Deux poids deux mesures.

Dans une société centrée sur les femmes, il n’est pas choquant d’apprendre que le féminin contrôle le « méta-message » dans ses propres intérêts. Comme en politique ou en religion, lorsque vous contrôlez le cadre même de tout discours, vous prédéfinissez les termes mêmes de tout débat. Cela n’est nulle part plus évident que dans la compréhension des femmes de l’infâme double standard, le fameux deux poids deux mesures. 

Demandez à n’importe quelle femme pour un exemple d’un double standard et vous obtiendrez infailliblement une variation sur un thème habituel : « les hommes sont des séducteurs lorsqu’ils couchent avec beaucoup de femmes, mais les femmes sont des salopes si elles couchent avec beaucoup d’hommes, ah, c’est injuste… ». Il s’agit toujours d’une cible facile, mais ironique, compte tenu du paysage actuel en ce qui concerne les relations entre les sexes. Cependant, la raison pour laquelle c’est un tel cliché c’est parce que c’est représentatif de la norme fémino-centrique de méta-message. Les femmes possèdent le terme de « double standard » par défaut, si vous mentionnez les termes « double standard », les femmes présumeront joyeusement que le terme se réfèrent à elles. Le besoin d’indignation inné des femmes ne nécessite pas grand-chose pour démarrer. 

Dans cet esprit, il peut être en réalité choquant pour certaines personnes de découvrir qu’il existe en réalité beaucoup plus de « doubles normes » en défaveur des hommes qu’en défaveur des femmes. Vous voyez, pour qu’une cause illégitime progresse, elle doit toujours accuser ses rivaux des péchés qu’elle comment elle-même. Double standard ? Les femmes en sont victimes. Un jugement injuste fondé sur des normes physiques? Les femmes en sont victimes. C’est ce qu’on appelle « semer l’incrédulité » – si votre prémisse est faible, assumez la victimisation. La victimisation par défaut féminine n’a rien de nouveau, cependant, l’ingénierie sociale primaire féminine va encore améliorer cette victimisation par défaut en présupposant que n’importe quel mâle qui revendique un statut de victime doit automatiquement être disqualifié : il n’est « pas un homme », pas un « vrai homme », etc.   

La liste comparative qui suit était destinée à l’origine à faire un exposé humoristique sur les véritables « deux poids deux mesures », mais dans la comédie, le code dans la matrice nous est révélé. Bonne lecture. 


Source : « Double Standards » publié par Rollo Tomassi le 15 juin 2012.

Illustration : Алексей Васильев.