Pardon.

S’excuser pour des manques en séduction n’est pas de la séduction. 

Un mauvais service que la plupart des hommes se rendent à eux-mêmes est cette tendance à l’autodépréciation dont ils se servent pour engendrer de l’intérêt chez une femme, en essayant d’en appeler à sa sympathie. 

Exemple (posté avec permission) :

Objet : Mes excuses, je suis un idiot. 

Message : En fait, je voulais t’appeler et te parler ce soir, mais je viens d’emménager dans mon nouvel appartement aujourd’hui et j’ai perdu la notion du temps, et maintenant minuit est déjà passé. Quoi qu’il en soit, j’étais un idiot complet la dernière fois qu’on a parlé. J’ai pensé à ce que tu m’as dit, et j’ai vraiment été nul ces derniers temps. Je repense à notre première série de « rendez-vous », et je me rends compte à quel point j’étais ennuyeux. Ce n’étaient pas vraiment des « rendez-vous », je voulais trop t’impressionner et paraître comme quelqu’un de mature (mauvais choix de mots, mais je ne savais pas ce que je faisais), je n’étais pas moi-même. Quoi qu’il en soit, je me rends compte maintenant que j’ai besoin de remettre ma vie en ordre et de commencer à m’amuser de nouveau dans ma vie. C’est pourquoi j’étais constamment dans une stupeur ivre durant les deux dernières semaines. 

J’espère qu’on pourra recommencer à traîner ensemble, parce que j’apprécie vraiment ta compagnie. Mais je te promets que si nous le faisons, je boirai, je me détendrai, et je ne serai pas un tel connard. Je promets aussi de ne plus envoyer des messages débiles. Je déteste quand les gens me font ça, dont je peux seulement imaginer à quel point je paraissais comme un connard en faisant cela moi-même. 

Allen. 


Il s’agissait d’un email réel qui m’a été transmis par une jeune femme que je conseille après qu’elle ait rejeté ce type au bout de trois rendez-vous, et c’est l’un des nombreux emails et de texto que j’ai vu maintes et maintes fois avec les femmes. Il s’agit d’un exemple classique de la façon dont les hommes ont recours à la tactique de l’autodépréciation afin de provoquer une sorte de réaction de pitié chez les femmes, afin que celles-ci se disent « OK, je comprends » et leur laissent une deuxième, voir une troisième ou une quatrième chance. 

Il s’agit d’une manifestation directe d’un phénomène de conditionnement social par lequel les hommes sont conditionnés à reconnaitre leur faiblesse, car en se « confessant », ils pensent qu’ils vont susciter de l’attraction (puisqu’ils croient – à tort ! – que ce procédé leur permettra de passer pour un « homme qui n’est pas comme les autres hommes », et qu’ils sont donc uniques) … « Tu vois ? Je suis vraiment un gars sensible, introspectif, et prêt à faire face à ses propres défauts de caractère, s’il te plait, aime-moi ». 

Règle de fer de Tomassi #9

Ne vous dépréciez jamais, en aucune circonstance. C’est un « baiser de mort » que vous vous donnez à vous-même, et c’est l’antithèse de la mentalité qui consiste à se percevoir soi-même comme le prix à gagner. Une fois que vous vous êtes présenté, et que vous êtes reconnu, comme un idiot, un imbécile, un maladroit, un imparfait, il n’y a plus de retour possible vers la confiance avec une femme. Ne faites jamais appel à la sympathie d’une femme. Ses sympathies sont données par sa propre volonté, jamais quand on l’y oblige – les femmes méprisent l’obligation de sympathie. Rien ne tue l’excitation comme la pitié. Même si vous ne vous considérez pas vous-même comme sérieusement pathétique, cela ne sert jamais votre meilleur intérêt de vous peindre comme pathétique. L’autodépréciation est un outil malavisé pour un homme beta, et ce n’est pas quelque chose qui viendrait à l’esprit d’un homme Alpha. 

Les gens semblent être confus sur la façon dont l’autodérision fonctionne vraiment. Je ne suggère pas qu’un homme doive se prendre au sérieux au point de ne pas pouvoir rire de lui-même ; en fait, une tactique brillante est de se présenter avec un sens dominant et ambiant de gravité, puis de rire à ce tout ce qui peut vous éloigner de ce sens de gravité. Rien ne plait plus à une femme que de penser qu’elle seule peut briser votre coquille et vous faire trouver de l’humour en vous-même. Cependant, la véritable autodérision est auto-initiée. En ce sens que l’autodérision envoie le message suivant : « Je suis parfois maladroit, mais je vaux la peine d’être connu », soit un sens apologétique de dérision. Il y a une différence marquée entre être pathétique et être capable de rire de soi de bonne foi.

Je ne préconise pas aux hommes de ne jamais admettre leurs erreurs ou de reconnaître leurs torts, vous devriez vous excusez dans certaines situations données en fonction des conditions et le faire de manière appropriée, cependant, l’autodépréciation est un schéma mental totalement différent. L’humilité est une vertu (jusqu’à un certain point), mais ce n’est pas une vertu qu’une femme que vous désirez appréciera de la manière dont vous aurez envie, et même, elle le comprendra dans le sens inverse que celui auquel vous pensez. L’humilité vertueuse ne remplace pas la confiance en soi. Si vous êtes déjà impliqué avec une femme, elle peut développer un sentiment d’appréciation, mais encore une fois, il vous appartient de ne pas troquer votre confiance avec votre capacité à vous excuser pour les fautes que vous avez pu commettre. Quand une femme vous teste sur cet aspect, et qu’un homme se soumet par l’autodépréciation, c’est un grand dommage qui est infligé à la relation qui peut difficilement être réparé. Admettre la faute n’est pas une force qui inspire les femmes, car c’est toujours une faute. C’est peut-être la chose honorable, nécessaire, véridique à faire, mais ne croyez pas un instant que les femmes vous apprécieront davantage dans la confession de la faute.

Cela dit, la véritable autodépréciation est omniprésente. Les hommes contemporains sont devenus tellement imprégnés de dépréciation et de « ridicule typiquement masculin » par les médias populaires que cela semble un moyen normal d’attirer les femmes. Le message est : « les femmes aiment les hommes qui se moquent des hommes ». Ainsi, vous devez être hyper-conscient de cela et le désapprendre. Vous devez vous rattraper au milieu de la phrase, pour ainsi dire. Les femmes opèrent dans la sous-communication et lorsque vous admettez manifestement un manque de confiance en vous-même ou en votre sexe, vous pouvez aussi bien vous-même vous rejeter. C’est une forte impression que vous ne récupérerez pas facilement, si jamais vous y parvenez. Les femmes veulent un homme compétent, confiant, décisif dès le départ, pas celui dont l’image de soi est celle d’un idiot complet ou même d’un idiot partiel. Le stéréotype du gars excentrique, mais aimable, qui se faufile dans le cœur d’une femme peut fonctionner pour les comédies romantiques, mais pas dans le monde réel. Je dois également ajouter que lorsque vous devenez hyper-conscient de cela vous pouvez également le tourner à votre propre avantage lorsqu’un concurrent vous attaque ou lorsque vous êtes en train de draguer une fille avec un petit ami auto-dépréciatif (ou un prétendant qui ne s’aime pas lui-même). Il est trop facile de renforcer la mauvaise estimation qu’une fille éprouve pour un gars comme celui-ci, en confirmant secrètement la demoiselle qu’elle a raison de ne pas l’estimer, tout en jouant sur votre propre confiance et sur votre valeur.

Tout cela ne veut pas dire qu’il est faux de reconnaître vos propres faiblesses et de comprendre quand vous avez tort. C’est tout simplement la façon dont vous vous y prenez pour y remédier, c’est le but Il y a beaucoup de façons d’assumer les responsabilités d’une faute qui ne relèvent pas de l’autodépréciation. La façon la plus simple est d’adopter toujours l’attitude selon laquelle vous êtes « de mieux en mieux tout le temps ».Cette mentalité favorise la confiance et projette l’ambition, tandis que l’autodépréciation trahit le message suivant : « s’il vous plaît, pouvez-vous m’aimer ? ». 


Source : « Sorry » publié par Rollo Tomassi le 16 novembre 2011.