L’écriture inclusive ?

L’écriture inclusive, c’est une forme d’écriture, un style propre qui se reconnait au premier coup d’œil. C’est une façon de composer son texte dont l’utilisation est très récente, et qui trouve ses partisans et ses opposants. 

Quel est l’objectif de cette façon de taper sur son clavier ? L’idée, c’est d’assurer une égalité de représentation entre, d’une part, les hommes, et d’autre part, les femmes. Un exemple ? Féminiser les noms de métier. 

Etudions, dans cet article, la question de l’écriture inclusive du point de vue juridique. Il faut consulter une circulaire du 21 novembre 2017 « relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française ».

Le premier ministre a dit « non », tout simplement. Il ne doit pas être fait application de l’écriture inclusive dans les textes officiels. 

A priori, le terme « non » n’est pas sujet à équivoque, à interprétation, au doute. Pourtant, l’association « Groupement d’information et de soutien sur les questions sexuées et sexuelles » a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre cette circulaire du 21 novembre 2017. 

Dans une décision du 28 février 2019, le Conseil d’Etat a rejeté ce recours, en confirmant que l’écriture inclusive ne s’applique pas aux textes officiels. Autrement dit, « non » signifie « non ». 

Illustration : « Allégorie de la justice », 1760, par Gaetano Gandolfi (1734-1802), Italie