Pourquoi est-ce qu’une ‘femme idéale’ doit avoir le moins de partenaires sexuels possible ? ». 

Les femmes n’ont pas besoin de fournir un effort pour avoir une relation sexuelle, bien sûr, certains hommes peuvent représenter un « défi » pour certaines femmes, parce que tels hommes jouent « dans une autre ligue », mais si une femme cherche des partenaires « de son niveau », et qu’elle sort dans un bar, pour dire à n’importe quel mec qu’elle a envie de lui, alors dans 9 cas sur 10, ce mec va aller chez elle et avoir une relation sexuelle avec elle. Aucune compétence n’est nécessaire pour qu’une femme obtienne une relation sexuelle, et donc, pour cela, elle ne mérite ni respect ni admiration. Ce sont les hommes qui, grossièrement, et très généralement, ont envie de sexe avec une femme la plupart du temps, et non l’inverse, ce sont les femmes qui sont donc les « gardiennes du sexe ». 

Cela signifie que les « conquêtes » d’une femme ne sont pas des « conquêtes », mais simplement des offrandes, dans la mesure ou les hommes s’offrent à la femme en tant que partenaires potentiels, et que la femme choisit et sélectionne. Ainsi, si une femme s’offre à la moitié de la ville, pour un homme, cela ne mérite pas le respect, mais le dégoût. Parce qu’une femme qui s’offre à n’importe qui est en train de dire : « Je suis une femme de faible valeur, parce que j’offre la meilleure partie de moi-même en échange de très peu ». 

Les femmes de grande valeur ne devraient se donner qu’à un « petit ami », les indices qui révèlent une femme de grande valeur se trouvent dans le fait qu’elle a eu peu de « relations », que chaque relation a durée pendant de longues périodes de temps, et qu’elle a eu un minimum de plans culs / coups d’un soir ; à l’inverse, si une femme passe constamment d’une relation courte à une autre relation courte, qu’elle sort constamment dans les boites de nuit et les bars, et qu’elle rentre chez elle avec des hommes différents à chaque fois, elle est alors probablement émotionnellement instable, et vous ne devriez même pas la toucher avec un bâton. 

Il y a beaucoup d’ironie dans tout cela, parce que si une fille est une fille de faible valeur, les mecs voudront la baiser dès le premier soir parce que, pour eux, elle n’a pas d’autre valeur que la perspective d’une bonne baise, mais si des mecs considèrent qu’une fille a de la valeur et qu’elle est une partenaire apte à former un couple de longue durée, ils préfèreraient que la fille ne couche pas dès le premier soir. La différence de préférence est basée sur l’approche. Si vous voulez juste baiser une fille, vous n’en avez rien à foutre du fait qu’elle soit une salope, et justement, c’est plus facile d’avoir une relation sexuelle facilement et rapidement si c’est une salope

Et inversement, si vous voulez construire une famille avec une femme, vous ne voulez pas qu’elle soit une grosse salope parce que cela signifie que vous risquez d’investir votre amour, votre temps et votre énergie dans une femme qui peut vous trahir en baisant facilement et rapidement un autre homme.

Les salopes ne font pas de bonnes épouses, mais elles font les bons coups. Le problème c’est que chaque salope déteste le fait d’être une salope, la salope se dit qu’elle n’est pas une salope pour maintenir son estime d’elle-même, elle tente de cacher son passé parce qu’au fond d’elle-même, dans son cœur, elle sait réellement qu’elle est une pute, alors elle tente de jouer le rôle de « la fille à marier / l’épouse idéale » ; toutefois, elle n’a pas été monogame pendant une grande partie de sa vie, elle a eu beaucoup d’expériences sexuelles et « d’aventures » quand elle était dans sa vingtaine, et l’excitation de ses aventures passées commencent à lui manquer, et elle s’imagine qu’elle est faite pour le mariage, parce qu’elle s’ennuie ou parce qu’elle ne peut résister à la tentation de s’approprier un autre homme qui est dans son radar. 

Les femmes sont les « gardiennes du sexe », mais les hommes sont de facto les « gardiens de l’engagement », parce que ce sont eux qui décident de rester (ou non) dans les parages après avoir baisé. Mesdemoiselles, votre pouvoir sur les hommes réside dans votre chatte (pour attirer un homme vers vous) et dans votre personnalité (pour garder cet homme auprès de vous). Le pouvoir de l’homme, c’est de décider s’il va investir (ou non) son temps, son argent, son amour et son énergie envers vous, après avoir baisé. 

Mesdemoiselles, si vous n’avez pas l’air d’une bonne affaire, s’il n’aime pas votre compagnie, s’il vous trouve superficielle ou ennuyeuse, alors dites-moi, pourquoi devrait-il continuer à investir et s’investir en vous ? Parce que sinon « c’est un connard » ? Ou bien à cause de vos délicates sensibilités ? 

La philosophie de la pilule rouge enseigne aux hommes la volonté de s’occuper d’eux-mêmes correctement, en plaçant la priorité en eux-mêmes d’abord, avant de mettre la priorité sur les femmes, au grand dam de la société mainstream – mesdemoiselles, sachez que nous disons aux hommes que si vous n’êtes pas une bonne affaire pour lui, alors vous ne valez pas l’engagement qu’il aurait été prêt à faire pour vous. /r/redpillwomen aide essentiellement les femmes à devenir « une bonne affaire », après tout, si vous voulez un engagement à long terme, vous devez travailler (sur vous-même) pour cela. L’engagement d’un homme, ça ne tombe pas du ciel, aucune femme n’a « droit à » l’engagement d’un homme « juste parce que », mais l’idée qu’une femme doive gagner l’engagement d’un homme… semble perdu de nos jours, par les femmes elles-mêmes, elles comptent trop sur leur apparence, leur look, leur beauté – et puis elles vieillissent…et là tout est fichu. 

Ce phénomène, c’est ce qu’on appelle « le mur » dans la philosophie de la pilule rouge, c’est lorsqu’une femme atteint l’âge de 27 à 35 ans (selon les cas spécifiques), son apparence physique s’amoindrit, elle commence alors à trouver la vie moins agréable parce que fondamentalement, son « privilège de beauté » s’estompe. Les hommes prêtent moins d’attention à ladite femme, en raison de sa perte de beauté, d’autant qu’elle n’a pas passé sa jeunesse à cultiver des traits de personnalité que les hommes apprécient, et l’actif qu’elle a exploité durant toute sa vie (sa beauté) commence à lui faire défaut, elle peut donc « sentir » que son pouvoir s’affaiblit dans sa sphère d’influence. 

Dans la mesure où la valeur sociale de cette femme diminue, son malaise augmente – c’est généralement à ce stade que les femmes paniquent, elles veulent une famille / un bébé et deviennent soudainement plus ouverte d’esprit en ce qui concerne l’apprentissage de nouvelles choses, et elles essaient alors de donner l’illusion qu’elles possèdent une personnalité afin d’obtenir un compagnon (car la jeunesse et la beauté ne sont pas des traits de personnalité) ; les femmes craignent, à ce stade, de perdre en statut social et d’échouer sur le plan reproductif, ce qui peut conduire à une grande solitude. 

C’est le stade à partir duquel une femme qui ne peut s’améliorer elle-même va décider de « se caser » avec un homme, assez lamentablement il faut le dire, parce qu’elle perçoit alors l’homme avec qui elle se met en couple comme étant un homme « inférieur » à elle, parce qu’elle réussissait à obtenir des mecs de plus grande valeur lorsqu’elle était jeune, mais comme sa valeur sexuelle a diminué avec l’âge, elle est désormais incapable d’obtenir le même type d’homme qu’elle obtenait dans sa jeunesse, elle est également incapable d’obtenir des mecs de grande valeur pour un coup d’un soir, et encore moins capable d’obtenir « l’engagement » d’un homme de valeur(qui, lui, préfère les jeunes). C’est ce processus qui conduit finalement les femmes à ressentir énormément de ressentiment et d’amertume, c’est là que se forme la population de base des féministes radicales, ces femmes qui placent leur manque d’attraits sociaux et sexuels sur des concepts comme « le patriarcat » ou « la misogynie », pour rationaliser leur manque de sex-appeal envers le sexe opposé, et toutes les ramifications sociales qui découlent du fait que ces femmes ne donnent pas envie. 

« Pour moi, la philosophie de la pilule rouge donne l’impression d’être un regroupement d’hommes qui essaient juste de baiser autant que possible, et qui ont développé cette philosophie uniquement dans le but de baiser, est-ce correct ? ». 

Les hommes adorent le sexe. Vraiment. Beaucoup. Tout le monde sait que, quel que soit votre opinion à propos de la philosophie de la pilule rouge, un vagin est l’équivalent d’un missile nucléaire, dans la catégorie des armes qui permettent à une femme de contrôler un homme. 

Le jeu de séduction a pour but de permettre à un homme d’avoir du succès auprès des femmes, et cela est génial pour toutes les personnes impliquées dans le processus. Pensez-y. La plupart des femmes se tiennent là, aux alentours, belles et bien habillées, elles n’approchent pas et n’ont rien à faire, elles n’ont aucun travail direct à faire – leur travail est indirect, elles investissent dans leur beauté et se placent dans des lieux spécifiques à des moments spécifiques, ce sont là des choses que les hommes doivent savoir faire aussi. 

Les filles se tiennent là, comme des articles en vitrines, en attente d’être sélectionnées, si les hommes n’ont pas les couilles ou la confiance nécessaire pour vous approcher, mesdemoiselles, vous passerez une nuit de merde, et de nombreux hommes le regretteront le lendemain parce qu’ils ne trouvaient pas en eux-mêmes le courage. Une femme ne risquera certainement pas le problème du rejet et de l’embarras qui s’en suit devant d’autres personnes, les femmes laissent cette merde aux hommes. 

Une partie de la philosophie de la pilule rouge aide les hommes à affronter ce genre de problèmes, cela permet aux hommes de bien parler aux femmes, de les approcher, de les séduire, de construire une relation, et tout le reste. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les relations hommes-femmes sont assez tendues, grâce au féminisme, et les femmes ne vont pas se défaire du féminisme de sitôt, certaines femmes sont sacrément imbues d’elles-mêmes et arrogantes, et d’autres femmes sont tout bonnement désagréables lorsqu’on les approche dans la rue. Une partie des outils de la pilule rouge permettent de faire face à cela et de ne pas se soucier des rejets. C’est ce que l’on appelle « l’indépendance face aux résultats », c’est un trait de personnalité que les hommes développent lorsqu’ils ont construit leur propre valeur sociale et un sens de la confiance en soi suffisant, au point où l’image qu’ils se font d’eux-mêmes n’est pas dépendant de l’opinion d’une femme, un rejet signifie très peu pour eux, ils ne délèguent pas leur estime d’eux-mêmes à une femme, à ses caprices émotionnels et à ses préférences aléatoires. 

Grâce à cette fameuse idéologie qu’est le féminisme, de nombreuses femmes ne sont tout simplement pas « draguables », elles ne sont pas optimales pour former une relation durable, mais physiquement, elles sont tout à fait baisables, de telle sorte à ce que nous recommandons de les baiser et de s’en aller ensuite.  C’est la valeur que nous attribuons à ces femmes : elles sont suffisamment bonnes pour que nous ayons envie de les baiser, mais elles ne disposent pas des qualités nécessaires pour être une « copine », elles ne méritent pas notre engagement. La plupart des femmes cultivent finalement leur beauté, mais elles ne cultivent pas assez les traits de personnalité nécessaire pour assurer l’engagement à long terme d’un homme de grande valeur. (Encore une fois, il faut le répéter : la jeunesse et la beauté ne sont pas des traits de personnalité). 

Mesdemoiselles, si vous voulez obtenir une monogamie à vie, sachez que votre beauté se fanera vers l’âge de 30-35 ans, et il y aura toujours des femmes plus jeunes que vous, autour de vous, qui attireront les regards bien plus et bien mieux que vous, de sorte à ce qu’il est nécessaire, pour vous, de posséder quelque chose de plus que le physique : des traits de caractère qui font de vous une femme auprès de qui les hommes veulent s’engager et investir, des traits de caractère qui vous démarque de la salope – si vous voulez un homme de grande valeur, sachez qu’il sera également courtisé par d’autres femmes que vous, sachez donc que vous aurez du travail, beaucoup de travail, à faire sur vous-même, si vous voulez l’obtenir et le garder. 


Source : « DISSECTING THE RED PILL (PART 2) ».

Illustration : Anna Shvets.