La vie d’une femme carriériste.

La plupart des femmes « carriéristes » sont forcées de faire un choix inconfortable dans la vie. En général, les femmes de ce type ont décidé de poursuivre une carrière au lieu de prendre soin d’une famille, et pour certaines, au départ, il y avait déjà un dédain « enseigné » pour la vie de famille, il ne faut surtout pas être « piégée » dans une « vie domestique ». Certaines ont confiance dans ce sacrifice, et d’autres non. La plupart des femmes carriéristes ont avalée l’idée trop commune qu’elles pouvaient « tout avoir », un carrière « enrichissante », une famille, et un mari qui a également une bonne carrière, tout aussi intellectuel qu’elle, qui respectera ses choix, et qui partagera les devoirs domestiques. C’est bien évidemment la nouvelle image du rêve américain pour les « égalistes » / égalitaristes. Et comme chaque femme, les femmes carriéristes viennent, à un moment donné, à réaliser que ce rêve est faux, parce que les sacrifices nécessaires pour atteindre cette fantaisie compromettent eux-mêmes l’objectif…en lui-même. 

Chronologie d’une femme carriériste. 

A l’âge de 18 ans, elle a progressé à l’école secondaire, et sa mère célibataire (ou deux parents d’une famille égalitariste, c’est rarement un père célibataire) l’a/l’ont élevé à croire qu’elle peut aller loin, et grâce à l’aide financière disponible uniquement pour les femmes et/ou les économies que ses parents ont prévu pour qu’elle puisse concourir dans un « monde d’hommes », elle est prête pour l’université. Ce n’est pas une mauvaise chose pour une femme qui connaît les futurs sacrifices qu’elle est sur le point de faire, et si elle est réellement prête à relever les défis de l’université et d’une carrière professionnelle « prometteuse ». 

A l’âge de 24-26 ans, elle a obtenu une maîtrise, peut-être même un doctorat vers 28 ans. Le plus souvent, c’est une maîtrise, et avec cela, l’attente d’être respecté dans le monde professionnel. 90 % des femmes carriéristes obtiennent un diplôme d’études supérieures en psychologie, en journalisme ou dans la communication. Cela ne veut pas dire que certaines ne recherchent pas de carrières en droit, en médecine ou en affaires, mais elles sont beaucoup moins nombreuses. Indépendamment de ses études, ses attentes sont les mêmes que ses pairs – une fois dans le milieu de travail, elle sera récompensée et respectée en fonction du mérite. Malheureusement, dans le monde professionnel, les choses ne se passent pas aussi bien que ce qu’en disait son « professeur d’études féministes ». Elle découvre que pour réussir, elle est également tenue d’être « responsable », en tant que professionnelle, et plus d’une fois, elle découvre que ce n’est pas toujours « récompensant ». En fait, cela implique beaucoup de rejet et beaucoup de travail acharné au sacrifice de la vie personnelle et des relations personnelles.

A 30 ans, elle voit que les copines avec qui elle est allé à l’université sont mariées, et sont peut-être même en train d’avoir leur deuxième enfant. Elle s’accroche toujours à l’affirmation que son choix exige des sacrifices, mais elle ne peut pas comprendre pourquoi elle n’a pas encore « tout obtenu » maintenant. Elle est célibataire ou peut-être même divorcée à ce stade, mais elle est toujours à la recherche de cet homme « professionnel et intellectuellement égal » que le féminisme lui a vendu, mais les choses n’ont pas tout à fait fonctionné de cette façon. La plupart des hommes de son âge n’ont pas l’intelligence qu’elle demande, ou bien ils n’ont pas le statut qu’il faut, dans leur carrière. Les hommes qui ont réussi et qui sont matures ne s’intéressent pas à elle puisqu’elle fait pâle figure par rapport aux jeunes femmes de 22 ans que ces hommes matures et ayant réussi semblent préférer. 

A 35 ans, elle a construit un beau parcours, mais à ce stade, elle n’a absolument aucune perspective pour construire une famille. Elle aime lire les articles dans les magazines féminins qui la confirment dans ce qu’elle pense – à savoir que les hommes du même âge sont « juvéniles » avec des « égos fragiles », et ne veulent s’impliquer qu’avec des femmes de 20 ans parce qu’ils se sentent « menacés » par les femmes qui osent s’affirmer les égales des hommes. La vérité étant plutôt que les hommes qu’elle considère comme ses pairs, les hommes de 35 ans, ne sont plus juvéniles à cet âge, ils sont plutôt dans le calcul : ils ont généralement une meilleure compréhension de ce qui leur plaît et de ce qui leur déplaît, ils ont déjà fait quelques tentatives infructueuses, et ont appris comment le jeu de séduction fonctionnait, à un degré plus ou moins grand. Cela s’applique en particulier aux hommes qui ont fait carrière et qui ont le même statut, ou un statut supérieur à elle, dans la mesure où ils peuvent se permettre de choisir les femmes avec lesquelles ils s’impliquent dans une relation. Ces hommes sont conscients que la personnalité d’une femme carriériste de 35 ans a été façonnée par 12 à 15 ans de propagande « vous pouvez tout avoir », et ils sont conscient que ce genre de femme n’est pas une bonne candidate pour fonder une famille, car ils savent très bien, et même trop bien, les sacrifices et les responsabilités nécessaires pour atteindre un statut élevé. Un homme qui a fait carrière voit rarement une femme qui a fait carrière comme un bon choix de partenaire, non pas parce qu’il se sent « menacé » par son statut à elle, mais parce qu’il a travaillé avec ce genre de femme dans le monde du travail, qu’il les connaît, et qu’après 35 ans, il veut donc naturellement se tenir à l’écart de ce genre de femmes. 

Les hommes ne se soucient généralement pas du montant d’argent qu’une femme gagne, ou de ce qu’elle fait pour gagner cet argent – ce n’est tout simplement pas un facteur d’attraction pour nous – nous ne prenons pas le statut social ou la richesse d’une femme en considération ; tout ce qu’il faut, c’est qu’elle soit belle et sexy. C’est cela, la condition qu’un homme requiert pour de l’intimité : l’attraction physique, la disponibilité sexuelle. Elle doit être « bonne » – qu’elle gagne énormément ou qu’elle vive dans la pauvreté n’est pas pertinent. Les maris des femmes riches doivent encore être excités, mais tout l’argent du monde ne sera pas un aphrodisiaque. 

Le statut social, la richesse, et les autres formes de « récompenses » qui résultent de la vie « professionnelle » sont des conditions d’attraction que les femmes exigent des HOMMES. Il ne s’agit pas de dire que les femmes ne recherchent pas également un homme physiquement attrayant, mais il s’agit de dire que les femmes ont beaucoup plus de critères pour les hommes que les hommes en ont pour les femmes, et ces conditions sont fondées sur des caractéristiques qui doivent prouver qu’un homme est un bon fournisseur pour la femme et pour la progéniture. Ces caractéristiques masculines (ou parfois seulement, le fait qu’un homme puisse raisonnablement atteindre ces caractéristiques) sont définies par les femmes comme ayant de la valeur pour elles, et sont dès lors qualifiées d’attrayantes. Assez attrayantes pour faire en sorte qu’un tel homme mérite d’être poursuivie par plusieurs femmes, qui n’hésiteront pas à entrer en concurrence pour un tel « prix ». Les femmes définissent ce qui est masculin, elles définissent quels traits masculins ont de la valeur pour obtenir de l’intimité. Les hommes définissent ce qui est féminin, ils définissent quels traits féminins ont de la valeur pour eux, et quels traits méritent de l’attention. 

La foule des « femmes d’aujourd’hui » aime utiliser une sorte de « pseudo-peur » que les hommes seraient censés ressentir devant une femme « carriériste », et les femmes aiment dire que les hommes devraient avoir honte d’eux-mêmes pour fonder leur attirance surtout sur le physique. Il s’agit d’une sorte de mensonge que les femmes aiment se raconter à elles-mêmes et entre elles : les hommes devraient redéfinir leur propre attirance en fonction de ce que les femmes trouvent attrayant dans le masculin.

C’est l’atteinte excessive de l’impératif féminin – tenter de contrecarrer les prédispositions biologiques des hommes en les convainquant de ce qu’ils devraient trouver attrayant et stimulant chez les femmes. Cela devient d’autant plus ironique lorsqu’on considère que l’impératif féminin souhaite que les hommes deviennent attirés par une version masculinisée des femmes. 

Les femmes carriéristes aimeraient que les conditions d’attraction des hommes soient fondées sur le statut professionnel (richesse), le mérite individuel et/ou divers aspect de l’intégrité personnelle des femmes, ainsi que toute une liste de qualités ésotériques, mais ces femmes carriéristes ne font que lutter encore et toujours contre l’impulsion de base des hommes – « une femme doit être bonne ! ». Si une femme est attirante, je veux dire – vraimentattirante – un homme est plus qu’heureux d’être son partenaire, indépendamment des revenus comparatifs, c’est juste la cerise sur le gâteau pour nous : si une femme magnifique s’avère être aussi riche, c’est un plus ! C’est peu analogue au fait qu’une femme épouse un homme riche qui, de surcroît, s’avère être aussi beau, et amusant au lit. 

La plupart des femmes se plaignent de la même chose : les hommes ont tendance à voir les femmes comme des objets sexuels. Mais les femmes ont tendance à voir les hommes comme des objets de réussites, des objets sociaux, des objets économiques. Le problème avec cette mythologie de la « femme carriériste », c’est que ce sont des femmes qui veulent devenir des objets de réussite elles-mêmes, mais la nature continue à confondre leurs efforts.  

Maintenant que tout cela est dit, il faut reconnaître que si le choix d’une femme est d’entrer dans le monde des affaires et de poursuivre une carrière au même titre que les hommes, alors c’est super pour elle. Super, vraiment, vas-y ma fille, tant que tu comprends les responsabilités que cela implique. Les femmes doivent toutefois aussi comprendre que ce sont les hommes qui définiront ce qui est attrayant pour eux, ce ne sont pas les femmes qui définissent ce que les hommes trouvent attirant, ni les femmes carriéristes, ni les femmes tout court. 


Source : « Timeline of the Professional Woman » publié par Rollo Tomassi le 13 décembre 2011.

Illustration : Marek Levak.