Les 15 leçons de Pook. Leçon 4.

Avant Rollo, Roosh ou Roissy, il y avait Pook.

En 2001-2002, sur le forum SS, il y avait un membre anonyme qui s’appelait Pook. Il resta une énigme sur le forum dès 2004, et bien plus tard, dans ce qui allait devenir la communauté de la Pilule Rouge. Puis il disparut. 

Avant que Pook ne disparaisse d’Internet, il laissa derrière lui certaines des idées les plus fondamentales de la pilule rouge, qui ont donné naissance à de nombreux concepts que nous considérons comme acquis dans ce qui est devenu la Manosphère.

Pour beaucoup, le style de Pook était trop prosaïque. Il avait un don pour la poésie et ses publications les plus lus étaient des aphorismes et des paraboles. Cela ajoutait à son caractère mystique, mais beaucoup de lecteurs très littéraliste du forum de l’époque, et de la communauté de la pilule rouge dans son ensemble, n’ont pas eu la patience de déchiffrer ce qu’était vraiment le message de Pook.

Aujourd’hui, la plupart des membres de la Manosphère (et de l’Androsphère) n’ont aucune idée de qui était Pook ou de ce qu’il a apporté à notre discours.


Un homme se trouva en compagnie de femmes bien charmantes. Malheureusement, il y avait également en sa compagnie, de nombreux hommes qui avaient une haute estime d’eux-même. Ils étaient plus beaux. Ils avaient plus d’argent. Ils avaient plus de charme. Ils étaient mieux de tout point de vue que cet homme. 

Mais cet homme savait également qu’il avait dans son jeu des bonnes cartes, peut être pas autant que les autres gars, mais assez pour pouvoir gagner la partie. « Je serai patient, et je ne vais pas jouer tout de suite mes bonnes cartes. Laissons-les surenchérir la partie, retirons nous provisoirement. » Notez bien que ce n’était pas de l’INACTION, ou un moyen pour lui de faire traîner les choses. Il ne laissait tout simplement pas à ces charmantes créatures, ni l’opportunité de découvrir son jeu, de montrer le meilleur de lui-même, ni même le succès ou les échecs de sa participation au jeu. 

Les charmantes créatures n’avaient qu’à demander à quelqu’un de l’aide, pour qu’ils se battent tous leur montrer que chacun est mieux que l’autre. Et lorsqu’elles demandaient à notre homme quoique ce soit, il riait simplement, et continuait de cette façon. 

Les autres hommes, plus beaux, mieux batîs, perdirent l’attention de ces femmes car ils n’avaient pu retenir leur désir d’avoir une meuf. L’homme patient, n’avait qu’à choisir avec laquelle il voulait sortir, et sortait avec. 

« Je comprends à présent. » dit-il avec un sourrire, et une fille à chaque bras. 

« La patience n’est que l’expression raffinée de la confiance. » 

« Mais Pook! » s’écria le jeune homme. « Comment est-ce que patience peut être confiance? La confiance n’est elle pas l’action? En quoi la patience est une manifestation de courage, ou de l’action même? » 

« Oh, pauvre gamin! » et le Pook lui donna une claque. « Faisons appel à un Don Juan, et observons son attitude. » 

Dans un rayon de lumière, descendit un Don Juan. 

« Ecoute moi, ô Don Juan! Il y a une femme dans les parages, et des hommes se battent pour elle! Quelle est ta réaction? » 

Le Don Juan fit un haussement d’épaule et pouffa de rire. 

« Quoi?! » s’écria le jeune homme. »Ces gars vont lui piquer sa meuf, et lui il reste là, peinard, détendu.. » 

« Il est confiant, peinard comme tu dis, car il sait qu’il est un gros poisson, une grosse prise, et qu’il n’y a rien de plus simple pour lui que de sortir avec une femme. Il SAIT qu’il est le Prince. »

« Oui, mais les femmes elles, ne.. » 

« ..elles lui importent PEU! Tu dois rester focaliser sur toi-même! Les gars qui savent qu’ils peuvent se faire n’importe quelle femme, ne sont pas effrayés, ou nerveux, à l’idée que d’autres gars tentent leur chance sur elle. Il sait des choses que personne d’autre ne sait, et ne sauront sans doute jamais. En fait, il pourrait les laisser faire, pour observer, et filtrer les femmes desesperés, et stupides, afin de voir celles qui sont digne de lui même. Comme pour les muscles, ce sont les hommes qui sont réellement fort, qui savent qu’ils sont capable, qui sont silencieux, et patient. Ce sont les gars qui se la ramène tout le temps à propos de tel ou tel sujet, vantant leurs exploits, qui manquent de talent. Ce sont les plus gros chiens qui sont plus calme, et moins bruyant que les petits chiens, les petits qui aboient tout le temps comme pour montrer qu’ils peuvent impressioner, malgré la taille qu’ils n’ont pas. Ce sont les hommes patients qui controlent le monde, les impatients sont controlés par ce monde. »


Source : Fifteen Lessons.

Illustration : Tim Mossholder.