Le père de l’expression « marché sexuel ».

« Extension du domaine de la lutte » raconte l’histoire d’un programmeur informatique parisien de 30 ans qui déteste sa vie. Il partage ses tâches quotidiennes au bureau et à l’extérieur, tout en lançant des commentaires à la Seinfeld sur chaque rencontre qu’il fait. C’est une œuvre cynique qui vous fait voir le côté négatif de la nature humaine et toutes les banalités sociales ennuyeuses auxquelles nous participons sans y penser.

La seule partie intéressante du livre est son analyse et son commentaire sur la vie moderne, mais il y a trop peu d’idées pour que ce livre tienne la route, quelle que soit la qualité de l’écriture.

« Dans un système sexuel totalement libéral, certaines personnes ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduites à la masturbation et à la solitude. Le libéralisme économique est une extension du domaine de la lutte ; son extension à tous les âges et à toutes les classes de la société. Le libéralisme sexuel est également une extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges et à toutes les classes de la société ».

Wikipédia nous en dit plus sur ce que l’auteur, Michel Houellebecq, pense de l’économie sexuelle :

« Un thème récurrent dans les romans de Houellebecq est l’intrusion de l’économie de marché dans les relations humaines et la sexualité. Quelle que soit l’allusion à la concurrence économique qui s’étend à la recherche de relations. Comme le dit le livre, un marché libre a des gagnants et des perdants, et il en va de même pour les relations dans une société qui n’impose pas la monogamie ».

Roissy/Heartiste a étoffé ces idées pour un public américain avec son blog, mettant l’expression « marché sexuel » sur les lèvres de nombreux hommes qui comprennent les effets pervers que la démographie, le choix et l’hypergamie peuvent avoir sur les relations et finalement sur la société.

En réalité, les expériences sexuelles successives accumulées pendant l’adolescence sapent et détruisent rapidement toute possibilité de projection de type émotionnel et romantique ; progressivement, et en apparence extrêmement rapidement, on devient aussi capable d’aimer qu’une vieille bique. Et ainsi se déroule, évidemment, une vie de scorie ; en vieillissant, on devient moins séduisant, et de ce fait, amer. On est jaloux des jeunes, et donc on les déteste.

Malgré des passages finement ciselés comme celui qui précède, il s’agit d’un livre ennuyeux sur un raté incapable de faire face à la vie moderne, mais les idées que Houellebecq a émises sur les relations entre les sexes (dès 1994) se sont imposées et ont permis aux hommes de mieux comprendre la réalité d’aujourd’hui. À bien des égards, il a correctement prédit l’avenir.


Source : « The father of the term sexual marketplace » publié par Roosh Valizadeh le 7 décembre 2012.