Le code dans la matrice.

« On s’y habitue. On ne voit même plus le code, tout ce que je vois, moi, c’est des blondes, des rousses, des brunes… ». 


Un des premiers articles que j’ai écrit pour ce blog était consacré à la propension des femmes à donner des conseils aux hommes, des conseils qui vont totalement à l’encontre des intérêts des hommes. La proie n’apprend pas au chasseur comment mieux l’attraper. En substance, la dynamique des « conseils de filles » est un « méta test » destiné à séparer les hommes qui « comprennent » par eux-mêmes (malgré des conseils féminins délibérément faux) et ceux qui ont besoin de comprendre, qui ont besoin qu’on leur explique. 

Je pense que j’ai abordé cette dynamique assez bien (et ici aussi), mais de temps en temps, je découvre article dans lequel une femme tente « d’éclairer » les hommes, non seulement sur la façon de mieux réussir avec le sexe opposé en général, mais aussi sur la façon de se désabuser des « mythes » auxquels que les hommes souscrivent et qui les éloignent d’une compréhension plus complète des femmes. Peu importe le sujet, le « succès » d’une relation implique, pour un esprit féminin, un engagement monogame, et pour un esprit masculin, de la lingerie. Ce qui est révélateur dans ces articles, c’est la tentative des femmes d’expliquer la dynamique sociale d’un point de vue masculin, tout en défendant les conventions sociales qui servent leur intérêt de genre. C’est une lecture très divertissante pour l’homme débranché – comme voir le code dans la matrice.

Plus vous avez été débranché du fémino-centrisme, plus vous devenez sensible à toutes les nuances qu’il emploie pour vous garder dans le doute. Cependant, cette comédie a un arrière-goût amère, voir saumâtre, quand vous réalisez que vous avez souscrit pendant très longtemps à des inepties, maintenant évidentes, qui n’étaient que de fragiles justifications créées pour que vous vous identifiez aux femmes (dans l’espoir de les baiser). 

À quelques exceptions notables, toutes les femmes sont par défaut branchées dans la perspective du monde des filles, avec très peu de motivation pour voir au-delà des constructions préétablies qui les servent si bien. Il est donc presque comique de lire des femmes encourageant les hommes à reprendre la pilule bleue et à se brancher dans leur perspective féminines (féministes).

L’article de la Wing Woman de Marni Kynris est un parfait exemple. (Pour mémoire, aucune femme ne sera jamais votre Wing Women consentante, la « sororité » l’interdit). 

OK, analysons cela point par point : 

« Les femmes ont aussi des casseroles, surtout celles qui sont attirantes ». 

Traduction : « Je suis grosse. En fait, au moins 66 % de mes amies sont grosses, ou vont devenir en surpoids. Mon IMC est bien au-dessus de la norme et je n’ai pas la motivation ou l’autodiscipline pour le réduire afin de rivaliser avec les femmes physiquement supérieures pour lesquelles les hommes sont naturellement plus excités. Donc, afin de concourir dans ce domaine, j’ai besoin de disqualifier ces concurrentes en conseillant aux hommes de se tenir à l’écart des belles filles (et de nous donner une chance de combattre, nous, les femmes grasses) en perpétuant l’archétype « les belles filles sexy sont endommagées ».

« Ce n’est pas parce qu’une femme est sexy que sa vie est parfaite ».

Peut-être, mais si une femme est grosse, vous pouvez voir qu’elle est déjà très imparfaite. Grande nouvelle : les hommes ne sont pas à la recherche de femmes parfaites. Nous recherchons des belles femmes sexy et sexuellement disponibles, avec une personnalité vivable.

« Les femmes préfèrent la personnalité plutôt que le look, l’apparence ou le physique ».

Traduction : La priorité avec laquelle les femmes placent la personnalité au-dessus du physique est directement proportionnelle à leurs propres capacités à attirer et à maintenir l’attention sexuelle masculine. Alors assurez-vous de vous concentrer sur le fait de rester un gars gentil, sûr, doux et fiable, qui gagne bien sa vie et qui est un peu confiant à ce sujet, quand vous atteindrez 35 ans. Quand je ne serais plus en mesure d’attirer l’attention sexuelle des bads boys, des criminels et des sociopathes, qui me trouvent sexy, alors ce sera votre « personnalité » qui fera de vous l’homme qui réussira à me convaincre. 

« Les femmes n’aiment pas les mauvais garçons ».

Traduction : nous ne pouvons pas permettre aux hommes de penser que le seul groupe d’homme avec lequel nous désirons avoir une connexion sont les mauvais garçons Alpha, donc nous allons faire appel à vos insécurités d’introvertis et à des notions stupides de chevalerie pour vous dire que les « gentils garçons » ont encore une chance avec nous. Nous avons une envie innée d’être dominées sexuellement par un Alpha (même quand il est incarcéré pour assassinat), mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas aussi envie d’être en mesure « d’apprivoiser la bête sauvage ». Nous avons besoin de l’Alpha pour nous inséminer, et nous avons besoin du Beta cocu pour subvenir à nos besoins ; il faut un effort constant pour vous garder inconscient de cela.

« Il n’y a pas de « bonne » phrase, mais il y a une façon de le dire ». 

Traduction : lorsqu’il s’agit de communication, les femmes se soucient moins du contenu que du contexte. Ce n’est pas l’information qui est importante, c’est la façon dont nous « sentons » lorsque vous la livrez. Mais s’il vous plaît, continuez à croire que les femmes sont des êtres tout à fait rationnels, parfaitement capables de s’appuyer sur un raisonnement déductif.

« Les femmes veulent être approchées, tant que c’est par la bonne personne ».

Traduction : si vous êtes mignon, sexy, beau, vous êtes la bonne personne. Sinon, vous êtes un prédateur sexuel. Si je suis attiré par vous, c’est une romance de bureau, si je ne le suis pas, c’est du harcèlement sexuel.

« Les femmes veulent que vous les respectiez, pas que vous les admiriez ».

Traduction : Alors assurez-vous que vous nous respectiez, ne nous admirez pas quand vous regardez les millions de selfies que nous faisons de nous-même nues ou à moitié nues. Rappelez-vous, nous faisons cela pour gagner le respect, pas l’admiration.

Il est difficile d’être débranché et de savoir que vous vivez dans une société littéralement immergée dans le féminisme. Vous y êtes sensible, vous pouvez voir les fondements et l’utilité des conventions sociales pour l’impératif féminin, mais vous savez que même en attirant l’attention sur ces conventions, vous risquez le ridicule et l’ostracisation. C’est la portée de la matrice féminine.

Ce n’est qu’un article facile à démonter écrit par un auteur qui, j’en suis sûr, est bien intentionné, mais pensez à la façon dont le fémino-centrisme imprègne aussi votre petit cercle social personnel. Combien de fois avez-vous entendu vos « amies » féminines (féministes ?), vos collègues, essayer de rebrancher les hommes sur la matrice avec l’un des aphorismes que j’ai traduit ci-dessus ? 


Source : « The Code in the Matrix » publié par Rollo Tomassi le 2 mars 2012.

Illustration : Markus Spiske