Elle est célibataire + sexy = elle est folle.

J’ai entendu cette théorie dans une émission de radio locale ce matin. L’idée est, pour les hommes, de se méfier des femmes exceptionnellement sexy qui sont chroniquement célibataires. Le point étant qu’une femme sexy devrait être davantage susceptible d’être monogame en raison de sa forte capacité à attirer des hommes, mais si elle est constamment célibataire, c’est un indicatif de problèmes émotionnels / psychologiques qui l’empêchent de s’impliquer, ou qui dissuade les hommes en dépit de sa beauté (c’est-à-dire que l’on peut tout à fait la considérer comme un coup d’un soir mais pas comme une partenaire potentielle en vue d’une relation de longue durée).

J’ai vécu ce phénomène par le passé, mais je me demandais ce que les autres pensaient de cela.

De notre côté de l’équation (pilule rouge), nous pouvons certainement voir la logique derrière ceci, mais pour les hommes, le fait d’être célibataire, sans enfant et non-marié après 30 ans porte aussi un stigmate social. Bien sûr, ce sont des présomptions, mais combien de fois vos amis mariés ont-ils tenté de vous mettre en couple avec une fille qui, selon eux, a le potentielle d’être une partenaire de long terme / une épouse pour vous, quand vous êtes célibataire ? Vous êtes soit un bourreau de travail, soit à la recherche d’un statut, soit un homosexuel latent ou alors vous avez un autre défaut de personnalité, si vous ne suivez pas le « plan de la vie » (c’est-à-dire le plan du féminisme) comme tout le monde. En fait, à certains égards, le fait d’être marié (ou du moins dans une relation sérieuse) est la preuve sociale d’un certain degré de maturité qui pourrait être bénéfique pour un gars, dans sa carrière. À tout le moins, le fait d’être marié encourage la perception que vous n’êtes pas gay, que vous n’êtes pas irresponsable ou que vous n’êtes pas trop à la recherche d’un statut, et que vous êtes axé sur la famille, indépendamment de la vérité réelle.

Maintenant, à la manière dont cela s’applique aux hommes ; je ne suis pas sûr que ça profite autant aux femmes. Nous pouvons jouer le « meme » de la « femme de carrière » et lui pardonner de ne pas être mariée et d’être sans enfant, et elle recueille un respect relatif parce que « elle se fait son chemin jusqu’aux hautes échelles de l’entreprise, pour briser le plafond de verre, dans un monde contrôlé par les hommes », de sorte que la matrice respecte ce sacrifice personnel. En fait, si elle est mère célibataire ou mariée, nous lui accordons beaucoup plus de respect parce qu’elle « fait tout » et qu’elle est perçue comme désavantagée. Mais, est-ce que toute cette acceptation du « « pouvoir des filles masque » vraiment ce qui serait autrement considéré comme un retard de maturité ?

Il est socialement acceptable de se moquer d’un homme et de le qualifier de « kidult » s’il n’a pas fait les choses selon le « programme de la vie » – il a un problème de maturité sous-jacente – mais pour les femmes, le « programme » est une preuve d’intégrité et d’indépendance. Cela soulève la question : si elle est assez attrayante pour retenir l’attention des hommes, mais qu’elle n’a jamais solidifiée une relation monogame, existe-il quelque chose qui ne vas pas avec elle ?

Les filles sexy sont folles. 

Tout cela concerne les gens motivés par la carrière, mais ce que je voulais dire, c’est : existe-il un corollaire entre l’attrait d’une femme moyenne, son incapacité perpétuelle à établir une relation de longue durée, et un trouble de la personnalité ou un déséquilibre mental ? Peut-être que l’utilisation du terme « chroniquement célibataire » était un terme un peu erroné. Ce dont je parle, c’est d’une femme par ailleurs en bonne santé, attirante, qui a une vie sociale, qui, pour une raison quelconque, n’a pas pu établir de relation à long terme avec un mec. Cela peut être dû au fait que les hommes se méfient d’elle, ou par sa propre incapacité à établir un lien durable en raison de ses propres insécurités, ou par le fait qu’elle est une droguée de l’attention. Fondamentalement, est-ce qu’une 9/10 qui n’a jamais été dans une relation solide de longue durée à l’âge de 30 ans est-elle une femme dont les hommes devraient se méfier ? Est-ce un drapeau rouge ?

Si vous demandiez à 100 femmes différentes si le degré d’attractivité était un corollaire de l’équilibre mental d’une femme, je suppose que vous obtiendriez des réponses biaisées par l’attractivité relative de chaque femme. Ceci est similaire à la façon dont la plupart des femmes très attrayantes ne sont pas dérangés par la sexualisation à des degrés divers, car elles sont elles-mêmes plus ou moins sexy [et donc plus ou moins dérangées par la sexualisation]. En d’autres termes, une fille 5/10 va se mettre en colère contre le sexisme des publicités avec des filles en bikinis, et contre les concours de beauté, tandis qu’une 10/10 se moque de ces questions. Cela sert l’impératif des femmes moins attrayantes de disqualifier les chances des femmes plus attrayantes, en empêchant ces dernières de prendre les hommes que les femmes moins attrayantes voudraient garder pour elles-mêmes. C’est la base de l’hypergamie compétitive. Ainsi, la magnifique blonde 10/10 avec d’énormes seins est automatiquement catégorisée comme une bimbo. Les femmes voudraient que tous les hommes de grande valeur pensent que les belles femmes sont des femmes endommagées.


Source : « Single + Hot = Crazy » publié par Rollo Tomassi le 27 avril 2012.

Illustration : Oleg Magni.