Le rationalisme dans la matrice.

Il semblerait que j’ai déclenché une polémique avec l’article de la semaine dernière « le don de l’anxiété », qui était lui-même une réponse à un autre article sur la réponse d’un autre blog à un autre article écrit par moi-même. Si ça ressemble à un désordre enchevêtré, sachez juste que c’est déjà arrivé avant. Pour mes lecteurs, je pense que des excuses sont dues, parce que je pense que ce blog mérite plus que d’être traîné vers le bas par des machinations mesquines fémino-centrique issues de la matrice ; et en particulier par tous ceux qui censurent tous les défis rationnels lancés à leurs idéologies vénérables vulnérables.

Si vous me trouvez fautif lorsque je m’amuse à répondre à cela, eh bien, je ne peux pas dire que je vous en veux. Si je suis coupable de quoi que ce soit, c’est d’essayer de redresser logiquement ce qui équivaut à un mur de briques d’idéologie socialement renforcée fémino-centrique qui, par définition, n’accepte aucune critique.

Commentaire de « BJ » :

RT, vous vous engagez, avec un être chargé d’émotion, dans un argument analytique, une bataille avec les outils mêmes qui font de vous un homme, la logique et le raisonnement, pour lequel il n’y a pas de contre-mesures comparables.

Cependant, c’est « Dellenhund » qui m’a vraiment apporté quelque chose :

Soit dit en passant, les militants des droits des hommes (MRA) plus âgés et expérimentés ont déclaré qu’il est tout à fait inutile d’essayer d’avoir un débat rationnel avec les femmes sur ces questions. Elles seront toujours en colère ou vont réagir d’une autre manière irrationnelle, et vous pouvez parier que les chevaliers blancs viendront immédiatement à leur défense. C’est une perte de temps. Comme « Alte » l’a dit : « si vous avez un argument rationnel, dites-le aux hommes ».

Coupable dès le départ, mais s’il y a bien un avantage à cette polémique de l’idéalisme contre la censure, c’est de mettre en lumière la nécessité impérieuse de protéger ce système social qu’est la matrice. 

Censure pour affirmation.

« Umslopogaas » a écrit un article intéressant en référence à cette dynamique qui a inspiré une prise de conscience en moi. La matrice sociale féminine est un système qui a été construit et qui dépendait d’un paradigme social plus ancien qui n’a jamais pris en compte la connectivité mondialisée. Si les hommes qui prennent conscience de leur véritable valeur sur le marché sexuel sont une menace primordiale pour ce système, alors l’essor des médias sociaux et de la connectivité mondiale en est le facilitateur. Pour les hommes, le méta-jeu et le vrai débranchement de la matrice ont commencé par la méta-connectivité et par le libre-échange d’observations et d’idées qui a suivi.

Bien que je pense que c’est un peu trop dramatique de comparer la censure de « Aunt » avec la Gestapo, je pense qu’il y a une autre comparaison, plus approprié – celle de la censure des figures religieuses.

L’essor des médias sociaux a inspiré un discours plus ouvert dans des arènes sociales auparavant fermées. Nulle part cela n’est plus évident que dans le débat religieux / théologique.

Alors qu’autrefois, la « perspicacité inspirée » d’un chef religieux était fermée à l’interprétation ou à la discussion, il doit maintenant être prêt à défendre sa position en ligne devant le consortium mondial d’Internet.

Ce marché mondialisé des idées ne constitue pas un environnement confortable pour les personnes avec un état d’esprit absolutiste, habitué à recevoir des éloges constants, ou un silence acquiesçant. Maintenant, grâce aux blogs, les médias sociaux, et la connectivité générale d’Internet, des gens peuvent exprimer leurs critiques sur des idées que, dans un cadre social en « temps réel », ils n’auraient jamais pu critiquer par courtoisie réprimée ou par peur de l’ostracisation.

Pour ceux qui ne sont pas habitués à une position contraire sur les croyances dans lesquelles il sont investis leurs Egos, cela s’avère être un défi. Pour rester efficaces dans leur message, ils doivent rester contemporains et utiliser la « voix de l’âge » – dans notre cas, les médias sociaux – mais ils doivent aussi accepter le risque que certaines voix dissidentes critiquent leurs perspectives. Le problème inhérent à cela est qu’il nécessite une perspicacité critique qui peut entrer en conflit avec cette croyance dans laquelle l’Ego est investi.

Pour les chefs religieux c’est un compromis très difficile : poster votre sermon sur votre blog pour atteindre les masses est tout simplement une bonne idée marketing, et implique la certitude dans la pertinence de ce message et / ou de l’idée. Toutefois, la force de ce message doit résister à l’examen du public pour qu’il soit considéré comme une théorie, une affirmation ou une perspective forte. Il en va de même pour la religion de la société fémino-centrée.

Depuis le sommet de la féminisation dans les années 90, le féminisme a pris ses positions sociales comme des articles de foi. C’est simplement parce qu’il en a toujours été comme ça, et personne ne remet en question son but ou sa validité. Les vieilles idéologies meurent difficilement, mais ce sont celles qui sont les plus tenaces et les plus accrochées par ceux dont les moyens de subsistance dépendent des vieux paradigmes. Pour préserver ce système face à un grand volume de critique sociale, un certain degré de dissociation doit être institué. Ainsi, nous avons des professeurs et des pasteurs d’idéologies jusque-là incontestés qui filtrent sélectivement les idées contradictoires, recréant ainsi les chambres d’écho auxquelles ils étaient habitués sous l’ancien paradigme, ou prendre la voie paresseuse et tout simplement supprimer tout commentaires en éliminant la capacité de quiconque de commenter leurs idées.

Les gens qui ont des questions ne me font pas peur. Les gens qui n’ont pas de questions me font terriblement peur.


Source : « Rationalism in the Matrix » publié par Rollo Tomassi le 20 mars 2012.

Illustration : Markus Spiske.