Habituez-vous aux hommes odieux et agressifs et aux femmes frivoles et inconstantes.

Je déteste vraiment quand je poste un commentaire décent sur un blog et qu’il est enterré parmi plus de 700 messages provenant de personnes qui ne cherchent qu’à s’auto-convaincre du bien-fondé de leurs croyances. Tel a été le cas sur ce site, que les femmes trouvent agréable, faites un commentaire et vous obtiendrez des tonnes de commentaires inutiles. Le sujet ? Est-ce que les hommes se comportent comme des salauds afin de pouvoir se mettre en couple. Intéressant, n’est-ce pas ? En passant, est-ce que quelqu’un est vraiment surpris par le fait que ce sont maintenant les femmes qui reçoivent de la reconnaissance publique pour avoir décrit les principes psychologiques et sociologiques qui définissent les rapports hommes/femmes, alors que ce sont ces mêmes principes qui ont été découvert, théorisés et conceptualisés par la manosphère voilà près de 10 ans maintenant ? 

Bon alors, les gars agissent comme des connards pour entrer dans une relation ? Mesdames, habituez-vous à l’idée que les hommes que vous considérez viables pour une relation monogame vont se comporter comme des salauds. C’est la réaction logique pour un homme qui n’a rien obtenu lorsqu’il se comportait comme un « mec gentil » et qui a courageusement expérimenté un comportement d’odieux connard, pour découvrir finalement qu’il était plus souvent récompensé par de l’intimité et de l’attention provenant des femmes. Et messieurs, habituez-vous à plus de femmes frivoles et inconstantes, c’est une dynamique symbiotique qui se perpétue entre les deux sexes. 

[Note Trois Etendards : avant de continuer, permettez-moi de définir avec plus de précision ce que j’entends par les termes « frivoles et inconstantes » en ce qui concerne les femmes : il s’agit de femmes qui n’éprouvent aucun remord à ne pas donner suite aux invitations d’un homme avec lequel elles ont pourtant commencé un début de jeu de séduction. Exemple : après une première rencontre réussie, et alors que tout laisse à penser à l’homme qu’un premier vrai rendez-vous suivra, la femme ne donnera jamais de nouvelles. Après une belle conversation sur une application de rencontre, plus aucun message ne sera échangé. Après une drague réussie, quel qu’en soient les circonstances, aucune suite ne sera donnée]. 

Je ne vois vraiment pas comment cela est choquant, les femmes obtiennent les hommes qu’elles créent. Je pense que Roosh a assez bien résumé cette dynamique dans son article :

L’inconstance et la frivolité atteindront des proportions épidémiques chez les femmes. 

La culture occidentale enseigne aux jeunes à jeter un coup d’œil sur le terrain et à analyser soigneusement toutes les options disponibles avant de prendre une décision, ou tout simplement à ne pas prendre de décision du tout. Par conséquent, les rendez-vous prévues plus d’un jour à l’avance seront rares. Il n’y aura plus aucun concept lié aux idées de « tenir sa parole », « être honorable », « se présenter ou agir avec respect ». Tout le monde sera à la recherche de son propre intérêt. Dans le passé, lorsque vous draguiez dans les bars et boîtes la nuit, vous deviez rester près de la fille qui vous intéressait pour éviter qu’elle ne change d’avis ou vous abandonne, afin d’être sûr de conclure, aujourd’hui, vous devez la baiser. Pour avoir un premier rendez-vous, vous devez déjà avoir eu un coup d’un soir avec elle. C’est la seule façon que j’ai trouvé qui diminue la « frivolité » à un niveau acceptable dans le climat d’aujourd’hui. Si je ne suis pas sorti avec la fille, ou pire, si je ne l’ai pas embrassée, les chances que j’ai de la revoir sont loin d’être assurées. La (très sale) vérité du jeu est la fréquence avec laquelle les femmes vous abandonnent pour un oui ou pour un non sans aller plus loin (le fait de ne pas donner suite), et ce phénomène se produit à un tel niveau, à ce point frustrant, que je suis certain que de plus en plus d’hommes vont se transformer en homosexuels ou recourir à des poupées sexuelles à propos de cela. Ce seul phénomène éliminera du marché sexuel de nombreux hommes qui ne peuvent tout simplement pas gérer la frustration ou le rejet. Pour réussir dans ces conditions, il faut vraiment en avoir envie.

Gardez à l’esprit que Roosh pronostique tout cela en fonction des tendances actuelles et des résultats prévisibles. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est l’idée même que même si à la première rencontre vous embrassez une fille, vos risques sont tels que près de la moitié des femmes ne donneront pas suite pour un premier rendez-vous. Seul un coup d’un soir permet de verrouiller vraiment un premier rendez-vous, et cela est en train de devenir une norme aujourd’hui. 

Je voudrais ajouter des facteurs atténuant l’effet d’abandon : l’âge / le niveau de maturité d’une femme, la valeur sexuelle / sociale d’un partenaire potentiel, la région géographique et les interactions sociales qui la caractérise, mais ces facteurs sont de faible importance. En général, les hommes et les femmes vont être à la recherche d’une situation aussi idéale que leur condition leur permet d’atteindre, mais en dépit de cette recherche d’optimum, les femmes vont éliminer les hommes par défaut, comme si c’était banal, en se contentant de ne jamais répondre, de ne jamais relancer, de s’excuser sans cesse pour ne pas venir à un rendez-vous. En tout cas, c’est suffisamment banal pour que cela devienne une plainte de plus en plus récurrente chez les hommes. 

S’éloigner stoïquement ou voir ailleurs ne suffit pas. Vous n’allez pas donner une leçon à une femme qui a six hommes qui n’attendent qu’un geste de sa part pour la séduire (ou du moins, elle s’imagine qu’ils sont au moins six, grâce au réseaux sociaux), dans la mesure où ces six hommes sont tous parfaitement disposé à subir des inconstances de caractère s’ils pensent que cela peut leur donner une chance de baiser. 

L’idée que je trouve également intéressante, c’est celle qui consiste à croire qu’un coup d’un soir induit nécessairement une proposition de premier rendez-vous réel qui aura effectivement lieu. Cette idée ne convient pas aux hommes moyens et aux chevaliers blancs parce qu’une première nuit passée à coucher avec quelqu’un est un évènement qui est trop éloigné de leur réalité. Cependant, maintenant, la vraie question consiste à savoir quoi faire pour obtenir un premier rendez-vous. 

« Rollo, j’en ai marre de toutes ces prostituées de l’attention, comment puis-je réduire leur frivolité et leur inconstance ? » – Baisez-là la nuit où vous la rencontrez ! 

Maintenant, prenez tout ça à l’extrême comme le fait Roosh, en insistant sur le fait que si un homme embrasse une femme lors de la première rencontre, les chances qu’elle s’évapore et ne donne pas suite sont quand même importante, et vous pouvez commencer à voir les larmes jaillir des yeux des hommes frustrés et de ceux ayant peu de valeur, car ils pensent porter sur leurs épaules le poids de toute la cruauté du monde. La barre vient de se mettre encore plus haut pour les idiots car ils commençaient à penser que le jeu pourrait être leur panacée.

À mesure que la technologie s’élargit (les réseaux sociaux par exemple) les femmes trouvent de nouvelles contrées pour satisfaire leurs envies d’attention. Elles vivent de plus en plus dans le virtuel et non dans le réel, et trouver une capacité à vraiment se connecter avec elle devient difficile. À l’avenir, le jeu de séduction va devoir développer des moyens de percer ce phénomène et de laisser une impression durable dans le « monde réel ». Selon les circonstances, un coup d’un soir dès le soir de la rencontre devrait laisser une impression durable, mais cela illustre le point le plus important : le fait que les femmes sont de moins en moins réceptives à rien de moins qu’un choc suffisamment immédiat à leur terne sensibilité. Une femme qui ne donne pas suite à un homme n’en est pas plus préoccupée que s’il elle avait ignoré une notification sur Facebook. C’est le quotidien maintenant, tandis que dans le même temps, elle reçoit un renforcement positif de n’importe quel nombre de sources virtuelles en ligne.


Source : « Get used to Jerks and Flakes » publié par Rollo Tomassi le 1 novembre 2011.

Illustration : Alexander Krivitskiy.