Le mal à l’état pur.

Actuellement, j’ai deux nouvelles marques d’alcool que je lance en même temps. Dans une année moyenne, je peux introduire une, ou peut-être deux marques, mais ce sont des introductions progressives qui n’atteignent pas le marché de consommation avant le troisième trimestre. Donc, en tenant compte de cela et de mon voyage à venir, je trouve que c’est un défi de faire des mises à jour quotidiennes sur « RationalMale ». Pardonnez-moi, mais je ne blogue pas pour gagner ma vie.

Malgré cela, je suis toujours en train de coucher des idées sur le papier, mais de temps en temps, je suis arrêté dans mes notes par quelque chose qui interrompt mon train de pensée si significativement que cela exige un article immédiat. L’article de PostSecret (photo en couverture) est l’un de ces articles. 

Dans l’article « les misogynes amers », j’esquisse l’idée selon laquelle notre socialisation centrée sur la féminité étiquette les hommes comme « endommagés », ou les présente comme ayant un petit sexe, s’ils formulent une pensée critique, même passagère, sur les motivations des femmes. Je comprends pourquoi les hommes (et les femmes) branchés sur la matrice, qui lisent les idées de la manosphère, pensent que c’est une idéologie anti-femme, misogyne, cynique et plaintive. Avec la pensée critique vient le risque connexe de devenir iconoclaste, et les iconoclastes ne jouent pas très bien avec l’investissement de l’Ego dans un système de croyance.

Avant d’aller plus loin, et pour le bénéfice de ceux qui ne connaissent pas mon style et mes articles, sachez que je ne déteste pas les femmes. Vous comprenez ? J’aime les femmes ; et en fait, je doute sincèrement que vous puissiez trouver un homme dans la communauté qui « hait » vraiment les femmes, si ce n’est quelques-uns, mais c’est négligeable. Les vrais misogynes sont tout aussi rares que les vrais misandristes – la zone grise entre les deux extrêmes est l’endroit où nous devons vivre. Cependant, cela dit, sous des prétextes sociaux centrés sur la féminité dans lequel nous vivons aujourd’hui, et en raison de l’hypergamie innée et subconsciente qui les motivent, les femmes ne sont généralement pas au courant de leurs propres conventions sociales misandristes. Comme je l’ai dit dans beaucoup d’articles précédents, tout peut devenir normal.

Je me rends compte que le fait d’expliquer les motivations latentes et les concepts de base derrière les normes sociales féminisées, aux femmes et aux hommes branchés dans la matrice, ne fonctionne pas quand, à un certain niveau de conscience, ils comprennent que leur fonctionnement dans la société dépend justement du fait de ne pas trop penser à ces sujets – et de vous décourager aussi de trop y penser.

Le mal pur.

Il fut un temps où je pensais que le mensonge féminin ultime qu’une femme pouvait dire à un homme était : « c’est ton bébé » – mais en réalité, je me corrige, c’est plutôt ça : 

« J’ai tué notre bébé et c’est ta faute si je l’ai fait ».

Aucune vérification nécessaire, juste une détresse psychologique et émotionnelle déchirante, pure, qui durera potentiellement toute la vie, et qui est entièrement basée sur la capacité de la femme à vendre cela de manière convaincante. Pourquoi suivre la voie de Carrie Underwood et casser sa voiture quand vous pouvez lui faire endurer ce genre de dommages psychologiques ? C’est la version nucléaire de la vengeance secrète et psychologique. Comme je l’ai dit dans d’innombrables articles et messages, les hommes se battent dans le domaine ouvert, franc, et physique, les femmes se battent dans le domaine secret et psychologique ; et ici, l’attaque est brève, grande et audacieuse. 

Je veux dire, vraiment, quelle tactique absolument brillante. Elle sait que vous serez prêt à ce qu’elle revienne vers vous quelques mois plus tard, quel meilleur moment pour larguer une bombe comme ça ? En fait, je ne serais même pas surpris si cette vengeance de type « l’avortement est de ta faute » faisait l’objet de forum dédié et de fils de discussions sur des sites ou des forums consacrés aux femmes qui cherchent à faire revenir leurs hommes. 

Ce combat psychologique, c’est ce qui m’a donné envie de faire une pause pour écrire ceci. Je suis sûr qu’il y a tout un contingent d’hommes qui vont penser que ce n’est pas grave, ou qu’un homme aura avec ses propres rationalisations pour faire face à toute la culpabilité d’avoir une femme prétendant être enceinte et puis, prétendument, de l’entendre annoncer qu’elle a avorté l’enfant. Il a esquivé une balle, n’est-ce pas ? Je pense cela également, sauf que, dans toutes les discussions de la manosphère sur les risques écrasants associés au mariage pour un homme, le plus commun (et l’unique) avantage était que le mariage est le meilleur environnement dans lequel élever des enfants.

Théoriquement, le mariage vaut le risque, pour les hommes qui veulent des enfants. En outre, cela suppose une motivation chez les hommes à vouloir des enfants à un moment donné dans leur vie. Ce que je dis c’est qu’à un certain niveau, les femmes ont conscience que les hommes, à un instant donné de leurs vies, désirent des enfants, et de manière opportuniste, elles se disent qu’il y a là un moyen de négociation. 

Toutes les femmes ne sont pas comme ça. 

« Toutes les femmes ne sont pas comme ça », je sais, et je n’essaie pas de confondre ce cas particulier avec l’ensemble. J’aime les femmes, vous vous souvenez ? Ce que j’illustre, c’est les compétences de combat psychologiques des femmes, et comment l’impératif hypergamique les affine, même lorsqu’elles ne le savent pas. C’est un exemple extrême d’une plus grande dynamique, d’une dynamique plus large. Indépendamment du fait qu’une femme soit réellement enceinte, ou même si vous n’êtes pas le vrai père, le fait est que dans la grossesse les femmes assument un rôle beaucoup plus puissant. Si les femmes sont socialement respectées par défaut, les mères sont vraiment déifiées. Dans un monde centré sur la féminité, les donneuses de vie sont absoutes de toute indiscrétion circonstancielle qui a conduit à leurs grossesses.

Il existe cette hypothèse que les hommes préféreraient l’avortement ; pour faire avancer leur stratégie sexuelle insouciante de sexualité dispersée, les hommes préféreraient nécessairement éviter la responsabilité de l’investissement parental. Pourtant, nous avons des hommes qui envisagent d’entrer dans une institution qui est sciemment créée contre son propre intérêt afin d' »élever un enfant dans le meilleur environnement ». Cet avantage doit vraiment être important pour que les hommes s’impliquent dans un tel risque.

Sur ce blog, dans mon analyse, j’essaie toujours de rester aussi objectif que les circonstances le permettent. Par définition, je fais de mon mieux pour laisser les questions de moralité hors du discours (sauf si le sujet de mon article EST la moralité), mais dans ce cas, c’est inévitable. C’est un mal délibéré.


Source : « Pure Evil » publié par Rollo Tomassi le 16 mars 2012.