50 Nuances de Twilight.

Depuis que « 50 Shades of Grey » est fondamentalement la même formule d’intrigue que « Twilight », n’hésitez pas à insérer les noms des protagonistes pertinents pour « Bella » et « Edward » ici.

J’ai eu beaucoup de messages privés me demandant des commentaires concernant la montée de popularité de cette sorte de porno qu’est 50 Shade of Grey. Vox a fait un bref commentaire à ce sujet par rapport à la façon dont les hommes ne peuvent rien gagner à perdre dans le monde des filles. Aunt Giggles avait un point de vue intéressant sur cette popularité, mais, comme on pouvait s’y attendre, elle a surtout insisté sur la façon dont cette romance-porno semi-violente affirme les vérités les plus laides du jeu et de l’hypergamie – sans parler d’éviter l’aspect douteux des femmes « engagées » qui fantasment à ce sujet. 

Honnêtement, je n’ai pas donné à ce livre trop d’intérêt, car il ne fait que réaffirmer ce que la manosphère a professé depuis plus d’une décennie maintenant : en dépit de toutes les protestations contraires, les femmes veulent de la domination. Gros choc, je sais. Il est ironique de constater que « Château » a besoin de citer étude psychologique sur étude psychologique ad infinitum pendant 6 ans, pour décrire une dynamique que les femmes vont maintenant joyeusement admettre seulement après qu’un livre bon marché, de fan-fiction, genre sous-porn, le dise.

Si ce livre présente un intérêt significatif, c’est de forcer, de façon viscérale, les femmes à reconnaître leurs propres conneries. J’ai hâte d’entendre et de voir les torsions mentales collectives des femmes – le vrombissement désespéré de millions de cerveaux en train de rationaliser des excuses, ou des dénis plausibles, ou une convention sociale fraichement inventée (du genre : honte aux hommes pour avoir amené les femmes vers une mentalité tournée vers la pornographie) qui les excuseront pour avoir montré cette vérité gênante. Peut-être que les femmes vont donner le classique « toute les femmes ne sont pas comme ça », qui est le véritable couteau suisse des excuses de la cause féminine. En fait, les femmes feront tout pour remettre le génie « Hypergamie » dans sa lampe, et pour éviter que les hommes betas ne se posent trop de questions, et deviennent trop curieux sur la nature féminine.

Dans un commentaire sur l’article « Le goût amer de la pilule rouge », mon estimé collègue Dalrock a écrit un post opportun qui correspond parfaitement à cette formule de la porno-dominance : 

Ces femmes ne veulent pas seulement construire un meilleur homme beta, elles veulent apprivoiser l’alpha. En fait, je pense que le fait de construire un meilleur homme beta est juste une autre façon d’apprivoiser l’Alpha. Elles veulent prendre une activité intrinsèquement dangereuse et la rendre sûre. Elles veulent se soumettre à un homme sans avoir à se soumettre ; elles veulent un homme qui peut apprivoiser leur « moi sauvage ». Elles veulent qu’il débusque leurs signaux de danger. C’est encore mieux s’il est un étranger venant d’un pays étranger.

Elles veulent que tout cela se produise sans renoncer à leur liberté ; elles veulent jouer à cela dans le contexte de la monogamie sérielle, afin qu’elles puissent se sentir aimées tout en affirmant que leur promiscuité est morale. Elles veulent perdre le contrôle face à une série d’étrangers qui ont toutes les caractéristiques d’hommes très dangereux, et elles veulent la promesse que tout cela finira toujours bien.

Elles veulent savoir que ce sera sûr, sans perde l’excitation de se sentir en danger. Elles disent aux hommes de construire une sorte de « parc d’attractions de monogamie en série » où elles peuvent monter les montagnes russes et expérimenter la peur de tomber ou de s’écraser, tout en sachant que juste dans les coulisses il y a des gens qui sont effectivement en charge de tout cela et qui sont responsables d’elles et de leurs objectifs, qui de se sentir en danger tout en étant en sécurité.

Encore une chose. Au lieu de construire un vrai parc d’attractions, elles veulent que des montagnes russes surgissent au hasard dans le même lieu et les mêmes circonstances exactes où le danger réel que ces montagnes russes imitent apparaîtrait. Elles veulent conduire leur voiture sur l’autoroute pendant un instant, et à la prochaine expérience, avoir peur de déraper hors de contrôle. Elles veulent sauter impulsivement du bord du Grand Canyon et voir un parachute apparaître et se déployer à la dernière minute. Et tout ce qu’elles demandent, c’est votre garantie que tout cela sera sûr.

La voilà, la dynamique porno féminine parfaite. Le danger sans le danger, un « bad boy » avec un cœur d’or, un gars qui ne trompera pas, mais qui pourrait tromper…


Source : « 50 Shades of Twilight » publié par Rollo Tomassi le 12 avril 2012.