Upanishads mineures : les 13 Upanishads de Shiva.

Atharvashikha Upanishad – Upanishad du Sage Atharva sur la Transcendance.

Le sage Atharva donne un enseignement à de grands sages, tels Pippalada, Angiras et Sanatkumara. Met l’accent sur la nécessité de méditer sur le Pranava (AUM) et ses bienfaits.


Atharvashiras Upanishad – Upanishad initiale de l’Atharva.

Insiste sur le caractère sacré de la lettre “OM”. Enseigne également que la forme de Rudra est aussi celle du Pranava (OM).


Bhasma Jabala Upanishad – Upanishad de Jabala sur les cendres sacrées.

Shiva en personne enseigne au Sage Bhusundha comment les cendres sacrées (Bhasma) doivent être préparées, et de quelle façon les porter. Sont inclus dans ce rite de nombreux mantras, ainsi que les devoirs quotidiens du fidèle, et les risques encourus en cas d’omission. Certaines règles concernant les graines Rudrakshas sont brièvement données. Enfin, en un discours puissant, Shiva se présente dans toute sa grandeur et sa puissance, et fait l’éloge de sa ville consacrée, Bénarès, qui est l’endroit le plus propice où mourir.


Brihad Jabala Upanishad – Upanishad de la grande Jabala.

C’est le Sage Jabala, auteur éponyme de la Bhasma Jabala Upanishad et de la Rudraksha Jabala Upanishad, peut-être identique au Jabali de l’Upanishad éponyme, qui signe cette Upanishad-ci. Et de nouveau, son nom est lié à l’importance des cendres sacrées (vibhuti) dans le culte de Shiva. Nous retrouvons également le sage Bhusunda, de la lignée de Jabali, qui mène l’enquête auprès des dieux et des grands Sages.

Ici, Jabala s’exprime de nouveau sur ce thème des cendres sacrées, articulant son discours en huit brèves Brahmanas (manuel d’instructions rituelles). Dans le Brahmana II en particulier, mais aussi ailleurs, de nombreuses allusions sont faites – mais restent voilées – aux centres d’énergie (chakras) et à l’éveil de l’énergie divine, Kundalini (et ici, la méthode des cendres est une alternative rapide au long travail yoguique). Enfin, l’avant-dernier Brahmana apporte des compléments d’information sur les vertus des graines Rudrakshas.


Dakshinamurti Upanishad – Upanishad du Maître de Sagesse.

Dakshinamurti est l’aspect le plus serein de Shiva, celui du Maître suprême transmettant aux grands Sages et aux dieux toute la Connaissance, notamment le Yoga, la musique et la danse, la Sagesse (Jnana), et l’exégèse des Écritures. Dans cette brève Upanishad, l’enseignement du Dakshinamurti mantra est transmis par le légendaire Sage Markandeya, qui – ayant été voué à la mort à l’âge de seize ans – obtint de Shiva qu’il conteste le décret de Yama et l’emporte sur la décision du dieu de la Mort.


Ganapati Upanishad – Upanishad de Ganapati, le dieu-éléphant.

En quelques pages, cette Upanishad nous présente assez exhaustivement le dieu mi-homme mi-éléphant, Ganesh, symbole de l’identité macrocosme-microcosme, et surtout elle nous introduit dans les premiers arcanes de son culte tantrique. Le dieu plaisant, voire amusant, se révèle un puissant symbole aux multiples niveaux de lecture. Quant à la relation dévotionnelle à Ganapati, elle entraîne maints avantages, dont une assurance de réussite en toute entreprise, ce qui libère une grande sérénité face aux aléas et impondérables.


Jabali Upanishad – Upanishad du Sage Jabali.

Très brève Upanishad traitant de Pashupati, Shiva en tant que Maître du troupeau des créatures vivantes. Préparation et port des cendres sacrées, leur symbolisme.


Kaivalya Upanishad – Upanishad de l’Indépendance absolue.

Brahma enseigne la connaissance du Brahman au sage Ashvalayana. Bien qu’Adhi Shankara n’écrivit de commentaires que pour 10 Upanishads, il la considérait aussi comme une Upanishad importante. Explicite l’étape où se trouve en vérité le chercheur. La voie indiquée passe par la méditation et la dévotion. Métaphore considérant le chercheur comme la planche et le OM comme le bâton qui tourne en rotations sur la planche et produit l’étincelle de feu.


Kalagni Rudra Upanishad – Upanishad de Rudra à la flamme destructrice.

Brève Upanishad, où Kalagni Rudra instruit le divin Sanat Kumara au sujet de la triple marque de consécration à Shiva, tracée en cendres. Le sujet est donc celui de la Bhasma Jabala et de la Jabali.


Pashupata Brahmana Upanishad – Upanishad de l’Hymne spéculatif sur le Maître du troupeau.

La connaissance extérieure, c’est-à-dire induite par les perceptions sensorielles, est placée sous la tutelle de Shiva sous son aspect Pashupati, le Seigneur de tous les êtres vivants. C’est donc, en un raccourci extrême, le chemin du retour vers l’Un, qui est résumé : l’univers entier est en réalité un, et la différentiation est une erreur.


Rudra Hridaya Upanishad – Upanishad du Cœur de Rudra.

Shuka demande à son père, sage très réputé, quel Dieu existe en tous les dieux (devas) et en quel Dieu tous les dieux existent. La réponse de cette Upanishad le désigne comme Rudra (Shiva), tout en mettant l’accent sur l’identité fondamentale des diverses figures divines, qui sont toutes des expressions de l’Unique. Tout est Shiva, tout est Non-dualité (Advaita), tout est Unicité absolue. On trouve dans cette Upanishad une nouvelle expression de la fameuse parabole des deux oiseaux, rendue célèbre par la Mundaka Upanishad.


Rudraksha Jabala Upanishad – Upanishad de Jabala sur les graines de Rudraksha.

Dans cette Upanishad qui traite exclusivement des Rudraksha, ces graines nées des larmes du dieu Rudra, dont on fait des rosaires et des ornements sacrés, Shiva-Kalagnirudra révèle au sage Bhusunda les vertus de ces graines, l’art de les porter et les bénéfices qu’elles assurent. Les Rudrakshas sont toujours très prisées, c’est l’ornement le plus répandu.


Sarabha Upanishad – Upanishad de l’Homme-Lion-Aigle.

Sarabha est la forme composite homme-lion-aigle que Shiva prit pour maîtriser l’orgueil destructeur de Vishnu sous sa forme Narasimha (l’homme-lion). Plaisante par son inspiration mythologique, cette Upanishad miniature témoigne de l’extrême diversité de genres littéraires regroupés sous le terme « Upanishad ».


Illustration : Navneet Shanu.