Le concept de « valeur prolongée » sur le marché sexuel.

Je laisse la parole à Roissy pour synthétiser : 

Merci, Mark Zuckerberg, pour avoir créé la plus grande machine à comparer les époques que les hommes n’ont jamais connu. Je ne suis pas un grand fan de Facebook d’un point de vue masculin, mais si cette application possède un bon aspect, c’est qu’elle montre aux hommes, de façon concrète et par des constats frappant, la façon dont la valeur sexuelle des femmes décline avec le temps. C’est un constat pratique parce que les femmes que l’on prend comme sujet de cette expérience sociale sont généralement celles qu’on connaît personnellement depuis des années. 

Je suis entré dans ma vingtaine au début des années 90, bien avant qu’internet devienne grand public. Je me souviens très bien des femmes que je baisais à l’époque, et de celle qui n’en avaient rien à faire de moi. Maintenant, je les vois 20 ans plus tard grâce aux réseaux sociaux, et chacune d’entre elle est juste ravagée par le temps et par le mode de vie qu’elles ont adopté. J’ai accepté des « demande d’ami » venant de femmes qui, de mémoire, étaient il y a 20 ans totalement belles, coquettes, magnifiques, et tout cela est brisé quand je vois les photos d’elles dans leur fin de trentaine, début de quarantaine. Et puis je prie Dieu, et je le remercie d’avoir fait en sorte que je ne m’enchaine pas à des vaches comme ça, malgré mon terrible désir, à l’époque, de me mettre et de rester en couples avec elles. 

Prenez une minute pour apprécier cette information : nous sommes vraiment la première génération d’homme à posséder un tel coutil comparatif si pratique. Il fut un temps où un homme pour sortir (ou non) avec une fille qu’il adorait, et il pouvait ne plus jamais la revoir. Les jeunes hommes entendent souvient cette sagesse : « les femmes ne sont rien dans le grand ordre des choses, elles vont et viennent dans une vie, qui sait laquelle représente l’Amour avec un grand A ». Sauf que maintenant, les hommes plus âgés qui donnent ce genre de conseils ont un outil pour prouver et souligner leur sagesse, et les femmes ont de bonnes raisons de se lamenter sur cette vérité laide et démontrable. 

J’avais pensé à ce sujet il y a quelques mois, mais Roissy résume assez bien mes pensées. Cependant, une chose que je n’aurai pas pu expliquer et à laquelle je n’avais pas pensé, c’était les réponses féminines inévitable sur ce genre de sujet, tel qu’on peut en trouver un exemple ci-après : 

« C’est toujours un plaisir quand vous nous voyez vieillir et perdre de la valeur, n’est-ce pas ? Si vous fait sentir mieux dans votre peau… » (Commentaire de « Maya »). 

Je comprends parfaitement la raison pour laquelle les femmes pensent que les hommes qui parlent de ça sont des hommes mesquins. Le solipsisme inné des femmes les prédispose à penser que parler de la baisse tendancielle de leur valeur sur le marché sexuel revient à les attaquer, elles, personnellement. Lorsqu’on investit son Ego dans ses croyances, cela fait nécessairement ressortir ce genre de défense. Ce n’est vraiment pas ce que j’avais en tête quand j’ai écrit ça.

J’écris principalement pour le bénéfice des hommes, mais je pense que les femmes peuvent apprendre quelque chose aussi. En écrivant ceci, mon intention était de fournir aux hommes une perspective globale sur leur valeur prolongée sur le marché sexuel, par rapport à la valeur prolongée des femmes sur ce même marché. Naturellement, les femmes verront cela comme un affront personnel parce que cela présente leur stratégie sexuelle sous un jour négatif, mais pensez aussi à l’homme beta qui lutte avec des pensées suicidaires parce qu’il pense qu’il vient de perdre son « âme sœur » suite à une rupture, à 19 ans. Nous vivons peut-être dans un monde dominé par le féminin, mais parfois, notre bien-être émotionnel, voir même notre propre survie, dépend de notre résistance aux influences féminines. Comme je l’ai dit, je crois que Facebook, et la plus grande partie des médias sociaux, sert la dynamique de l’impératif féminin – attention, affirmation (de soi), voyeurisme, commérages, etc. – mais si vous dites, comme je le fais, que les médias sociaux peuvent permettre à un homme de voir le monde sous un angle plus masculin et plus positif pour lui-même, alors vous serez attaqué et moqué. 

Il est facile de dire à un homme qu’il a esquivé une balle dans le grand destin cosmique des choses, mais c’est une chose très différente de lui montrer la balle qu’il a esquivé. Malgré tous les désavantages de Facebook, on peut reconnaître que cela, au moins, lui permet de voir les choses plus clairement, mais ça, le féminin ne peut pas se le permettre. Vous devez rester idiot, imbécile, muet et aveugle, vous devez rester connecté à la matrice, car cela permet à l’impératif féminin de maintenir sa primauté. Pour tous les avantages d’un monde connecté à l’échelle mondiale, l’impératif féminin s’attend à ce que vous acceptiez aussi une normalisation du monde centrée sur le point de vue féminin, et celui-ci uniquement.


Source : « Protracted SMV » publié par Rollo Tomassi le 12 décembre 2011.  

Illustration : Kristina Paukshtite.