Les 15 leçons de Pook. Leçon 15.

Avant Rollo, Roosh ou Roissy, il y avait Pook.

En 2001-2002, sur le forum SS, il y avait un membre anonyme qui s’appelait Pook. Il resta une énigme sur le forum dès 2004, et bien plus tard, dans ce qui allait devenir la communauté de la Pilule Rouge. Puis il disparut. 

Avant que Pook ne disparaisse d’Internet, il laissa derrière lui certaines des idées les plus fondamentales de la pilule rouge, qui ont donné naissance à de nombreux concepts que nous considérons comme acquis dans ce qui est devenu la Manosphère.

Pour beaucoup, le style de Pook était trop prosaïque. Il avait un don pour la poésie et ses publications les plus lus étaient des aphorismes et des paraboles. Cela ajoutait à son caractère mystique, mais beaucoup de lecteurs très littéraliste du forum de l’époque, et de la communauté de la pilule rouge dans son ensemble, n’ont pas eu la patience de déchiffrer ce qu’était vraiment le message de Pook.

Aujourd’hui, la plupart des membres de la Manosphère (et de l’Androsphère) n’ont aucune idée de qui était Pook ou de ce qu’il a apporté à notre discours.


Ce jeune homme avait tout le savoir dont il avait rêvé à propos des femmes, et de la vie en général. Alors qu’un jour, il se promenait, il aperçu le Casino de la Vie. Curieux, il y entra, et approcha la première table. Un homme en costume lui remit des dés à jouer, les dés qui représentaient tous les acquis qu’il avait accumulé de ses expériences. 

« Pook! Ca y’est, j’ai reconnu ce jeune homme dont tu ne cesses de parler. C’est TOI! » 

« Hélas, je ne fais que te transmettre mes propres souvenirs, mes propres expériences, mais également, tous les enseignements que j’ai du tirer de ces échecs. Lorsque je condamne ce jeune homme, je condamne celui que j’ai été. Mais poursuivons. » 

Pook, les dés en main, observa le tapis de jeu, et vit les carrés de la victoire, ainsi que leurs récompenses. Il remua les dés dans ses mains, sachant que ce n’était pas de gagner qui comptait. « Le zeste de la vie, est le claquement de ces dés dans mes mains. » se disait il. 

Le maître de jeu lui demanda: »Monsieur Pook, combien voulez-vous miser sur ce lancer de dés? » Pook regarda ses dés. Il y’en avait trois, le dé du Talent, celui des Rêves, et celui de l’Endurance. Il regarda son tas de jetons, chaque couleur symbolisant ce qu’il possédait aujourd’hui, une couleur représentait toutes ses possessions matérielles, sa voiture, sa maison, une autre couleur représentait tous ses liens sociaux, sa famille, ses amis, et le type de jeton le plus précieux, représentait une des ressources les plus incroyable: le temps. 

Pook répondit au Maître de Jeu: »Mettez tout sur table! Je mise tout ce que je possède! » Le Maître de Jeu s’inquiéta: »Mais si vous faîtes ceci Monsieur Pook, vous pouvez perdre tout ce que vous possédez, vos tissus sociaux, et votre Temps, et donc par conséquent, votre vie. Est-ce que vous voulez toujours miser tout ça, en laissant votre Talent, vos Rêves, et votre Endurance trancher? » Tout le casino avait les yeux rivés sur Pook maintenant. Ce n’était pas coutumier de voir quelqu’un qui misait tout ce qu’il avait. 

« Je mise TOUT, et c’est mon dernier mot » répéta Pook, mélangeant les dés. Puis, riant, il lança les dés en disant: 

« Le plus grand risque dans la vie, est de n’en prendre aucun! » 

« TU peux être la personne la plus intelligente du monde, la plus rusée, la plus talentueuse, la plus persévérante, mais tu ne gagnera jamais rien en ce monde, ou avec les femmes, si tu ne risques rien. » 

« Mais Pook, j’ai PEUR du risque. Et si je perds?? » 

« Mais tu ne peux PAS perdre! Tout le monde veut définir ta vie, la modeler à leur manière. Des politiciens, à tes amis. Tout ira bien aussi longtemps que tu restera celui que tu es. Mais si tu fais quelque chose pour sortir de ta condition, tout le monde, et je dis bien tout le monde essaiera de t’en empêcher. » 

« Alors comment pouvons nous ne pas perdre? » 

« Comme dans un champ de bataille, le vaillant guerrier qui a tout perdu dans son combat est honoré. Ce n’est pas la victoire qui fait de toi un Homme, mais le combat. Il y a des gens qui par malchance, ou par malédiction, doivent en baver tous les jours, comme si ils étaient dans la merde. Ils n’ont rien à perdre, et si ils se dressent contre ça, si ils refusent de se laisser aller, et qu’ils veulent combattre cet état de fait, alors ils ne pourront que gagner! » 

« Alors risquer, c’est se battre. Alors tout ce savoir, ces leçons, sont plus ou moins, une épée, un bouclier, une armure, les armes avec lesquels on peut combattre? Et ceux qui combattent, désarmés sont plus valeureux que ceux qui reste assis, avec tout leur équipement? » 

« Oui. Le Paradis, façon de parler, est literallement un jeu de dés. Mise ce que tu as. Si tu enterres ton talent, et tes rêves, pour t’asseoir, tu recevras la colère du ciel. ‘Serviteur inutile’ te crieront-‘ils’. » 

« Mais si la situation semble impossible? Si tout semble CONTRE toi? Qu’est ce qui arrive? » 

Le Pook, invoqué pour les besoins de ce Post, commence à disparaître, pour retourner de là où il vient, et là d’où tous les Pook viennent.. »Souviens-toi.. » 

« Les opportunités sont habilement déguisés en situations parfois impossibles. »


Source : Fifteen Lessons.

Illustration : Tim Mossholder.