La logique solipsiste.

OK, vous connaissez l’exercice… arrêtez, attendez, n’appuyez pas sur lecture tout de suite.

Avant de penser que je suis exceptionnellement cruel en postant cela, essayez de faire une pause et d’observer les détails sur la façon dont le processus mental de Chelsea fonctionne. Ne supposez pas que je me moque de toutes les femmes ; je me sers de ceci comme une illustration du processus. Elle n’est évidemment pas l’inventrice de la machine à courber la banane, et je peux déjà entendre les échos émanant de la matrice : « toutes les femmes ne sont pas comme ça », mais essayer de contenir votre hilarité et de comprendre comment elle construit son raisonnement. C’est un aperçu fascinant de l’approche que les femmes utilisent pour calculer des questions rationnelles. Je n’ai aucun doute que les femmes offensées chercheront à se dissocier de ce genre d’ignorance, mais je ne me concentre pas sur le ridicule ici, je suis intéressé par le processus.

Dès le début Chelsea ne semble pas avoir donné au sujet sa diligence logique raisonnable. Donc, elle doit prouver qu’un effort a été fait de sa part en offrant une longue ventilation sur la façon dont elle a compris la question. Regardez n’importe quelle interview de Sarah Palin et vous aurez l’idée ; c’est similaire à la façon dont vous montrez votre travail lors d’un calcul mathématique à l’école. Après une longue analyse : « Oui, je ne sais pas comment vous y parvenez ».

Ensuite, nous passons à la logique solipsiste qui est le mode par défaut des femmes lorsqu’il est nécessaire de formuler une théorie logique. Chelsea a la gentillesse de verbaliser cela pour nous : « Si je cours un mile en… 9 minutes… mais quand je suis vraiment en forme, c’est en… 7 minutes… quand je suis vraiment en forme, et ça me prend un mile. Je cours à environ 10 miles à l’heure, et c’est assez rapide pour un être humain… », mais c’est souvent un non-dit, un processus subconscient pour les femmes. Comme je l’ai décrit dans un article passé, le solipsisme des femmes et le câblage émotionnel sont généralement les principaux canaux par lesquels la résolution de problèmes et la formulation d’opinion se produit dans l’esprit d’une femme. Cela ne veut pas dire que les femmes n’ont pas la capacité d’être aussi rationnelles que les hommes, mais c’est-à-dire que cette logique solipsiste est le filtre inné, naturel, qui doit être réprimé cognitivement lorsqu’il s’agit de formuler une solution rationnelle à un problème.

Pour voir cela en action tout ce qu’un gars doit faire est de lire n’importe quel fil de commentaire de la manosphère pour voir la fréquence avec laquelle les femmes vont appliquer leurs expériences personnelles et anecdotiques à une situation et de présumer que son expérience est la réalité globale et universellement applicable. Continuons… une fois Chelsea se rend compte que son expérience personnelle n’est pas suffisante pour résoudre adéquatement le problème, elle recourt ensuite à la sur-explication de son processus, seulement cette fois, avec plus de variables ajoutées pour couvrir ses arrières, alors qu’elle vient inévitablement de prouver qu’elle inculte dans ses évaluations. C’est ce qu’on appelle la préservation de l’ego préemptif. Vous voyez, à un certain point, une fois que la personnalisation et l’analyse verbeuse s’avèrent infructueuses dans la résolution ou la mauvaise résolution d’une solution, il doit y avoir des notes des mises en garde préétablies et facilement disponibles lorsque la solution réelle est fournie.

En fait, une riposte de type « toutes les femmes ne sont pas comme ça » est une forme préemballée de cette préservation préemptive de l’ego.

Et comme vous pouvez le voir, lorsque la solution vérifiable réelle est présentée, elle se replie sur toutes ses méthodologies précédentes à la fois, et utilise ses mises en garde précédentes dans sa défense en dépit des preuves empiriques qui réfute sa « logique ».

Enfin vient les accusations d’erreur sur la façon initiale dont a été posé le problème…

« Ce que tu dis n’a pas de sens, ce que je dis à du sens…tu ne connais pas la réponse… tu devines au même titre que moi je devine… ».


Source : « Solipsistic Logic » publié par Rollo Tomassi le 22 mars 2012.