Léon Degrelle. Le siècle des élites.

Il y a l’âme.

Il y a aussi l’intelligence.

Une révolution ne se fait pas à coups de bravades, et moins encore à coups d’injonctions creuses aux résonances de fer blanc. Toute révolution enrichissante est le fruit d’une longue préparation intellectuelle. Plus que jamais, le siècle futur sera le siècle des élites, et de la coordination de leurs découvertes. Ce sont les meilleurs, les plus capables — et eux seuls —, qui emporteront, qui dirigeront et qui changeront la société. Le temps est fini où l’être humain pouvait préparer son essor dans le laisser-aller, la facilité, l’ignorance, la paresse.

L’ouvrier lui-même devra cesser d’être, comme il le fut trop longtemps, un manœuvre ignorant. Il devra se transformer, à force de travail et de préparation mentale, en un technicien hautement qualifié. L’industrie moderne, très coûteuse, ne recrutera que des collaborateurs de choix. Il n’y aura plus de place, demain, pour les médiocres. Ceux-ci iront rejoindre l’énorme foutoir des cancres et des parasites, fermé à tout avenir.

Au siècle prochain, il faudra vous hisser, à force de labeur, de constance, de souplesse de l’esprit et de puissance du caractère, au niveau intellectuel et aux connaissances techniques qui marqueront de leur sceau indélébile les futurs conducteurs d’hommes et de peuples.

Que les jeunes se mettent bien dans la tête que c’est dans la mesure où leur cerveau travaillera, où leurs connaissances techniques s’accroîtront, et où ils seront devenus une part vivante de l’élite, qu’ils pourront réussir la rénovation de la société.

Des temps nouveaux jailliront, dans la mesure où vous, jeunes garçons et jeunes filles du XXIe siècle déjà campés à notre porte, vous vous attellerez — avec des méthodes et des idées nouvelles, mais aussi avec un idéal brûlant comme celui de vos aînés des temps héroïques — à la tâche grandiose de renouvellement d’une société désorbitée.

Jeunes camarades d’Europe, votre tour est venu.

Matériellement, bien sûr, mais surtout spirituellement et intellectuellement, soyez prêts, dispos pour tous les sacrifices, le cerveau parfaitement nourri et structuré, le corps fort pour les plus durs duels, l’âme illuminant votre projection. Alors, quelle qu’ait été. L’âpreté de la lutte, vos bras solides pourront hisser sur vos boucliers cette victoire que les faiblards croyaient devenue inaccessible.

Seuls ceux qui ont la foi retournent et bravent le destin ! Croyez ! Luttez ! Le monde, ça se perd, où ça se prend. Prenez-le !

Dans le désert humain où bêlent tant de moutons, soyez des lions !

Forts comme eux ! Intrépides comme eux !

Et que Dieu vous aide ! Salut, camarades !

Léon Degrelle, « Appel aux jeunes européens », 1992.