Etre moche est un calvaire.

Les Trois Étendards se donne notamment pour mission de fournir un accès universel à toutes les connaissances de l’Androsphère. Le contenu masculiniste publié sur le web est éphémère – contrairement à d’autres contenus, personne ne le sauvegardait. 

Identifier les pages web importantes, et sauvegarder des copies de leurs travaux dans des collections spéciales, ce sont les « Archives de l’Androsphère ». 

« Etre moche est un calvaire » a été publié le 12 mars 2017 sur le site « Le Roi de la Jungle (Revival) ».


En préambule, je tiens à me dédouaner de toute potentielle future tentative de suicide de mes lecteurs. Si vous êtes moche et avez des tendances dépressives, dégagez tout de suite de cet article et allumez la télé en prenant un prozac, car vous ne trouverez pas la moindre lueur d’espoir ici.

MISÈRE DE L’ADOLESCENCE

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CONSTAT AMER

Vous ne connaissez pas les deux mecs de l’image. Et pourtant, vous devinez tout d’eux. Vous savez qui est populaire dans son lycée et qui ne l’est pas. Vous savez qui couche avec toutes les filles et qui se branle sur Youporn. Vous savez qui a une vie sociale riche et excitante, et qui joue aux jeux vidéo. Vous savez qui est timide, dépressif et solitaire, et qui a confiance en lui. Vous savez qui aura un job de management à responsabilités, et qui fera des études en informatique puis passera sa vie derrière un écran à pisser du code.

REJET ET HARCÈLEMENT

On entend régulièrement parler, dans les médias, d’affaires de harcelèment scolaire. Ces phénomènes amplifiés par l’essor des réseaux sociaux (qui permettent aux bourreaux de continuer même après l’école, chienne de vie) ont permis de déterminer une constante : la majorité des victimes sont laids.

Il suffit de se souvenir de ses années collège ou lycée pour arriver à la même conclusion : les rejetés ont une sale gueule. Les Américains étant moins démagogiques que nous, des associations se sont créées pour offrir de la chirurgie esthétique aux malchanceuxescroqués par la vie et victimes de harcèlement.

PERSONNALITÉ BRICOLÉE

Selon le caractère inné de l’individu, son éducation et la nature du rejet (isolation seule ou avec violences et moqueries), les dommages psychologiques seront plus ou moins lourds à porter.

Notre enfance détermine toute notre vie. On construit son caractère et accumule des expériences qui formeront notre personne. Quelqu’un qui reçoit sans arrêt des attentions positives des autres développera une personnalité avenante, amicale, extravertie et confiante. Comment peut-on apprécier le monde, quand on prend dans la gueule, qu’on est ignoré, depuis sa plus tendre enfance, sans raison ni justification apparente ?

Les sollicitations sociales sont inexistantes dans la vie du moche. Ses rares « amis » sont des gens qui lui ressemblent. En réalité, cette amitié n’est qu’une alliance temporaire face à la violence subie. Les moches font équipe pour ne pas craquer.

Expérimenter, c’est vivre et grandir. D’où le problème des « parents hélicoptères » qui tentent de contrôler leur enfant pour lui éviter de faire des erreurs, l’empêchant aussi de trouver ses propres solutions, chose indispensable pour développer son caractère. Les moches n’auront jamais eu l’occasion d’expérimenter quoi que ce soit et finiront avec les mêmes séquelles : un cruel manque de confiance en eux et surtout une personnalité fragile, inapte à la réussite.

AMOURS MANQUÉS IRREMPLAÇABLES

Ne nous étalons pas sur les évidentes carences sur le plan sexuel et parlons de quelque chose de plus douloureux car non compensable.

L’adolescence est le seul moment où on peut expérimenter l’amour, le vrai : innocent et sans arrières-pensées. Car une fois adulte, l’aspect matériel, les intérêts personnels et la manipulation entrent en jeu. La beauté de l’enfance, c’est l’insouciance. Rien à gérer, pas de problèmes d’adulte. Juste du plaisir et de la découverte.

Même un ex-moche obtenant quasi-miraculeusement quelques résultats par la suite ne pourra compenser ce manque intérieur, malgré ses nouvelles conquêtes. Le profil typique du dragueur étant celui d’un laid qui se venge. Voyez les sites de « séduction » qui nient toujours l’importance du physique, ce qui leur permet, au passage, de vendre des coaching ou autre relooking à 1500€ le week-end. Comme si habiller Passe-Partout avec un costard Dior allait changer sa tragique destinée.

Cet éternel frustré sera à tout jamais psychologiquement orphelin de ces amours manqués, d’où généralement son cynisme envers les femmes (en tentant de toutes les baiser) car n’ayant connu que la version matérialiste d’elles.

ADULTE : CALME ET RENONCEMENT

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N’ayant pu développer la force de caractère et les compétences sociales nécessaires pour s’imposer dans le monde, le laid vivra cette fois-ci une simple ignorance des autres. Les adultes étant moins méchants (et ayant autre chose à foutre) que les enfants, il pourra vivre paisiblement, quasiment sans moqueries, mais toujours socialement exclu et discriminé.

ISOLEMENT AMPLIFIÉ ET PERSONNALITÉ MANQUANTE

Les amitiés bidons de l’adolescence se dissipent dans le temps. Le laid va donc généralement être de plus en plus isolé, et aura bien du mal à se faire de nouveaux amis. L’âge et l’habitude d’être seul le libéreront progressivement de sa libido adolescente élevée. Il pourra ainsi freiner sa consommation de pornos, mais sa misère affective restera intacte.

À part pour quelques éléments exceptionnels, un moche ne pourra jamais rattraper son retard. Même dans le cas où vieillir l’embellit un peu (chance ou efforts conscients : sport, mode, etc.), son expérience de vie inexistante et négative lui sera hautement préjudiciable. Il faudra tenter de bricoler un truc stable sur des ruines. Cacher ses faiblesses et sa personnalité bancale, pour tenter de paraître normal aux yeux du monde et ainsi avoir enfin une chance de s’intégrer.

INÉGALITÉ DES CHANCES

La combinaison gagnante « physique avantageux » et « personnalité riche » ouvriront toutes les portes à ceux nés sous une bonne étoile. La carrière professionnelle est très peu déterminée par les vraies compétences. L’effet de halo dont bénéficie le beau lui permettra d’obtenir des jobs au-dessus de ses qualités réelles, de bâtir un réseau facilement puis d’être promu à grand coup de piston. Ses connexions lui permettront même, si il le désire, d’ouvrir son entreprise, bénéficiant de la confiance aveugle de ses pairs (clients, fournisseurs, etc.). Car le beau et le bien ne font qu’un.

Si il choisit les voies mondaines (cinéma, télé, musique, etc.), il pourra gagner sa vie sans le moindre talent. Un beau mais mauvais chanteur fait vendre. Un moche a intérêt d’être extrêmement talentueux s’il veut avoir la moindre chance.

PHILOSOPHIE DE COMPTOIR

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TOUT LE MONDE LE SAIT

N’importe qui, ayant la moindre capacité de réflexion, ne peut douter de l‘impact crucial du physique sur la qualité de vie. Preuve en est : la culture de l’apparence est la nouvelle religion. Si elle n’apportait rien, pourquoi tout le monde s’acharnerait là-dessus ? Musculation, chirurgie esthétique, mode, produits de luxe… Avoir un physique avantageux paye et change la vie, bien plus que n’importe quel stage de « développement personnel » ou autre « coaching en séduction » bidon, et tout le monde l’a compris.

Les beaux sont enviés, jalousés. Tout le monde rêve de faire partie du camp des vainqueurs, d’avoir un partenaire attirant et des avantages innombrables. Même discuter avec quelqu’un de physiquement plaisant est plus satisfaisant. On ne peut pas s’empêcher d’admirer la beauté, elle fascine. Dès trois jours, les bébés fixent plus longtemps les jolis visages que les autres. Traduction : dès trois jours, les bébés discriminent les moches.

ALORS POURQUOI TOUT LE MONDE MENT ?

Notre système capitaliste fonctionne sur une méritocratie. Pour que tout le monde bosse, il faut que tout le monde croit avoir ses chances de réussir et d’être récompensé à la juste valeur de son travail. Personne n’est motivé s’il sait qu’il part désavantagé. Le système tente donc de masquer les inégalités naturelles en nous parlant sans arrêt d’égalité des chances. Mais égalité des chances ne veut pas dire égalité des résultats, malgré des efforts similaires.

Avouer que certains sont avantagés (et d’autres fortement désavantagés) dès la naissance est moralement déprimant, car cela signifie que notre vie n’est pas entièrement sous contrôle. Que notre qualité de vie va dépendre de notre héritage génétique (et financier, au passage). Qui, de façon consciente, accepterait de faire deux fois plus d’heures que son collègue pour finalement gagner deux fois moins ? Le beau obtient deux fois plus de résultats que le normal pour deux fois moins d’effort. Le normal obtient deux fois plus de résultats que le moche pour deux fois moins d’effort. Donc le moche obtient quatre fois moins de résultat que le beau pour quatre fois plus d’efforts. Ça fait beaucoup.

UNE NOTE D’ESPOIR (TOUT DE MÊME)

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Finalement, je ne pouvais pas vous laisser comme ça. Malgré ma sociopathie évidente, un léger rebond d’empathie m’a envahi à ma dernière relecture.

ÊTRE MOCHE, C’EST AVOIR DU TEMPS

La solitude forcée possède un avantage : avoir du temps libre. J’ai déjà évoqué ce sujet dans un précédent article, mais les gens les plus intelligents, qui nous dominent (hommes politiques, grands patrons, etc.) sont à de rares exceptions, plutôt laids. C’est sans aucun doute cette laideur qui les a amenés à ce travail acharné, à cette constante soif d’évolution et de pouvoir, plutôt que de se complaire dans les jeux vidéos ou autres passe-temps chronophages et improductifs. Tout le monde n’a pas la capacité intellectuelle, la force d’esprit et la détermination naturelle de pouvoir compenser sa laideur, et peu y arriveront. Mais tenter vaut tout de même le coup. C’est toujours mieux que d’accepter son tragique destin.

VOUS N’ÊTES PROBABLEMENT PAS LAIDS

Je suis persuadé que la majorité des gens sont physiquement banals. Personne ne se retourne sur eux dans la rue ni pour leur laideur, ni pour leur beauté. Les gens réellement très laids, comme très beaux, sont rares. Le problème est que la spirale négative subie durant l’enfance amène à croire qu’on est infiniment pire que les autres.

Si vous êtes devenus anti-conformiste à cause de votre vécu : respectez, quoi qu’il arrive, les codes de beauté que la société impose. Investissez dans votre look pour vous embellir un maximum, faites du sport, et démerdez-vous pour au moins être dans la norme physique si vous êtes malencontreusement laids, en allant même jusqu’à la dépasser si vous êtes banal. Poursuivez toujours votre développement intellectuel, qui vous permettra tout de même de vous différencier de la majorité écrasante, ne sortant du lot, ni par son physique, ni pas sa vivacité d’esprit.

Pensez différemment, mais tâchez de ressembler à tout le monde.


Illustration : Francesca Zama.