Quitteriez-vous votre copine si elle grossissait ?

Il semble que le sujet de la semaine dans la communauté a été… (comment dois-je formuler cela ?) … les femmes de… « plus grande circonférences » … et leurs attitudes étrangement disproportionnées à revendiquer des « droits à », en raison de la culture populaire qui vise à rendre les « corps » magnifiques quel que soient leurs états. 

Je donne généralement un grand nombre d’explications sur toutes les conditions que les femmes demandent aux hommes de remplir afin que celles-ci accordent leur intimité à ceux-ci. Roissy a codifié cela comme la « liste des 436 points de contrôles », mais j’ai juste tendance à distiller la liste des critères que les femmes requièrent chez un homme pour que celui-ci soit considéré comme « acceptable » pour son intimité. L’homme doit être attrayant, attirant, grand, bien employé (ou avoir le potentiel de l’être), il doit avoir un statut (certains disent « pouvoir »), être attentionné, sensible, drôle, instruit, pas trop dominateur mais un peu quand même, décidé, confiant, être à l’écoute, etc. La liste est sans fin. 

Cependant, j’ai rarement la chance de m’expliquer sur la seule et unique condition que les hommes requièrent pour leur intimité – l’attraction physique. Elle doit être « bonne ». Les hommes commentent rarement des sujets de forum en cherchant des conseils pour draguer des 2/10 ou des 3/10 – ils commentent des articles qui concernent des 7/10 ou des 9/10. Cela dit, la condition de l’homme lui-même est aussi très importante, comme l’est ce qu’il est en droit de « réclamer ». Si l’on ne tient pas compte du jeu de séduction, la capacité individuelle des hommes à attirer des femmes est basée sur un certain nombre de critères (dont leurs propres apparences) en corrélation avec leurs propres conditions physiques – en d’autres termes, les hommes gros seront limités dans leurs capacités à attirer des femmes exceptionnellement minces, et ceux qui y arriveront quand même parce qu’ils remplissent d’autres conditions que les femmes demandent (le plus souvent la richesse) seront quand même entravés dans leurs capacités à maintenir un niveau d’intérêt continu chez la femme, le désir authentique, l’excitation, la passion. 

La même situation vaut pour les femmes, mais ici, il y a des exigences beaucoup plus élevées pour maintenir une attirance physique. La seule condition qu’exige un homme, c’est que sa copine reste attrayante, et dans une plus large mesure, qu’elle reste sexuellement disponible pour lui. Afin de contourner cette exigence, les femmes ont maintenu une dynamique sociale pendant des siècles, qui consistait à faire de la seule exigence des hommes (le physique) leur plus grande faute. Ainsi, nous entendons par-ci par-là qu’un homme est « superficiel » s’il ne voit pas la « beauté intérieure » d’une femme. Nous sommes réprimandés, moqués, ridiculisés comme étant des êtres non-évolués lorsque nous disons que nous sommes à la recherche de la femme la plus attirante que nous pouvons nous permettre. 

« C’est ce qui est à l’intérieur qui compte » est une sorte de « mantra Disney » qui se superpose au romantisme occidentalisé et à l’amour courtois depuis la Renaissance. Et pourquoi pas ? Ce mantra fonctionne dans l’intérêt biologique des femmes, qui cherchent à se reproduire avec un mâle doué, non seulement, des meilleures gênes, mais aussi de la meilleure capacité à assurer leur sécurité et celle de leurs progénitures. Quel bien beau dicton social, qui fait honte à l’homme pour avoir des critères sexuels, tout en donnant simultanément l’avantage à la femme en termes de sélection sexuelle, lorsque celle-ci n’est justement pas à la hauteur des exigences biologiques des hommes. Les êtres humains ont de nombreuses pratiques sociales qui ont pour but latent de contrecarrer nos meilleurs intérêts biologiques évolutifs, ce mantra est l’un d’eux. 

Une remarque accessoire ici, je tiens à souligner que les deux raisons les plus courantes citées comme cause de divorce dans la culture occidentale sont le sexe et l’argent, et dans cet ordre. Les hommes se plaignent le plus souvent que leurs épouses ne sont plus dans la forme qu’elles étaient quand ils se sont rencontrés et les femmes se plaignent généralement pour des raisons liées à l’ambition de leurs époux et leurs statuts économiques. 

Tous les hommes mariés que j’ai connus m’ont toujours exprimé des sentiments partagés sur le fait que leurs femmes ne sont plus aussi disponibles sexuellement – dans la fréquence et l’intensité (c’est-à-dire la passion et le désir) – en comparaison de l’époque où ils s’étaient rencontrés pour la première fois. Généralement, cela est dû à son « laisser aller » après le mariage (ou un accouchement) et elle ne sent plus sexy, le sexe devient alors moins important pour elle, ou pire encore, le sexe devient pour elle une « chose à faire » au même titre que le ménage. Cela devient un cercle vicieux, elle s’est relâchée, le sexe diminue en importance pour elle et elle fait peu d’effort pour se maintenir physiquement, ou elle n’a pas le temps pour ça, comme elle le faisait dans sa jeunesse quand elle était motivée pour se maintenir en pleine condition physique. Et ajoutez à cela la stratégie des femmes de créer une dynamique psychosociale qui impose aux hommes d’être moins préoccupés par le physique et par le sexe, et cela peut aller jusqu’à traiter les hommes de « déviants » s’ils ne sont pas disposés à accepter cela. Son manque de désir à elle, est caractérisé comme son problème à lui. 

Il se sent, bien sûr, trompé, et passe par une phase de frustration interne parce qu’il fait face à une dynamique sociale qui lui dit qu’il est « mauvais » s’il considère que sa femme n’est plus la femme qu’il a épousé. Il s’agit de la carotte et du bâton. La libido et la condition physique de sa femme est plus qu’acceptable pendant la drague et les relations prémaritales, mais après le mariage, il se sent « roulé » et impuissant, car il ne peut même pas mentionner qu’elle devrait prendre mieux soin d’elle-même, de peur de s’entendre dire qu’il « ne l’aime pas pour ce qu’elle est mais qu’il l’aimait pour son physique ». En réalité, il est dépouillé de la seule condition qu’il exigeait d’elle, alors que ses conditions à elle demeurent, et sont même encore plus prononcées, à la lumière des responsabilités qu’il assume dans le cadre du mariage ou de la relation à long terme. 

Quelle est l’importance du rôle de l’attraction (physique) dans une relation ? La chose la plus drôle c’est que vous pouvez appliquer la même idée aux femmes en ce qui concerne le niveau de succès d’un homme. Si un homme trompe sa petite amie ou sa femme après qu’elle se soit « laissée aller » et a pris 20 kilos, l’homme est un « superficiel », mais si une femme, en toute hypergamie, quitte un homme au chômage ou qui manque d’ambition, elle est qualifiée de « prudente ». Cela dit, la définition de ce qui est « superficiel » est généralement faite par les femmes. C’est l’impératif biologique des hommes que de s’accoupler avec autant de jeunes belles femmes attrayantes que possible, alors que l’impératif biologique des femmes consiste à choisir le mâle qui est le plus capable de lui fournir sécurité et investissement parental. Mais la société féminisée (et non pas féministe) appelle un homme « superficiel » et une femme « sage » lorsque chacun joue le rôle que la nature a imposé. Donc, c’est mon conseil que nous cessions d’accepter cette épithète de « superficiel » comme une sorte de punition pour être simplement un homme.

En termes d’investissement au cours d’une vie, d’opportunités, d’ambitions, les hommes ont bien plus à perdre sur le long terme s’ils ne se préoccupent pas d’exiger le meilleur chez les femmes. C’est à vous qu’il appartient de forger votre jugement, mais en aucun cas vous ne devriez permettre qu’on vous traite de « superficiel », cela n’est qu’un moyen d’influencer vos décisions regardant qui vous « devriez » trouver attirante et qui vous ne « devriez » pas trouver attirante. En tant qu’homme, c’est votre droit d’attendre un physique maintenu chez une femme, compte tenu des sacrifices beaucoup plus grands qu’elle attend de vous. Vous la quitteriez si elle grossissait ? Oh que oui ! Vous devriez ! Est-ce qu’elle vous quitterait si vous étiez alcoolique au chômage ? Oh que oui, elle le fera. 


Source : « Would you leave if she got fat ? » publié par Rollo Tomassi le 7 octobre 2011.